LES LECTURES D UNE TRENTENAIRE AVERTIE

28 novembre 2016

Mort de Bunny Munro

 

 

MORT DE BUNNY MUNRO

 

Nick CAVE

 

 

 

 

 

 

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On sait que Bunny Munro va claquer. Sa femme l'a précédé au tombeau : suicide. Que faire du temps qu'il reste? Sillonner la côte sud de l'Angleterre, vendre des produits de beauté à de jeunes mamans célibataires. Bunny prend la route et n'oublie pas d'embarquer avec lui ses drogues, ses pulsions, ses fantômes et son fils de 9 ans, Bunny Jr, un petit génie qui ne lève pas le nez de son encyclopédie.

 

 

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Ca fait un bout de temps qu'il est dans ma PAL celui-là. Je voulais lire du Nick Cave. J'étais curieuse. Pour moi, Cave, c'est un chanteur. Nick Cave and the Bad Seeds. Si vous êtes curieux, allez faire un tour sur youtube et écoutez un peu, c'est à part on va dire. Je m'attendais donc à ce que l'écriture soit également à part.

 

Je ne sais pas si j'ai été déçue ou pas. Le style, ça va, ça ne m'a pas rebuté. Je m'attendais à du vulgaire, eh bien non, c'était plutôt pas mal. Je ne sais pas si c'est bien le style Nick Cave ou si c'est le traducteur qui y a mis un peu de sa sauce, mais perso ça a été, agréablement surprise on va dire.

La vulgarité, elle était dans le personnage principal, dans ce fameux Bunny Munro. La putain de tête à claques! Le looser dans toute sa splendeur. Vous vous rappelez la série Caméra Café? Vous vous rappelez Jean-Claude Convenant? Le même! Vulgaire, inculte, obsédé sexuel. Jean-Claude trompait sa femme. Bunny n'a plus ce problème, sa femme, Libby, lui a facilité la tâche. Lassée des infidélités de son mari, de son abandon, de sa vie de merde, Libby s'est suicidée. Bunny a quand même un problème. Régulièrement, il a l'impression de voir le fantôme de sa femme... Il a un autre problème. Haut comme trois pommes, il s'appelle Bunny Junior, son fils, leur fils, qu'il trimballe partout avec lui. Sous prétexte de lui apprendre le métier (oui, bon, il a neuf ans le môme, mais faut commencer tôt leur formation aux enfants).

Tout le long du bouquin, on oscille entre deux sentiments vis à vis de ce Bunny Munro. Etre à la limite de s'attendrir devant ce père paumé et déconnecté de ce qui est finalement la vraie vie. Et être à la limite de choper le bouquin et de le fracasser contre le mur, tellement ce personnage de Bunny Munro est infect. Commercial dans les cosmétiques, il utilise son métier pour multiplier les conquêtes en devenant l'amant occasionnel de ses clientes jeunes, et en profite pour utiliser son charme ravageur de play boy de bas étage pour forcer à la vente ses vieilles clientes. En gros, il "baise" ses clientes. Au propre les jeunes, au figuré les vieilles. Il trimballe Junior avec lui, et s'en occupe sans s'en occuper, en le laissant toute la journée à lire son encyclopédie dans la voiture et en lui donnant de la malbouffe en guise de repas.

On essaie de l'aimer ce Bunny, mais il n'y a rien à faire. La femme et la mère que je suis se révoltent à chaque page. Plus Bunny est pathétique, plus j'ai eu envie de le fracasser. J'ai rarement haï un personnage comme j'ai haï ce Bunny. Et c'est ça qui m'a fait lire le bouquin jusqu'au bout. J'avais beau être révoltée, dégoûtée, être emplie de sentiments hyper négatifs à chaque chapître, je continuais ma lecture. Parce que je voulais savoir comment Nick Cave allait lui faire finir sa vie au Bunny. Suicide? (mais Bunny est-il capable d'avoir des remords?) Meurtre? (mais y a t-il un mari assez jaloux pour trucider l'amant occasionnel d'une femme au foyer ultra cheap?) Cirrhose? (car cet enfoiré picole!) ou accident? (s'il te plait, Nick, non non, pas un accident genre renversé par une voiture, s'il te plait, pas ça!). Fallait qu'il crève ce co****!!!

Je ne suis pas sûre de vouloir recommander cette lecture, tellement elle m'a mise hors de moi. Ce bouquin fait réagir en tout cas, et c'est franchement bien. On a tellement de trucs à la con genre Levy sur le marché, que quelque chose qui sort du lot, ma foi ça fait du bien.

 

 

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24 novembre 2016

Harry Potter and the Chamber of Secrets / Harry Potter et la chambre des secrets

 

 

 

HARRY POTTER AND THE CHAMBER OF SECRETS

HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS

 

JK ROWLING

 

 

hp chamber

 

 

 

 

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Harry Potter is a wizard. He is in his second year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. Little does he know that this year will be just as eventful as the last...

 

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Toujours dans une optique de lire autre chose que des indés, me voici partie sur Harry Potter. JK Rowling étant de nouveau à la mode depuis quelques temps avec la sortie du film "Les Animaux Fantastiques", j'ai eu envie de retourner voir ce qui se passait à Hogwards. Ca tombe bien, j'ai toute la collection en VO. Mon projet à moyen terme est d'acheter la collection en VF pour mes enfants, en bons vieux livres papier (encore que vu le nombre de fois où ma gamine de 16 mois me pique mon kindle, j'en arrive à me demander si je ne vais pas passer pour une vieille has-been à vouloir leur acheter du papier ^^), mais pour le moment, je n'achète pas. Donc, ben on est parti en anglais! Il a fallu s'y remettre à l'english. Je suis un peu rouillée, au départ j'ai un peu hésité/buté sur quelques mots (que pourtant je connais par coeur!), puis c'était reparti comme en 40! quel plaisir de lire en anglais.... même si il faut reconnaître que les premiers Potter ne sont pas hyper compliqués niveau vocabulaire.

 

Harry Potter nous arrive donc en 2eme année d'études de la Magie. Du moins, il essaie. Parce qu'entre son oncle Vernon qui l'enferme dans sa chambre avec des barreaux à la fenêtre, Dobby, l'elfe de maison qui essaie par tous les moyens de lui nuire, et le jour de la rentrée, le passage secret qui conduit au train d'Hogwards qui se referme au nez de Harry et de Ron, c'est pas gagné. Faut en avoir envie d'aller à l'école hein!

Et une fois -enfin!- arrivé à l'école, un nouveau mystère apparait. Qui est ce mystérieux "héritier" dont tout le monde parle? Qui attaque les élèves en les pétrifiant? Pourquoi tout le monde a-t-il peur en découvrant que Harry peut parler aux serpents? Pourquoi les araignées s'enfuient-elles à toutes pattes de Hogwards?? Et surtout, surtout, comment survivre aux cours du nouveau professeur de cours contre les arts noirs (je ne connais pas le terme utilisé en VF, en VO c'est Defence Against the Dark Arts teacher), le célébrissime Lockaert, qui se révèle hautement incompétent et limite dangereux dès qu'il essaie de toucher à quelque chose. (dans la version cinéma, le prof est joué par Kenneth Brannagh et franchement c'est bien vu, c'est l'homme par excellence pour ce rôle!) Une année qui promet bien des rebondissements!!

Bon, je ne vous raconte pas l'histoire, faut vivre au fond d'une grotte pour ne pas connaitre. L'histoire possède assez d'aventure pour garder son lecteur grand ou petit en haleine, le style est simple, le vocabulaire également, mais néanmoins, pas enfantin. Du coup, l'adulte suit l'histoire avec plaisir, et l'enfant n'a pas l'impression d'être pris pour un bébé. Franchement, j'ai hâte que mes mômes soient assez grands pour découvrir Harry Potter!

 

 

22 novembre 2016

Le portrait de Dorian Gray

 

 

 

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY

 

Oscar WILDE

 

 

dorian

 

 

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L'atelier était plein de l'odeur puissante des roses, et quand une légère brise d'été souffla parmi les arbres du jardin, il vint, par la porte ouverte, la senteur lourde des lilas et le parfum plus subtil des églantiers.


D'un coin du divan fait de sacs persans sur lequel il était étendu, fumant, selon sa coutume, d'innombrables cigarettes, lord Henry Wotton pouvait tout juste apercevoir le rayonnement des douces fleurs couleur de miel d'un aubour dont les tremblantes branches semblaient à peine pouvoir supporter le poids d'une aussi flamboyante splendeur; et, de temps à autre, les ombres fantastiques des oiseaux fuyants passaient sur les longs rideaux de tussor tendus devant la large fenêtre, produisant une sorte d'effet japonais momentané, le faisant penser à ces peintres de Tokyo à la figure de jade pallide, qui, par le moyen d'un art nécessairement immobile, tentent d'exprimer le sens de la vitesse et du mouvement. Le murmure monotone des abeilles cherchant leur chemin dans les longues herbes non fauchées ou voltigeant autour des poudreuses baies dorées d'un chèvrefeuille isolé faisait plus oppressant encore ce grand calme. Le sourd grondement de Londres semblait comme la note bourdonnante d'un orgue éloigné.

 

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J'ai lu Jules Verne après une visite au cimetière de la Madeleine à Amiens le 1er Novembre.

 

Aux alentours du 1er Novembre, il y a eu pléthore de reportages sur les cimetières parisiens, surtout le Père Lachaise. Où se trouve la tombe de Oscar Wilde. Et là, comme pour Verne, je me suis dit "pourquoi pas?"

 

Le plus connu des ouvrages de Wilde reste le Portrait de Dorian Gray. Je l'ai lu quand j'étais ado, et je me rappelle avoir bien aimé. Moi qui ai une mémoire courte, je me souvenais même des grandes lignes du bouquin, c'est vous dire si ça m'avait plu! Comme je ne connaissais pas Verne, j'ai lu Verne. Mais Wilde m'était resté en tête. Alors à peine les grandes aventures de Philéas terminées, hop hop hop, direction mes cartons de bouquins à la recherche de Dorian!!!

 

Que je n'ai pas trouvé. Soit que je l'ai donné à Emmaüs, soit que je ne l'ai jamais possédé et l'avais emprunté. Oh my god quel déchirement, ça veut dire que j'allais devoir le télécharger sur mon kindle????? Hi hi hi hi.....

 

Quelques clics plus tard, nous voici parti à lire du Wilde. Comme pour Philéas Fogg, le point de départ de l'histoire est Londres. Là s'arrête la similitude.

 

Niveau style, rien à voir. Niveau personnages, rien à voir. Niveau ambiance, rien à voir. Franchement, c'est supérieur! On a plaisir à lire ce bouquin. Même le héros, Dorian, qui est un fieffé petit con (restons polie) est attachant.

Le pitch vite fait, pour le cas où vous ne connaitriez pas (après tout, en en causant avec mon chéri, j'ai découvert que l'histoire lui était totalement inconnue. Bon, lui, faut dire que sa spécialité c'est le cinéma, pas franchement la lecture). Dorian est un tout jeune homme qui sert de modèle à un peintre, Basil Hallward. Il est sa muse. Basil adore le dessiner. Jusqu'au jour où il saute le pas et décide carrément de le peindre. Notre histoire commence donc dans l'atelier de Basil Hallward. Il papote avec son ami Henry, et de fil en aiguille, il en vient à parler de Dorian Gray, son modèle actuel. Il explique la fascination qu'il a pour le jeune homme. Henry est un homme bien moins romantique que Basil, nettement plus terre à terre. Et surtout un homme qui s'ennuie. Toute nouveauté est bienvenue, chaque nouveau sujet d'étude est bienvenu, car Henry adore sonder et cataloguer les personnes. Il demande à être présenté à Dorian. Basil refuse. Mais patatra, voilà que Dorian arrive. La rencontre entre Henry et Dorian a lieu. Et la fascination commence. D'un côté comme de l'autre. Dorian est jeune et son caractère est en cours de formation, il est avide de rencontres. Henry flaire l'éponge que peut devenir Dorian. Lequel des deux va finir par fasciner le plus l'autre?

Basil est témoin de cette nouvelle amitié. Il est jaloux, mais en prend son parti. Trop bon gars le Basil. Il termine son portrait. Il y a mis toute son âme, tout son art, toute sa passion. Le portrait est d'une fidélité absolument incroyable. Dorian, qui n'a pas mis longtemps à se retrouver sous l'influence de Henry (quelques minutes ont suffi) comprend de suite la vacuité de son existence. Il va changer, vieillir, se ratatiner, pendant que le portrait resterait à jamais d'une beauté et d'une fraicheur éblouissante. Ah, si seulement lui Dorian pouvait rester jeune à jamais, si seulement le portrait pouvait lui subir les outrages du temps et de la vie! Quel bonheur ce serait!

Il faut se méfier des voeux que l'on fait dans un moment passionné. Parfois, un ange ou un diable vous écoute et vous exauce.

 

 

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16 novembre 2016

Le Tour du Monde en 80 Jours

 

 

 

LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS

 

Jules VERNE

 

 

 

monde

 

 

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Lorsque le très anglais Phileas Fogg parie avec ses amis du Reform-Club qu’il fera le tour du monde en quatre-vingts jours, ces derniers s’esclaffent. Comment pourra-t-il mener à bien une telle entreprise ? A-t-il perdu la tête ?
Bien décidé à relever le défi , Mr. Fogg ne perd pas une minute. Le voilà qui, accompagné de Passepartout, son serviteur, saute dans le premier train pour la France. Commence alors la folle aventure : se déplaçant tantôt en paquebot, tantôt en train, les deux compagnons vont parcourir le monde et tenter d’échapper à l’inspecteur Fix, qui croit reconnaître en Fogg le célèbre voleur de la Banque d’Angleterre…

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Je manquais un peu d'idées pour commencer un nouveau bouquin. Que lire? S'engager - même pour rire - à ne pas lire d'auteurs indépendants, a priori, c'est facile, ce ne sont pas les auteurs qui manquent. Et ce ne sont pas les livres non lus qui manquent dans ma bibliothèque. Oui, mais voilà, moi, les "vrais bouquins" en papier, ben j'ai du mal maintenant. Il me fallait du dématérialisé, du kindle. Là aussi, vous allez me dire que le choix est quand même phénoménal, donc pas la peine de chouiner, que vais-je lire nom d'une pipette??!!

Et puis, le 1er Novembre est arrivé. Quel rapport me demanderez-vous? Eh bien, c'est bien simple. Moi, je suis amiénoise d'adoption, je vis en Picardie profonde depuis cinq ou six ans, mais ma famille elle est principalement en Ile de France et Normandie, je n'ai donc pas spécialement d'attache ici. A part mon chéri d'amour! Qui lui est un amiénois pure souche, fils de parents amiénois pure souche, eux même enfants de parents amiénois pure souche également. Bref, qui dit 1er Novembre dit visite aux cimetières de la ville pour rendre visite aux ancêtres de ma belle famille. Et à Amiens, nous avons le cimetière de la Madeleine, où repose Jules Verne. La star locale. Enfin, "star", c'est vite dit, parce que sur Amiens, si tout tourne autour de Jules Verne (noms d'écoles, de crèches, de rues...), il faut dire que la ville n'avait jusqu'à peu pas fait trop d'effort sur la tombe de Verne. Il fallait voir la désolation que c'était sa tombe au pépère Verne. Elle a été réhabilitée en 2014 en 2015, et ça lui a fait du bien. Bien joli tout cela à regarder. Du coup, vu que j'étais en admiration devant le boulot fourni pour la restauration, je me suis dit "et pourquoi pas?".

Donc, me voici partie à lire du Jules Verne.

Mais sans grande conviction. J'ai essayé plusieurs fois de me mettre à la lecture de 20000 lieues sous les mers, mais chaque fois, j'ai laissé tomber, le style ne me plaisait pas. L'ennui total à la lecture, bref, pour moi, Jules Verne c'était bof. Mais allez ma petite Carolyne, on a dit qu'on faisait un effort et qu'on allait lire du Verne! Laissons tomber 20000 lieues. Que lire alors? Ben tout con. Ma fille va à la crèche "Verne" du coin : "le voyage extraordinaire de Philéas". Ok, on y va, on va lire les aventures de Philéas. Taïau taïau!!

On ne va pas se mentir, cette lecture-ci, même si contrairement à 20000 lieues je l'ai finie, eh bien j'ai trouvé ça relativement rasoir. Ah ok, on voyage, ça y a pas à dire, on le fait le tour du monde, mais bof quand même. Niveau description des lieux c'est léger. Je ne connais rien de la vie de Jules Verne, a-t-il fait lui même un tour du monde ou est-il resté bien gentiment en France et ses références sont-elles purement littéraires? Je ne sais pas. Mais ce qui est sûr, c'est que les descriptions de lieux ne sont pas fantastiques. Ca ne fait pas rêver. Nous dire qu'il y a tel ou tel animal dans tel pays, sans trop savoir à quoi ressemble l'animal en question, je ne vois pas l'intérêt. Idem pour la flore. Des listes de bestiaux et de plantes vertes.

Les personnages. Philéas Fogg ne donne pas trop envie d'être connu, tellement il a l'air mou et sans vie. Aucune réaction plus haute que l'autre, flegmatique de chez flegmatique, ennuyeux à souhait. Son truc c'est de jouer au whist entre deux repas. Ebouriffants les passes-temps!  Le domestique, Passe-Partout, bon, lui est plutôt vif. Tout le contraire de son employeur. Mais avec lui, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, les gens sont tous si sympathiques. Il n'y a guère que le flic, l'inspecteur Fix, pour sortir un peu du lot, le genre un peu borné qui ne lâche pas sa proie de l'oeil.

Le style. Sans surprise vu l'âge de l'oeuvre. C'est daté. C'est vieillot. Mais ça se laisse lire...

Bref, je voulais lire, j'ai lu. Et je ne vais pas en garder un souvenir impérissable.......

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26 octobre 2016

Comment dresser votre dragon

 

 

COMMENT DRESSER VOTRE DRAGON

 

Cressida COWELL

 

 

 

 

dresser dragon

 

 

 

Harold le Viking était célèbre aux quatre coins du monde barbare. Nul n'ignorait sa capacité extraordinaire à contrôler les créatures les plus terrifiantes. On l'appelait avec respect "celui qui murmure à l'oreille des dragons".

 

 

 

 

 

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Ah, Harold Horrib IIIème du nom. Un petit gringalet, rien à voir avec une brute de viking, fils du chef des Hooligans, le chef Stoik, véritable terreur du monde barbare.

Harold. Qui préfère lire que se battre.

Harold. Qui préfère la discussion que se battre.

Harold. Finalement, viking triste à mourir!

Oui, mais Harold, il parle de dragonnais, et c'est bien pratique dans un monde où les animaux de compagnie sont plutôt des dragons que des chiens ou des chats. Dans un monde où quand une bête féroce vous attaque, c'est plutôt un dragon géant qu'un mimi petit loup ou un nounours. La discussion plutôt que se battre.

 

Notre histoire commence sur la plage. Les enfants de l'île doivent passer le rite d'initiation qui fera d'eux des hommes. Rite qui se décompose en plusieurs parties. La première : entrer dans une grotte où hibernent les dragons, prendre un bébé dragon, le mettre dans son panier (oui, comme on ferait ses courses), et sortir de la grotte, sans se faire réperer par les mamans dragonnes, sans se faire croquer, sans se faire griller, bref, sortir de la grotte vivant et accompagné. Déjà pas mal comme première épreuve hein!

Harold est ravi. Entrer à plusieurs, dans une grotte pleine de dragons, en choper un, sortir. Mouais, finger in the nose hein, surtout quand ceux qui vous accompagnent sont la fine fleur des enfants crétins bien bourrins du monde viking. Rentrer dans la grotte sans se faire repérer semble déjà bien bien bien compliqué, alors en sortir, eh ben on est pas rendu!

Si vous voulez retrouver l'univers du dessin animé, passez votre chemin. Parce qu'en fait, rien à voir. On retrouve certains personnages du dessin animé, mais pas tous, ou alors, ils n'ont pas le même nom. N'ont pas le même caractère. Rien que le dragon de Harold, c'est un tout autre dragon que l'on retrouve dans ce bouquin. Le fier et grand Krokmou, le dragon valeureux du dessin animé est ici un petit dragon, tout petit petit, limite minuscule, plutôt égoïste, qui ne s'intéresse qu'à son petit confort (manger, jouer, dormir), rien à voir avec un grand héros.

Si comme moi, vous vous doutiez que vous n'alliez pas retrouver l'univers du dessin animé, eh bien, c'est vraiment un petit bouquin jeunesse hyper sympa. Des messages simples à l'adresse des enfants (être gentil, être serviable, ne pas laisser tomber, toujours essayer, croire en soi et en ses possibilités), beaucoup d'humour, un vocabulaire un peu cracra pour amuser les garçons et faire sourire les filles. Des mots simples, et de temps en temps, un vocabulaire légèrement élaboré, histoire d'apprendre de nouveaux mots aux enfants, mis en situation pour que les enfants en comprennent le sens sans avoir à jouer du dico. Nan, vraiment, bien.

Il existe pour l'instant douze bouquins des aventures de Harold. J'ai acheté les six premiers. Pour mes enfants (oui, je sais, c'est hyper prématuré quand on songe que ma fille n'a pas encore seize mois et que mon fils n'est pas encore sorti de mon ventre!). Cela peut sembler curieux comme démarche, surtout qu'à acheter ainsi des livres sans même savoir si la lecture va les intéresser, c'est un peu hasardeux. Je pourrais me contenter d'aller acheter des livres jeunesse chez Emmaüs, ce serait bien plus économique. Mais d'un autre côté, il y a la curiosité de la lectrice compulsive qui veut se tenir au courant de ce qui se fait en ce moment. J'ai grandi avec la bibliothèque verte de mon parrain : les Six Compagnons, la série des Michel. Avec la bibliothèque verte de mon époque (du moins, encore en vogue à l'époque, parce que ça aussi ça date) : les aventures de Alice Roy, les Soeurs Parker. Un petit tour dans le rayon livres de mon supermarché m'ont laissé sur le c**! Adieu les héros de mon enfance, maintenant, la bibliothèque verte, c'est Star Wars Rebel, Slugterra, Pokémon!

J'aime bien Star Wars Rebel et Slugterra, mais d'un point de vue totalement dessin animé et "message" donné par le dessin animé, je préférais la série Dragon de Berk. Du coup je me suis laissée tenter par les aventures de Harold. Et je le répète, je ne suis pas déçue par ma lecture. Vraiment très bien! Perso, je recommande!

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17 octobre 2016

Comment dresser votre lectrice

 

 

 

COMMENT DRESSER VOTRE LECTRICE

 

par

 

MOI!!

 

 

 

 

 

Je suis une lectrice grande amatrice (amateure? euh...) de littérature indépendante. Je kiffe les auto-édités. J'adore cette impression de "lecture à part", de ne pas lire la même chose que monsieur et madame tout le monde. Les Musso et autres Levy, c'est bien mignon, mais ça ne m'emballe pas plus que cela. Alors que les auto-édités, ça c'est neuf! Ils ne sont pas obligés de reformater leurs écrits par les maisons d'édition, de faire des coupes par-ci, des ajouts par-là, les textes sont les vrais textes des auteurs. Avec leurs qualités et leurs défauts. Avec leur style brut. Et c'est ça qui est vraiment intéressant au delà de l'histoire qu'ils racontent. Une histoire peut être on ne peut plus banale, mais emmenée par un style neuf, par une atmosphère à part, cette histoire banale peut vous emporter loin.

Oui, mais voilà. Le "hic" (s'il devait y avoir un hic avec les auto-édités), c'est que nous sommes peu nombreux à les lire. En fait, ils se lisent surtout entre eux ces braves auteurs. Donc, un "non auteur" qui les lit, ça ne leur échappe pas. C'est fantastique parce qu'on peut discuter librement avec les auteurs, leur dire ce qu'on a aimé et ce qu'on n'a pas aimé, et eux peuvent vous répondre sur vos critiques. Vous donner leur point de vue et éclairer d'un jour nouveau votre lecture.

Tout ce bla-bla pour vous expliquer que.... je suis enceinte de huit mois. Et que mes auteurs fétiches ont bien remarqué qu'à ma dernière grossesse, je n'étais pas toujours bien aimable avec eux, pas très réceptive à leur hémoglobine. Après quelques discussions avec eux, j'ai admis qu'en effet, mes critiques étaient plus dirigées par mes hormones que par ma jugeote. Du coup, vu que c'est sur la fin de ma -précédente- grossesse que j'ai été la moins impartiale, la plus schroumpf grognon (moi j'aime pas!), j'ai accepté la demande (demande pour rire je tiens à le préciser, même si moi je l'ai prise au sérieux) de certains de ne pas les lire tant que je n'avais pas mis bas....

Donc chers gens qui passez par mon blog, pendant les prochaines semaines, je m'en vais lire pour votre plus grand plaisir, tout et n'importe quoi tant que ce n'est pas un auto édité...

Attendez-vous au pire!!

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16 octobre 2016

Maman

 

 

MAMAN

 

Didier FEDOU

 

 

 

maman

 

 

« Laplace conduisait les fouilles, et Lefèvre se prêta obligeamment à l'exercice, guidant les policiers, ouvrant de lui-même portes et placards, répondant à toutes les questions de Laplace. Pas de cave. Pas de combles aménagés. Pas de puits. Pas de chambre secrète.


Bien que poli et coopératif, il arrivait à mettre Laplace mal à l'aise. Physiquement, il n'exprimait pas grand chose : bedonnant, les membres courts, une tête d'ahuri, la voix traînante. Mais ce regard, fixe et intense, qui ne déviait jamais, qui ne clignait pas de paupières. Le regard attentif d'un molosse observant sa proie avant d'attaquer. Figé. Inébranlable. Hypnotique.


Après une heure trente de recherches, l'affaire était réglée. Avec un agacement perceptible, Laplace donna l'ordre à ses hommes d'évacuer les lieux.


– Avec nos excuses, monsieur Lefèvre. Merci de votre patience.


– C'est tout naturel, madame. Vous faites votre travail, je comprends.


Il la raccompagna, lui tint même la porte. Une fois sur le trottoir, Laplace avisa Lucie et Renaud, derrière les barrières canalisant les passants curieux. Ils avaient l'air inquiets et la regardèrent venir en passant à une expression d'espoir.


– Alors ? fit Lucie.


– Rien. Aucun indice. Aucun signe, que dalle.


– Mais c'est lui, j'en suis sûre !


– Écoutez, on n'arrête pas les gens sur la foi de rêves. Il faut des preuves solides, et là, j'ai perdu mon temps, vous voyez ?


– Je vous jure que c'est lui, lieutenant.


– J'aimerais bien. Sincèrement. Ça me faciliterait la vie, mais je peux rien faire de plus. Pas de preuves, pas de coupables, c'est comme ça que ça fonctionne.


Lucie serra les dents, regarda par-dessus l'épaule de Laplace, la maison décrépie. Un rideau bougea à la fenêtre du salon. Un visage rond percé de deux points noirs apparut. Malgré la distance, Lucie sentit


Est ce qu'il sait ? Comment peut-il savoir ?


la brûlure de ce regard, toute la malveillance contenue, la même aujourd'hui que dans vingt ans, quand cet homme, trop soigneux et prudent pour s'inquiéter de la police, tuerait l'enfant qu'elle portait en elle. »



Enceinte et presque à terme, chaque nuit, Lucie rêve à un jeune homme qui se fait assassiner. Jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'il s'agit de visions médiumniques envoyées par son enfant...

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Courte nouvelle sortie en août 2015... Lue en septembre 2016... Oui, pour changer, je lis à vitesse grand V ce que je mets dans ma PAL. Encore heureux les auteurs n'attendent pas après moi pour faire leur promotion, ils crèveraient de faim les pauvres!

Donc, tiens, encore du Fédou. Oui, ben j'aime bien moi. Pis comme le bonhomme est prolifique, je sens que je n'ai pas fini d'en lire et vous d'en entendre parler.

Ma première impression quand j'ai commencé ma lecture, ça a été "put*** je le hais!" et "mais pourquoi je lis ça moi????". Je vous explique. L'héroïne de cette nouvelle est Lucie. Elle est enceinte de 8 mois, d'un petit garçon, est suivie par un vieux gynéco, le mec à l'ancienne qui vous casse une patte dès qu'il fait de l'humour. J'ai lu cette nouvelle le mois dernier : j'étais enceinte de 7 mois, d'un petit garçon, et je suis également suivie par un roi du rire avec qui il faut beaucoup d'humour pour supporter ses piques humoristiques... Vous la voyez la connection?

Bon, ensuite, contrairement à la Lucie, moi, je ne rêve pas qu'un mec du voisinage va tuer mon fils dans vingt ans, et qu'en attendant ce beau jour, s'entraîne en trucidant des femmes du quartier. Femmes du quartier qui sont effectivement retrouvées mortes - trucidées!- peu de temps après que Lucie ait rêvé d'elles... (bon, encore que niveau psychopathe, j'ai un voisin qui tire généralement une gueule qui ne donne pas envie d'aller lui faire une bise... hi hi hi.... pardon voisin!)

Bah, allez, c'est du Fédou hein? Je m'attendais à quoi aussi? A une histoire à l'eau de rose avec des petits coeurs partout?? Allons!! Je n'ai qu'à m'en prendre à moi même aussi. Sous prétexte que c'est du Fédou, en fait, reconnaissons-le, j'achète sans même lire le résumé, sans jeter un oeil à l'extrait non plus. Si j'étais moins quiche, je me renseignerais un minimum avant d'ouvrir un kindle de cet auteur...

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, parce qu'entre le pitch et l'extrait donné par l'auteur, vous avez déjà bien assez de piste pour vous donner envie d'aller lire cette nouvelle.

Je ne vais pas vous parler du style Fédou. Ni de sa finition dans les détails (vocabulaire, relecture, absence de coquilles). A force de vous dire et vous redire que c'est du lourd, ça va, vous êtes blasés hein.

Alors, trois, deux, un :  lisez!!

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14 octobre 2016

Comment je n'ai jamais réussi à attraper le Père Noël

 

 

COMMENT JE N'AI JAMAIS REUSSI A ATTRAPER LE PERE NOEL

 

Laurence LABBE

 

 

 

pere noel

 

 

"Comment je n'ai jamais réussi à attraper le père Noël" : un conte satirique humoristique, un livre pour se faire du bien, pour chouchouter votre moral.


La famille Lachance :
une mère experte en catastrophes ;
un père qui se transforme en bombe sexuelle lorsqu’il tond le gazon ;
une fille capable des plus délirantes inventions pour attraper le père Noël ou sauver le monde.


Les péripéties de la famille Lachance n’ont pas fini de vous étonner et de vous faire rire !


Un scénario original, une fable moderne dans laquelle les sujets de fond de notre société sont traités avec recul et humour.


Extraits de commentaires de lecteurs :


- Génial ! L'auteure s'est fait plaisir et ce plaisir est partagé.


- Un petit bijou !


- S'évader : je n'aurais pu trouver meilleur livre pour me changer les idées.


- Un très bon moment à passer...


Résultat d'un pari réussi : écrit en une semaine, ce "feel good book" est à lire d'une traite pour chouchouter votre moral.


Un challenge réussi pour un bonheur partagé et à partager avec famille, enfants, amis et... animaux de compagnie.

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Je suis super à la bourre dans mes commentaires de bouquins, parce que celui-ci, cela fait au minimum trois semaines que je l'ai lu... Oups!

Je me méfiais un peu de l'appelation "feel good book". Je me disais que ça allait encore être un truc qui se veut drôle, sans queue ni tête, sans réelle histoire, fil rouge ou que sais-je. Bon. Je me trompais. Il faut reconnaître que ce n'est pas le bouquin de l'année, ni de la décennie, mais au moins, c'est pas trop mal écrit, c'est marrant, ça ne se prend pas au sérieux. En fait, il faut lire ça comme une BD. S'imaginer être devant un dessin animé. Et ça tombe bien, je suis assez "dessin animé".

La mère à qui rien ne réussit, tout lui explose au visage, même faire juste la lessive devient une grande aventure, et limite, un super challenge.

Le père, hyper absent parce qu'il en a marre un peu de sa femme - charmante certes, mais ô combien maladroite : comment par exemple aller au restaurant pour un diner romantique quand votre épouse est capable de mettre le feu à tout à un quartier avec une bougie éteinte?

La fille, hyper intelligente, hyper autonome, hyper tout, et obsédée par une seule chose : attraper cette saleté de Père Noël, vieux bonhomme sénile pas foutu de comprendre que non non non, elle ne veut pas de poupées, de maisons de poupées, de dinettes et autres horreurs roses de petites filles. Elle veut des petites voitures! Elle veut des ballons de foot! Elle veut des jouets de garçons!!! Pigé le vieux??? Puisqu'il n'est pas capable de comprendre ses listes de Noël, eh bien, une seule solution, le choper et lui expliquer entre quatre yeux. La gamine invente donc dès le plus jeune âge (un an!) des machines infernales destinées à choper le vieux sénile en rouge.

C'est totalement irréaliste, ça ne ressemble à rien, et c'est ça qui est amusant. Et, détail qui à mon avis fait toute la différence, ce n'est pas long. 130 pages. Du coup, nous n'avons pas d'effet de lassitude, d'impression de tourner en rond et de toujours voir la même chose. C'est souvent ce qui me dérange un peu avec les livres dits humoristiques. Il y a toujours un moment où l'auteur veut en faire trop, ajouter encore un gag, ajouter allez hop encore un autre gag, et de fil en aiguilles, ben on ne rit plus. Là, la longueur est parfaite.

Bien réussi votre pari Madame Labbé

07 septembre 2016

Menu Cthulhu

 

 

MENU CTHULHU

Neil JOMUNSI

 

 

 

 

menu

 

 

Les Livres dont vous êtes le Héros reviennent, pour le plus grand plaisir des joueurs et des amateurs de lecture numérique!

 

Le plat du jour: une salade de tentacules! Dans ce mini-livre-jeu au format court, vous incarnerez un jeune employé de fast-food qui n'a rien demandé à personne, mais qui devra faire face à une menace cosmique, monstrueuse et visqueuse sortie d'une abominable dimension parallèle. Du Lovecraft dans l'air? C'est possible. Toujours est-il que vous devrez faire de votre mieux pour vous sortir de ce pétrin, et essayer de ne pas entraîner l'humanité dans votre chute!

 

Car autant vous prévenir tout de suite : votre mort sera inévitable ! En revanche, vous allez pouvoir expérimenter 1001 manières de passer l'arme à gauche. Recommencez cette histoire autant de fois qu'il vous plaira, faites des choix différents, empruntez les chemins de traverse... et surtout amusez-vous!

 

"Menu Cthulhu" fait partie de la collection "Rendez-Vous au 14", dans laquelle vous pourrez également trouver "La Bibliothèque Infernale".

 

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Les livres dont vous êtes le héros... Je ne connaissais pas. Je veux dire, si, je connais le principe, mais je n'avais jamais joué avec. C'était assez en vogue dans ma jeunesse, mais c'était plutôt une lecture masculine, et aucun de mes amis n'en lisait. Aucun ne lisait tout court d'ailleurs pour être exacte... Les Game-books étaient en vogue fin 1980 début 1990, on était au lycée, et les copains étaient déjà bien assez débordés par les lectures obligatoires. Quant à en acheter moi même, ben les finances hein, quand on est ado, les sous partaient plutôt en fringues et en ciné!

 

Puis les game-books ont disparu de la circulation, l'affaire était réglée.

 

Et les années 2010 et des brouettes sont arrivées. Les E-books également. Et les game-books sont revenus.

 

Un livre dont vous êtes le héros, en numérique, ce n'est que du bonheur. On clique sur le lien qui mène au chapître souhaité et en moins d'une demi seconde on y est. J'imagine à quel point ça doit être fastidieux avec un livre papier. Tourner compulsivement les pages jusqu'à tomber sur la bonne. Quelle perte de temps dans la lecture!

 

Venons-en à Menu Cthulhu. Du bon gros délire à la Jomunsi. Je me suis franchement bien marré. Bon, il n'y a qu'une seule fois où je ne suis pas morte, et l'épilogue était assez drôle. Je suis morte toutes les autres fois, et j'ai beaucoup ri aussi. J'ai eu la joie de péricliter de bien des façons différentes. J'y ai passé des heures! Manque de bol pour l'humanité toute entière, désolé les gars, vous êtes tous morts avec moi....

Ensuite, pour ce qui est de l'histoire en elle-même et du style narratif utilisé, c'est sympa, mais on n'a que le délire à la Jomunsi. On n'a pas sa touche habituelle de suspens, d'humour noir, son écriture un peu particulière. On a le délire, mais pas l'univers. Du coup, si quelqu'un arrive sur Menu Cthulhu sans connaître l'auteur, il risque de passer complètement à côté de Neil Jomunsi. Et c'est fort dommage....

 

 

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05 septembre 2016

MAGMAT

 

 

MAGMAT

 

Frédéric SOULIER

 

magmat

magmat

 

Présentation de l'éditeur

Par une nuit caniculaire, le P-DG d'une grande entreprise disparaît, vraisemblablement enlevé par la fenêtre de son bureau situé au quatrième étage. Peu après, on retrouve des parties de son corps démembré, semées le long d'une nationale. Un itinéraire macabre que vont suivre les détectives Blau et Tormaker, qui conduit au cœur des montagnes et de l'horreur.


Pour lecteurs avertis.
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Extrait :

Sur l'un des gamins, la nature fantasque avait placé une main énorme dotée de huit doigts à deux phalanges seulement, mais qui paraissait fonctionnelle ; sur un autre, une main plus énorme encore et qui ne comptait que trois doigts grossiers terminés par des manières d'ergots qui auraient bien eu besoin d'être taillés. Sur un autre garçon était un unique pied palmé, puissant et parcouru de varicosités, que la créature utilisait pour se contorsionner sur son matelas, tandis que sur le dernier des mâles, on voyait surtout les deux pieds soudés l'un à l'autre, dont les deux orteils semblaient former un membre à part entière. Sur celui-ci, au-dessus d'une excroissance cartilagineuse évoquant vaguement un genou, pendait un pénis flaccide et fistuleux, à la base duquel gonflait et dégonflait une bourse à l'aspect coriace, contenant des gonades grosses comme des citrons. Comme Niki, leurs corps étaient pourvus de ces tubercules hideux qui ne paraissaient point des reliquats ou des ébauches de membres ou d'organes et ne présentaient aucune utilité évidente, puisque les endroits où ils étaient plantés interdisait leur utilisation dans un but de locomotion.


La fille, elle, puisque c'en était une, était la plus imposante de ces créatures chimériques et son corps, de forme trapézoïdale, occupait presque toute la surface de son lit. On devinait surtout son genre à cause de sa vulve, grotesque, piquée d'un cresson roussâtre et bordée de lèvres génitales charnues et obscènes. Une paire de seins, flasque et adipeuse, ponctuée par des mamelons fuligineux aux contours nébuleux, détonnant avec les deux larges taches blanches de vitiligo qui les contenaient, tremblotait sous l'agitation du monstre. Il existait certes un visage, sur cette engeance de cauchemar, mais qui semblait avoir été écrasé, malaxé, et étalé sur un même plan. Mais le plus perturbant dans l'image offerte par cette pauvre fille, était sans doute la théorie d'orifices – qu'il s'agît d'anus ou d'ouïes –, une trentaine au total, palpitant au rythme de sa respiration, répartis sur ses flancs, et desquels s'épanchait un mucus épais et malodorant.


Et cette terrifiante société se contorsionnait pour mieux voir les inconnus, tordait sa chair déjetée, geignait et aboyait des mots inintelligibles pour une oreille non exercée, depuis que Blau et Tormaker étaient entrés.


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Long extrait présenté par l'auteur... Perso, je n'aurais pas mis ce genre de chose, ça gâche l'histoire avant de la lire. M'enfin, il fait ce qu'il veut Monsieur Frédéric Soulier, hein ^^

Comme la dernière fois avec cet auteur, j'ai choisi de télécharger le roman en fonction de la laideur de sa couverture. Cette jolie bouille pleine de dents et de bave, ça m'a laissée rêveuse... hé hé hé.... Bon, et puis "Magmat" ça m'interpellait aussi. C'est quoi ce T à la fin de Magma? Vu le vocabulaire du Sieur Soulier, je me doutais bien que ce n'était pas une énorme faute d'orthographe.... D'ailleurs, niveau vocabulaire, j'ai encore appris des mots. J'ai commis la grande bêtise de commencer ma lecture sur l'appli Kindle de mon smartphone plutôt que directement sur ma liseuse, donc, évidemment, pas d'accès direct au dictionnaire : quand dès le début je suis tombée sur les "yeux smaragdins" de l'inspectrice Tormaker, je me suis demandé ce qu'elle avait cette brave femme. Elle louchait? Gros yeux? Petits yeux? kiya madame?? Bé non, smaragdin, c'est juste "vert émeraude". Pinaise, Frédéric, tu peux pas écrire "vert" comme tout le monde non???? LOL

A part les fantaisies de vocabulaire de l'auteur (sa marque de fabrique on dira, hein, après tout on a bien un autre romancier français qui ne sait rien écrire sans fourrer deux polonais dans son histoire...), eh bien c'était franchement pas mal comme histoire. Ca commence gentiment par un PDG qui disparait mystérieusement de son bureau, au quatrième étage de l'immeuble où se trouve sa société. La secrétaire était là, elle n'a rien vu, rien entendu, mais le mec, ben il a quand même disparu. Pour être retrouvé petits morceaux par petits morceaux  le long de la nationale. Blau et Tormaker mènent l'enquête. Comme je n'avais pas lu le pitch de l'histoire, donc pas lu non plus l'extrait donné par l'auteur, moi, comme une conne, je commençais à m'imaginer une histoire un peu genre "Mystère de la chambre jaune" avec les duettistes policiers dans la peau de Rouletabille et de son acolyte dont je ne me souviens plus le nom. Mouais. Tu parles! Faut pas que j'imagine. Soulier fait ça mieux que moi. Il est parti dans un délire, mais un délire, c'est inracontable. C'est crade, gore, ça pue. Hyper dégueu! J'ai adoré!!!

Oui, je sais, il y a quelques jours je faisais ma fine bouche avec une Rosie Maldonne trop vulgaire à mon goût, et là, je m'éclate dans la fange et l'immondice... Je sais je sais... Merci de ne pas commenter!

Allez, bisous bisous hein ^^

Posté par carolyne potter à 20:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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