LES LECTURES D UNE TRENTENAIRE AVERTIE

29 mars 2020

MONSTER

 

 

MONSTER

 

 

Patrick BAUWEN

 

 

 

MONSTER

MONSTER2

 

 

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Mon nom est Paul Becker. Je suis médecin.

Je vis dans une petite ville, en Floride.

J'ai une femme, un fils, un boulot que j'aime.

Une existence ordinaire.

Jusqu'au jour où je découvre un téléphone portable.

L'un de mes patients l'a perdu dans mon cabinet.

Un homme étrange. Dangereux.

Soudain, ce téléphone sonne. Et ma vie bascule.

Complots. Meurtres. Disparitions. Toutes mes certitudes vont s'effondrer.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? C'est très simple...

Votre vie va basculer aussi...

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Séquence souvenirs, rappelez-vous, il y a des millions d'années (moui, bon, en janvier 2015), je vous avais fait un petit billet sur LES FANTOMES D'EDEN, du sieur Patrick Bauwen (ici), notre petit docteur Becker préféré était en dépression, et il lui arrivait encore bien des malheurs. Aujourd'hui, je vous présente enfin le début de ses malheurs : MONSTER.

 

Paul est un médecin qui veut absolument aider son prochain. Il vient de créer une Walk-in Clinic, à savoir une consultation de médecine générale ouverte 24h sur 24, où il traite la bobologie, fait des sutures, pose des plâtres. En gros, il décharge les urgences de l'hosto d'à côté.

 

Un soir, il est tranquillou à sa clinique, il est de garde, et il ne se passe rien. En gros : il s'emmerde! Mais c'était sans compter avec son pote flic, Cameron Cole (qui apparait dans l'oeil de Caine, que je ne vous ai pas chroniqué non plus, alors que pourtant je l'ai lu)(tu m'étonnes ça n'avance pas ce blog si je fais un billet sur un livre sur deux! LOL). Cameron, il arrive tambour battant, avec un mec tout grand tout maigre et tout menotté. Une suture à faire. Normalement, ça va vite ce genre d'affaire. Mis à part que le prisonnier, Alan Smith, se libère miraculeusement, commence à tout péter, que Cameron lui fait sa fête, repart, et laisse la consultation en bordel. Merci Cameron, ça fait toujours plaisir de te voir mon pote, la prochaine fois t'appelle quand t'arrive hein...

 

Tiens, à propos d'appel, c'est quoi ça par terre? Un téléphone. Tout rouge et pailleté. Trop chou. Pas trop le genre de Cameron. A priori, pas trop le genre non plus du grand Smith. Becker le met de côté, range le bordel laissé par son ami, puis finalement, vu que la soirée repart sur une ambiance on s'emmerde, ben il fait comme n'importe qui ferait : il  prend le téléphone et regarde ce qu'il y a dedans. Et là, c'est le drame!

 

Paul, il y trouve des photos. Trois photos. La photo d'un gamin. La photo d'un vieux. La photo d'une soirée. Banal. Mis à part que le vieux, Paul le connait bien : c'est son père!! Bon, ils ne se causent plus depuis un bon nombre d'années, mais putain ça fait un choc. Ce téléphone, il ne peut appartenir qu'à Smith, et ce Smith, ça n'a pas l'air de trop être un bisounours, qu'est-ce qu'il fout avec une photo de son père?

 

Et voilà, l'action de MONSTER est lancée.

 

L'action, elle y va à toute vitesse. C'est tellement rapide qu'à certains moments, j'ai un peu perdu la notion du temps : cette action là, c'était quand? Il y a 24h? 48h? Ouh la, on se calme hein Patrick. Mais pas le temps de se poser pour boire une tite camomille, il est pressé le Bauwen, il est pressé le Becker. Du page turner. Moi j'aime bien. Mais ça va vite quand même.

 

La bonne nouvelle, c'est que l'action va vite, mais on n'est pas dérangé par une multitude de détails. Patrick Bauwen décrit un peu les lieux, un peu les gens, mais sans en faire des tartines, du coup il n'y a pas de détails qui parasitent l'histoire et l'action. Bauwen ne s'embarasse pas non plus d'un vocabulaire compliqué. On pourrait se dire, ça y est, le héros est un médecin, on va bouffer du terme médical toutes les trois lignes, on va devoir courir se procurer un Vidal pour comprendre à quoi servent les médicaments, appeler son laboratoire pour demander "NFS CRP iono bilan hépatique, c'est quoi??? ça sert à quoi???". Nan, simple. Mais attention, hein, par simple je ne veux pas dire basique non plus. Je veux juste dire que le choix du vocabulaire rend le style très fluide, qu'il n'y a aucun à-coups qui nous ferait un petit croche patte pendant notre lecture.

 

C'était somme toute une lecture assez agréable. Ca parle beaucoup de pédophilie, mais sans que ce soit pesant, noir. Il y a pas mal de morts, mais sans avalanche de sang. Comment vous dire? Il y avait de la classe là dedans. De la sobriété. Par exemple, avec un Maxime Chattam, je pense qu'on aurait été beaucoup plus étouffé, plus oppressé.

 

Dernière petite remarque, ce livre est sorti en 2009. Je l'ai lu à sa sortie. Car une fois n'est pas coutume, je l'ai acheté à sa sortie, moi qui pourtant attend toujours l'arrivée en poche pour me procurer un livre (question de prix et question de place dans ma biblio). Là, bon, j'ai acheté le pavé de Albin Michel, par pure amitié pour Patrick Bauwen. Fin des années 1990 début des années 2000, nous avions travaillé ensemble dans la même clinique, et j'avais gardé du Dr Pat un image d'un gars hyper méga gentil. MONSTER est son deuxième polar. A l'époque je l'avais lu, et j'avais envoyé un mail à Patrick en lui disant que son livre était vraiment très bien, qu'il m'avait beaucoup plu, mais que les deux dernières pages de son épilogue, c'était n'importe quoi. Dr Pat m'avait répondu très sobrement que certes, mais que cette image de fin, il en avait besoin pour la suite des évènements. Ok. La suite des évènements est sortie sous la forme DES FANTOMES D'EDEN, et j'ai pu me rendre compte que cette image de fin ne servait absolument à rien. Du coup, message perso à Patrick pour le cas où il passerait par ce blog : "dis donc, Pat, tu t'es foutu de ma gueule non!!!!!!?????"

 

Hiiiiiiiiiii LOL

bon allez, sans rancune hein! Bisou dr Pat!

 

MONSTER

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26 mars 2020

JEANNE

 

 

JEANNE

 

Jacques VANDROUX

 

 

 

jeanne

 

 

 

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Daniel Kœnig, médecin militaire, Juliette Milowski, sergent dans les forces spéciales de l’armée française.

Au cours d’une mission de secours dans les montagnes afghanes, un phénomène inconnu les projette dans une paisible forêt. Paisible ? Pas tant que ça, si l’on considère les deux pendus qui se balancent au-dessus d’eux à leur réveil !

Déroutés par leur nouvel environnement, un objectif s’impose à eux : comprendre où ils ont atterri.

Où, et peut-être même… quand ?

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Grosse nouvelle, court roman, je ne sais pas trop. Bah, ça se lit vite, voilà! Même si le but premier de cette lecture, ce n'était pas qu'elle soit courte, c'était plutôt que ça fait quelques temps que je ne lis que des livres zéro déchet (et heureusement pour vous, je ne vous les commente pas tous!), et j'avais envie de revenir vers des lectures plus récréatives. Un petit Jacques Vandroux, même court, ça me semblait pas trop mal comme mise en jambe. Une - deux, une - deux, échauffement!

L'échauffement commençait quand même un peu fort, le premier chapitre nous présentant un homme et une femme, qui courent sous l'orage, un terrible coup de foudre, qui tombe pile poil sur le couple. Foudroyés. Atomisés. Ils sont là, une petite foudre, hop, plus là. Bon, ben écoute Jacques, si tu veux commencer comme ça, ok, on y va hein!

Ne vous inquiétez pas braves gens, notre couple n'est plus là, mais il n'est pas loin. Du moins, si on veut. Coup de foudre temporel. Petit voyage dans le temps, et même pas besoin d'atteindre les 88 miles à l'heure. Juliette (la femme), et Daniel (l'homme) arrivent au Moyen Age, à l'époque de Jeanne d'Arc pour être précis. Quelle idée me direz-vous!? Bonne idée vous répondrais-je.

L'histoire, je vais faire l'impasse. Vous m'excuserez, mais cette grosse nouvelle petit roman, se lit vite, certes, mais Jacques Vandroux ne bâcle pas sa mise en place pour autant : il prend bien le temps de poser ses personnages, de montrer les lieux, de placer l'action. Une action qui prend son temps elle aussi. Pour une fois, on n'y va pas tambour battant, pas de galopades intempestives. Ca n'empêche pas le sang, l'hémoglobine. Point de bisounours à l'horizon!

Je fais donc l'impasse sur l'histoire. Mais pas sur l'Histoire, avec un H majuscule. J'ai découvert Jeanne d'Arc. Oh, oui, j'ai sûrement dû croiser son chemin lors de mon adolescence, au coin d'un cours quelconque sur le Moyen Age. On ne va pas se mentir, je suis une bille en Histoire. Je ne m'y suis jamais trop intéressée. Savoir d'où l'on vient, c'est important certes, mais sans dec, le Moyen Age, c'est loin hein. Jeanne d'Arc, tout ce que ça m'inspire, c'est une gamine folle de Dieu, morte au bûcher à Rouen. Jeanne d'Arc, tout ce que ça m'évoque, c'est une place dans le vieux centre de Rouen. J'y suis allée souvent sur cette place. Et le seul commentaire que ça me tire, c'est putain, qu'est-ce qu'elle est moche cette place! A aucun moment, je ne me suis dit que Jeanne d'Arc a pu être une vraie personne, faite de doutes et de convictions. Une femme dévouée à sa cause. Et ça, Jacques Vandroux me l'a fait découvrir. J'étais à des années lumière de penser que les actes d'une pucelle dans les années 1400 et des brouettes aient pu à ce point tout bouleverser dans l'Histoire de France, et amener d'une manière ou une autre à contribuer à faire de notre époque actuelle ce qu'elle est.

Grosse nouvelle petit roman. Grande découverte. Je vais peut-être finir par me mettre à étudier l'Histoire! LOL

Bon, sur ce les gens, j'ai quelques bouquins sous le coude à aller lire. Vous aussi! Bisous bisous!!

jeanne

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18 mars 2020

FAMILLE presque ZERO DECHET - ZE GUIDE

 

 

FAMILLE presque ZERO DECHET - ZE GUIDE

Jérémie PICHON - Bénédicte MORET

 

 

guide

 

 

 

Le Zéro Déchet, l'essayer c'est l'adopter !


Réduire ses déchets pour la planète, pour sa santé, pour le porte-monnaie, c'est le moment ! Mais comment s'y prendre ? En marchant dans les pas de Jérémie et Bénédicte. Ce livre, à la fois carnet de bord pas triste, et guide pratique, vous mènera au but en vous épargnant bien des pièges !


Avec humour et autodérision, les auteurs vous proposent un plan d'action détaillé et 10 défis Zéro Déchet pour vous lancer. En s'appuyant sur leur connaissance de l'écologie, ils livrent des centaines de conseils pratiques et d'alternatives simples pour le quotidien : courses, cuisine, nettoyage, mobilier, hygiène, maquillage, vêtements, jardin, bricolage, festivités. Car les déchets sont partout !


Ce que vous allez gagner : l'amélioration de votre écobilan familial (1 poubelle de 15 L pour 1 mois), moins de toxiques et de sacrées économies. Plus le sentiment exaltant d'être acteur de sa vie, de sa santé, de créer du lien, de toucher à l'essentiel.


" Avec ce livre, les bonnes idées de quelques-uns deviennent la chance de tous. " Nicolas Hulot


" Le Zéro Déchet n'est pas une mode, c'est une nécessité, un devoir. Ne perdez plus un instant pour lui donner une chance d'enrichir votre quotidien, de donner un sens à votre passage sur Terre. " Béa Johnson


Militant associatif, Jérémie Pichon travaille depuis 15 ans pour des ONG environnementales. Bénédicte Moret alias Bloutouf est illustratrice graphiste pour des associations et institutions environnementales et de développement durable. Tous deux animent le blog famillezerodechet.com

 

 

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Bon bon bon, j'en ai parlé il y a un an, ayé, je prends le temps, je vous fais un joli piti billet sur le guide zéro déchet de ma famille préférée.

 

Je ne vais pas revenir sur ma découverte du ZD, je vous ai déjà fait un topo en mars 2019 avec le bouquin de Béa JOHNSON, donc si ça vous intéresse, allez regarder mon billet sur le sujet (ou mieux, allez donc lire le bouquin de dame Béa).

 

Le guide de Jérémie PICHON et Bénédicte MORET vise surtout à encourager les gens à s'y mettre, à se lancer. On le lit et tout de suite on a envie d'essayer. La première partie fait l'état des lieux de la planète, nous montre gentiment (mais avec force) que les poubelles débordent, nous explique comment ils s'y sont pris pour commencer, quels changements ils ont mis en pratique au début pour se lancer. Les autres parties nous expliquent comment s'y prendre par secteur : comment faire ses courses, comment cuisiner, comment gérer l'hygiène (la sienne et celle de sa maison), comment faire ses propres produits cosmétiques, etc...

 

Le défi de ce guide, c'est de faire comprendre qu'il faut se lancer, qu'il faut essayer des choses, qu'il faut se rater et savoir se remettre en question. Franchement, c'est plutôt bien fichu. Et si on ne comprend pas bien où J.Pichon veut en venir, pas grave, B.Moret nous fait un dessin!!!

 

Ton commerçant ne veut pas de tes sacs à vrac? Tu essaies de lui expliquer ta démarche, tu peux au pire lui présenter l'intérêt économique qu'il peut en retirer (mon primeur ne jurait que par ses sacs en plastique, le jour où je lui ai dit "tes sacs tu les paies non? tes sacs, avec tout ce que je prends, m'en faut 20. 20 sacs qui vont finir à la poubelle. De l'argent que tu as dépensé direct dans la poubelle! Toutes les semaines!!! Tu gardes TES sacs, tu prends MES sacs, tu économises de l'argent, je suis contente". Valà valà). Et si ton commerçant ne veut rien entendre... ben change de commerçant!

 

Plein d'astuces en cuisine pour se passer du plastique, pour acheter sans plastique.

 

Idem pour la salle de bain. Et dieu sait que la salle de bain, ce n'est pas facile à gérer! On se dit que ça va être facile. En général, ce n'est pas une grande pièce. La poubelle n'y est pas grande non plus. On a rarement un bac avec sac poubelle de 30 litres entre la baignoire et le lavabo... Et pourtant, que de déchets! Déodorant en bombe ou en roll-on. Shampoing en flacon. Flacon de gel douche. Flacon de démaquillant. Flacon de lait hydratant. Tube de dentifrice. Flacons, tubes, petits pots divers...!!! Un festival la salle de bain!!! Du moment où l'on s'en rend compte, on ne regarde plus son placard de la même manière.

 

Le guide donne des recettes de cosmétiques. Perso j'ai essayé leur dentifrice en poudre. Je n'ai pas adhéré. A base de bicarbonate, c'était un peu trop abrasif pour mes dents. Et puis je n'étais pas fan du principe de la brosse à dents à passer dans la poudre, pas assez hygiénique à mon goût. J'ai eu envie d'essayer leur recette de shampoing. Puis je me suis dit qu'il y avait des gens qui en faisaient du solide très bien. Il y a des recettes de lessive aussi, de produit "nettoie tout", de pastilles wc, etc... Je vous avoue que je n'en utilise aucune. J'ai déjà mes propres recettes.

 

Dans ce bouquin, on prend ce qu'on veut. Bénédicte Moret le dit régulièrement : "ce n'est pas parce qu'on ne peut pas tout faire qu'il ne faut rien faire". Quand t'as compris ça, t'as tout compris. Quand tu commences, ça devient comme un jeu. On se lance des défis. On essaie des trucs. Bon, on se rate des fois, hein, mais quand ça marche, put*** quelle victoire!

 

A mon avis, le meilleur guide ZD sur le marché.

 

 

 

 

guide

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22 novembre 2019

CRIME ET COUCHES-CULOTTES

 

 

 

CRIME ET COUCHES-CULOTTES

 

Jennifer WEINER

 

 

 

 

CRIME

 

 

 

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Un mari avocat, une petite fille adorable, des jumeaux malicieux et une belle maison dans le Connecticut : en apparence, Kate Klein est une femme comblée. En réalité, son mari est submergé de travail, elle passe son temps à courir après ses enfants et s'ennuie ferme dans une petite ville où il ne se passe jamais rien.

Jamais rien ? Invitée chez sa voisine, Kate la découvre morte, un couteau planté dans le dos. Elle décide de mener l'enquête.

Entre deux tournées de lessive, Kate réussira-t-elle à démasquer l'assassin ?

 

" Une comédie réjouissante où se mêlent humour et suspense. "
Prima

 

 

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Un bouquin (oui oui, bouquin, avec de vraies pages en papier d'arbre, comme quoi je ne vis pas que pour le numérique) déniché pour trois sous à Emmaüs. Un petit chick lit pour se détendre les méninges avant de repartir vers des lectures plus sanglantes (j'ai repéré un Bastien Pantalé qui m'a tout l'air prometteur!!!).

 

Le pitch de la quatrième de couverture, c'est pas tout à fait ça quand on commence la lecture. Kate est effectivement femme au foyer, elle vit dans un quartier résidentiel huppé du Connecticut, où surtout elle ne se sent pas à sa place. Les mamans sont minces et fringuées hype, les enfants sont propres et bien élevés, mangent bio. Kate, elle est boulotte, s'habille n'importe comment parce qu'elle n'a pas le temps de faire du shopping, n'a pas le temps de se maquiller, pas le temps de se coiffer, et admets que niveau hygiène, parfois la seule douche qu'elle prend dans une journée ce sont les éclaboussures de bain de ses gamins. Parlons-en des gamins, une fillette de 4 ans déjà blasée, et des jumeaux de trois ans souvent débraillés et avec la morve au nez. Les enfants ne mangent pas bio, car Kate n'ayant pas spécialement non plus le temps de cuisiner, les repas c'est fast food et plats préparés. Débordée la Kate!!! Du coup, elle ne fait franchement pas l'unanimité auprès des autres mamans... Sans rire hein, LOL.

Et pourtant, voilà que l'une de ces mamans parfaites invite Kate à déjeuner. Kittie Cavanaugh. A l'heure dite, sa marmaille accrochée aux basques, Kate arrive chez Kittie. Elle sonne, pas de réponse. la porte est ouverte, elle entre. Et trouve Kittie assassinée sur le sol de sa cuisine.

Commence alors tout un charivari. Kate, ancienne journaliste d'un journal à scandale, se met en tête de mener l'enquête. Qui a tué Kittie, et pourquoi?

Sa copine Janie, avec qui elle bossait au journal à scandale (et qui y bosse toujours) se demande pourquoi une telle passion pour une voisine qui n'était pas une amie, encore mieux, une voisine qui lui adressait à peine la parole? Réponse de Kate : elle s'ennuie! ..... ..... ..... C'est le moment où j'ai commencé à me dire que c'était n'importe quoi ce bouquin. La nana n'a pas assez de ses journées pour faire tout ce qu'elle a à faire, elle n'a pas le temps de se donner un coup de peigne, mais elle s'ennuie......... 

Bon, allez, admettons, elle s'ennuie. Kate mène donc l'enquête.

Et trouve des choses. Elle découvre que sa voisine n'était pas la femme au foyer si tranquille qu'elle semblait être. Ce qui amène Kate à réfléchir. A se remettre en question. Est-elle heureuse avec son mari le courant d'air? Est-elle heureuse d'avoir trois enfants? Est-elle heureuse d'avoir quitté New York pour la banlieue?

Est-elle heureuse tout court?

J'ai trouvé qu'au delà du petit bouquin chick lit qui détend bien, lovée dans son canapé, au delà de la comédie réjouissante repérée par Prima, c'était également un genre de petit manuel psychologique. On devrait toujours se donner les moyens de faire ce qui nous plait. Se remettre en question. Faire sa propre introspection. Se réaliser.

 

 

 

 

CRIME

 

 

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08 novembre 2019

STRAPONTIN POUR UNE MARGUERITE

 

 

STRAPONTIN POUR UNE MARGUERITE

 

Catherine LANG

 

 

 

marguerite

 

 

Présentation de l'éditeur

 

"En vérité, la vérité, il n’y a pas de vérité." Jean-Claude Van Damme


"Il y a ceux qui ont besoin d'écrire, ceux qui ont besoin de rêver, ceux qui ont besoin de parler. .. C'est la même chose. Le théâtre n'est pas sérieux, c'est la course de taureaux qui l'est ; mais les romans ne sont pas sérieux, c'est la mythomanie qui l’est." André Malraux - La condition humaine


Paroles de lecteurs :


"Le prologue d’Antigone, ça vous a barbé au lycée ? Vous êtes injuste, il y a pire. Mais il  y a aussi bien et c’est le prologue de ce roman, avec la blonde Ismène qui ne s’appelle plus Ismène mais Irina, et la certitude que tout cela finira mal. Comme dans toute tragédie, sauf que ce n’est pas une tragédie mais un roman. Avec au moins un mort, un inspecteur et un coupable." Dominique Lebel

 

"Il y a dans ce polar des phrases simples qu'on cueille une à une, des instants réels captés comme autant d'indices troublés par la subjectivité, la temporalité, les désirs ou les émotions. Des histoires d'amour dans une histoire, une scène de crime dans un théâtre, des indices dans des non-dits. Ce sont des imbrications bien singulières et les événements qui s'y forment, se déforment, parviennent à malmener l'esprit et le coeur, car en définitive on finit roulé dans la farine et sacrément perturbé par le drame qui s'est joué derrière." Scribouy’Art

 


Extrait :


L’homme que vous voyez là, le grand tout maigre, c’est Antoine. C’est le héros du livre, celui que l’on nomme le personnage principal. Il part à la recherche de sa sœur. Il fouillera dans sa mémoire pour voir à nouveau l’image de Cécile, sa sœur bien-aimée. Pour l’instant, il réfléchit, il se prépare. Il ne sait par quel bout commencer. L’histoire, il ne la connait pas encore entièrement. Pourtant, il connait son rôle, celui que la vie lui a donné, mais il lui manque quelques détails. Il faut d’abord qu’il rencontre les autres, ceux que sa sœur a croisés et qu’il ne connait pas encore. Comment va-t-il les reconnaitre  ? Il devinera, enfin, c’est ce qu’il se dit. Il espère aussi que l’auteur l’aidera, le soutiendra quand il sera désorienté, pas le hasard, non, il n’y croit pas une seconde, mais l’auteur oui. Il lui fait confiance. Ils sont complices tous les deux, n’est-ce pas lui qui l’a créé, qui le fait vivre ?

 

 

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Flashback. Rappelez-vous, je vous en avais hyper brièvement parlé dans mon billet sur LA BAIE DES MORTS de Azel BURY, il y avait eu une promo été en juin 2017, six polars d'auteurs indépendants regroupés sous la forme d'un genre de coffret virtuel : 6 NUANCES DE POLARS. J'avais beaucoup apprécié cette idée, moi qui ne vit que pour les indépendants (non, j'en fais pas trop, ça va, merci) j'avais trouvé que c'était vraiment une excellente occasion de faire connaître des plumes inconnues du grand public. 6 polars, et évidemment, 6 auteurs au style bien différent les uns des autres. Quelle aubaine!!

La baie des Morts était le premier du coffret. Le deuxième est Le chat dans un jeu de quilles de Florence CLERFEUILLE. J'ai vu de très bons retours sur les écrits de Florence Clerfeuille, mais pour l'instant, je préfère faire l'impasse sur Le Chat. Tout simplement parce que c'est le tome 1 d'une trilogie, et que je voudrais donc me le garder pour la fin, histoire de lire les trois bouquins à la suite.

Me voici donc arrivée au numéro 3 de ce fameux coffret découverte.

Strapontin pour une Marguerite.

Dès le départ, j'ai été surprise par le style, le rythme des phrases. Des phrases vraiment très courtes, très simples, assez monocordes même. Je me demandais où on allait. Je ne vous le cache pas, je me suis même demandée ce que c'était que cette merdouille??? Mais, et oui, mais, je n'en suis pas à mon premier auteur indépendant. J'étais déboussolée certes, mais je restais confiante. Un coffret destiné à promouvoir les indépendants, qui commençait par une excellente Bury et continuait par une prometteuse Clerfeuille, ça ne pouvait pas partir en cacahouète comme ça d'un coup. Allons les gens!!!

Alors on continue la lecture. On se laisse balader à droite ou à gauche par Catherine Lang. On suit le mouvement, on joue le jeu. Et puisqu'il y a jeu, on s'y laisse prendre. On voit un mort, limite plus présent mort que du temps de son vivant. On voit un inspecteur, à la fois présent et transparent. On cherche Cécile. On essaie de comprendre Irina. Et on entre dans la tête d'Antoine. Au départ de l'histoire, ça semblait trankilou de se balader dans la tête d'Antoine, un garçon simple cet Antoine, une âme simple, un esprit simple. Et au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture, on se rend compte que ben non. Il n'y a rien de simple. Avec aucun des personnages. Catherine Lang, ce fameux auteur qui nous guide comme il est dit dans la présentation de l'éditeur, c'est une fameuse filoute. Je me suis fait trimballer! Parce que le final, messieurs dames, je ne l'ai pas vu venir!

Du début, on sait que ça va mal finir. Ca finit mal. Et moi j'avais un sourire grand comme ça sur les lèvres.

Catherine Lang l'arnaqueuse!!

Jean-Claude nous l'avait dit : "En vérité, la vérité, il n'y a pas de vérité"

 

 

 

marguerite


02 novembre 2019

LE SCEAU DES SORCIERES

 

 

LE SCEAU DES SORCIERES

 

 

sorciere

 

Sous les cendres couve une vengeance séculaire.

Quand Isabelle Desmondières, chef d'entreprise à la vie débridée, est retrouvée torturée à mort à son domicile, c'est à son entourage que s'intéresse la police. Mais l'enquête prend une autre tournure lorsqu'une mère de famille sans histoires est découverte, quelques jours plus tard, immolée par le feu sur le campus de Grenoble. Car il y a un point commun entre les deux victimes : un tatouage mystérieux, le fameux " sceau des sorcières ".

Pour comprendre ce qui lie ces meurtres atroces, le capitaine Nadia Barka devra exhumer les secrets du passé, notamment ceux du Vatican, et remonter des procès iniques de l'Inquisition au XVIIe siècle aux turpitudes d'une élite lyonnaise dépravée.

 

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J'ai commencé ma lecture à la sortie de ce roman. En 2016. Je m'en souviens très bien, j'étais enceinte de mon fils et tout ce déferlement d'hémoglobine dès les premiers chapîtres, j'étais hyper mal à l'aise. C'est que je me transforme en chochotte moi quand je suis enceinte! J'ai donc dit à Jacques, tu m'excuseras, mais là je n'y arrive pas. Jacques a été hyper compréhensif (bon ensuite il n'attend pas après mes commentaires pour vivre hein). "Nan mais t'inquiète pas Jacques, je le lirais dès que j'aurai accouché!!!". Là, j'ai bien senti que c'était le Vandroux numéro 2, Jacques-Line, qui se marrait. Etrange.........

 

Nous sommes en 2019, je viens ENFIN de finir Le Sceau des Sorcières. Et j'ai aussi compris pourquoi jacques-Line se marrait à l'époque. Faut vraiment être une indécrottable optimiste pour croire qu'en étant mère de deux enfants en bas âge (16 mois d'écart), avec un boulot à temps plein et une maison à gérer, pour croire donc qu'on va avoir le temps de choper un livre et de le lire! Je suis effarante de niaiserie quand je m'y mets!!!

 

Mais comme je l'ai dit, nous sommes en 2019, mon fils tape ses 3 ans bientôt, il va à l'école avec sa soeur depuis septembre, je suis donc enfin libéréééééeeeee délivrééééeee! L'hémoglobine peut revenir dans ma vie. Et avec Le Sceau des Sorcières, pinaise, c'est un sacré retour en fanfare. Ca commence en 1615 avec Margot et une petite chasse aux sorcières. Ca continue de nos jours avec une Nadia sur les nerfs qui s'en va castagner du délinquant. On n'avait pas encore lu cinquante pages qu'on était déjà dans la violence, les coups, le viol... Prometteur! LOL

 

J'ai assez apprécié ce roman. Il est violent, certes, mais il est très aéré. On suit beaucoup Nadia, mais on suit aussi d'autres personnages. Ca fait beaucoup de personnes à découvrir, à qui s'attacher, à qui s'identifier (je me suis perso assez retrouvée dans Nadia en pleine crise de nerfs prête à bouffer Etienne son mari, spéciale dédicace pour ma douce moitié!). On se balade en France, en Italie, on voyage, on prend le frais. On voyage aussi dans le monde de la nuit, dans celui du libertinage, on survole le dark net. C'est vraiment hyper varié. Je ne veux absolument rien dire de l'intrigue. Cette pause de trois ans dans mes lectures m'a été je pense salutaire : pour m'y remettre, je me suis replongée dans mes anciens billets, et je me suis rendue compte que j'étais souvent tellement excitée dans mes commentaires que je spoilais comme une folle. Le principe de ce blog, c'est de vous dire si ça m'a plu ou non, pourquoi ça m'a plu ou non. Pas de vous faire des fiches de lecture!!!! Donc voilà : Le Sceau des sorcières, ça m'a plu. Parce que les personnages font vrai, et que certains (y'a pas que Nadia dans cette histoire) ont des caractères qui marquent (ahhhh, Marco...). Parce que le style fait vrai. Parce qu'il y a toute une description des lieux qui est excessivemment bien rendue, des détails, des anecdotes. Je n'ai jamais mis les pieds à Grenoble mais j'ai eu l'impression de vraiment m'imprégner de l'atmosphère de la ville. Je n'ai jamais mis les pieds à Rome, mais j'ai vraiment senti le côté pétillant de la cité. J'étais avec Nadia dans le froid de la montagne. J'étais avec Marina dans la terreur de la fôret. J'étais avec Margot dans le noir du cachot. Jacques Vandroux est un vrai créateur d'atmosphère. Des atmosphères douces, ou oppressantes, ou féériques... Il créé des atmosphères, et place ses personnages exactement où ils doivent être.

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15 mars 2019

ZERO DECHET

 

 

 

ZERO DECHET

 

Béa JOHNSON

 

 

 

zero dechet bea

 

 

 

 

Béa Johnson est une française installée aux Etats-Unis avec son mari Scott et leurs deux jeunes garçons. Elle s'est lancée dans une étonnante aventure : simplifier sa vie en réduisant ses déchets. Aujourd'hui, la famille Johnson n'en produit plus qu'un litre par an ! Dans ce livre, Béa nous dévoile des centaines d'astuces et de conseils pratiques pour adopter un mode de vie durable...

 

 

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Au début de l'année 2018, je vous avais parlé de mon compost en vous racontant un peu ce que j'avais pensé du guide sur le compostage que je venais de lire. Je joue tellement le jeu du compostage, du tri des déchets, que je me suis dit, que petit pas par petit pas, je pouvais à mon niveau agir pour l'environnement. Sur Pinterest en particulier, je zone beaucoup sur tout ce qui est recyclage. J'ai pu découvrir le Upcycling ou l'art de transformer un objet en un autre objet. Les bouteilles d'eau en déco de Noël, les boites de conserve en cache pots, les rouleaux de papier toilette en petits pots à semis pour jardiner malin. Génial, bien bien, youpi. Le Upcycling, ça ne m'a pas plus emballé que cela. Ma démarche ce n'est pas de transformer un objet en un autre, ma démarche, c'est de me débarasser des objets. Je ne vais pas collectionner les bouchons de bouteilles toute l'année, pour la joie d'exhiber le temps d'un mois une ravissante guirlande home made sur mon sapin... C'est bien mignon, mais ma maison n'est pas extensible pour garder toutes les cochonneries qui y rentrent. Je me suis donc dit, que le meilleur moyen de se débarasser proprement de mes déchets, c'était encore de ne pas les faire entrer dans la maison... Et là, oups, révélation, je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée. Même que ça s'appelle le "Zéro Déchet". Dingue! LOL

 

En trainant sur les blogs ZD (zéro déchet), je me suis vite rendu compte que nous avions Béa Johnson, papesse du zéro déchet, et Jérémie Pichon, frenchy des Landes, porte parole français du mouvement, qui nous avaient tous deux pondus un bouquin. J'étais très très tentée par celui de Jérémie Pichon, d'autant plus que son épouse est illustratrice et qu'elle s'est occupée des illustrations (ben tiens) de leur bouquin, qui ont l'air franchement hyper sympa pour ce que j'en ai vu comme extraits. Oui mais voilà, c'est en couleurs, et mon kindle ne supporte pas la couleur, il est exclusivement en noir et blanc, je me suis dit que c'était un achat kindle qui n'allait pas être terrible. Un petit coup d'oeil à la version papier, le prix m'a fait tiquer, une quinzaine d'euros. En soi, c'est pas la mer à boire, mais je me suis dit que payer peut-être 15€ pour finalement avoir les mêmes infos que j'ai déjà via le net, ça risquait de m'agacer fortement. Un petit coup d'oeil vers la papesse, Béa Johson. Moins de 8€ en format poche, c'était déjà plus raisonnable (et il me semble 13 ou 14€ pour la version kindle, ça fait cher du fichier numérique).

J'ai donc acheté le bouquin de Béa Johnson. En juin 2018. Je l'ai lu de suite. Plusieurs fois. Nous sommes en mars 2019, enfin je vous en parle. Parce que le Zéro Déchet, j'ai tout de suite adhéré. D'autant plus que je me suis rendue compte que j'étais déjà bien avancée dans le sujet. Je compostais. Je faisais attention à mes achats (par exemple acheter mon riz, mes pates, mon sucre, en emballage carton plutôt qu'en emballage plastique). J'achetais mes légumes chez un primeur plutôt qu'en supermarché. Je faisais déjà ma lessive moi même! Je me lavais avec un savon plutôt qu'un gel douche.

Je devais faire plus! Trouver une solution pour ces tubes de dentifrice en plastique. Ces millions de cotons pour me démaquiller le soir, et mes flacons d'eau micellaire, le shampooing, arghhhh, la liste me semblait sans fin!! Je pensais déjà faire beaucoup, je n'étais qu'au commencement.

En lisant ce livre, je me suis rendue compte à quel point tout ce qui me semblait compliqué s'avérait simple. Acheter des sacs à vrac et aller acheter mon épicerie sèche au Day by Day du centre ville d'Amiens. Ou alors aller acheter mon épicerie à Auchan, au rayon vrac que je n'avais jamais calculé jusqu'alors : Auchan ne prend pas les sacs à vrac en tissu, qu'à cela ne tienne, je prends leurs sachets en plastique, ils sont épais, je les ramène à chaque fois, ni vu ni connu.

J'ai remplacé mes cotons et mon eau micellaire par une serviette éponge découpée en morceaux et de l'huile. J'ai testé plusieurs huiles, c'est la coco qui me va le mieux. Du coup, ben devinez quoi, j'ai remplacé ma crème de jour par également mon huile de coco. Un seul produit pour deux utilisations. Voire trois, si on considère que je m'en sers aussi régulièrement comme crème hydratante corporelle. Day by Day et Biocoop me fournissent mon shampooing solide (comme un savon, mais c'est du shampooing). J'achète des cotons tiges en papier compressé : au compostage après utilisation.

J'ai redécouvert les produits locaux.

Je réfléchis beaucoup plus avant tout nouvel achat (ai-je bien besoin d'une nouvelle paire de boots? sachant que j'en ai déjà trois paires, dont deux que je ne mets jamais sous prétexte qu'elles me font mal aux pieds!)

J'avais déjà lu énormément de choses sur le net. Mais c'était des articles de presse écrit à la troisième personne. Finalement, même si c'était intéressant à lire, c'était très abstrait. Là, écrit à la première personne, j'avais l'impression que Béa Johnson me parlait à moi, à Carolyne, me disait "hey ma grande, tu te rappelles ta citation de Pennac préférée? Si tu veux rêver, réveille-toi! ben bouge ton cul ma feignasse!". Un vrai coup de fouet!!

On l'entend depuis des années que la Terre se meurt et qu'il faut faire quelque chose. On l'entend. Mais le comprendre soudain, on se prend plus qu'un coup de fouet, on se prend une grosse claque dans la gueule.

En 2018, j'ai arrêté d'acheter certains produits, je me suis mise à cuisiner beaucoup plus, j'ai commencé à fabriquer mes propres produits ménagers (grâce au bouquin de Jérémie Pichon que j'ai fini par acheter également, ce sera l'objet d'un futur billet). En bref, je me suis passé de beaucoup de choses, on pourrait penser que du coup, je galère, et c'est tout le contraire. J'ai gagné en confort, en qualité de vie. Mes enfants sont moins malades, moi qui avait maux de tête sur maux de tête je ne touche plus au paracétamol depuis des mois.

Lire Zéro Déchet de Béa Johnson a changé ma vie. En mieux.

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09 mars 2019

LES FEUX DE LA FOI

 

 

 

LES FEUX DE LA FOI

 

Didier FEDOU

 

 

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feux fedou

 

 

Présentation de l'éditeur

"Constantin appela ses hommes, on s'est mis en route. Aux halles, l'air empestait la fumée, la poussière, et la couenne brûlée. Les allées s'étaient vidées, on entendait des gens gueuler à l'aide, mais de l'aide à quoi ? La fumée n'était pas celle d'un incendie, ça ne ressemblait pas à une attaque, je ne voyais aucun danger imminent. Des gens étaient restés pour en aider d'autres assis par terre, l'air sonné, poussiéreux, du sang aux oreilles, parfois écorchés par des gravats, qu'on trouvait en grande quantité partout au sol. Les marchands pliaient leurs étals en hâte ou se contentaient de les épousseter. L'un d'eux nous désigna le fond de l'allée, vers notre suspect favori : Imir Tassen.
Une poussière épaisse y flottait encore, on y évacuait des villageois ensanglantés, mais je ne vis aucune blessure sur eux. Les toiles des étals, les murs, le sol, les gens, étaient à la fois blancs de poussière et rouges de sang. J'avisai un civil qui regardait la scène en se frottant les oreilles. Couvert de rouge, mais pas le sien.


– Qu'est ce qui s'est passé ?


– Quoi ? J'ai les oreilles qui sifflent !


– Qu'est ce qui s'est passé ?


L'homme était éprouvé, il s'essuya les lèvres en les barbouillant de sable écarlate.


– Il a... il buvait dans sa flasque et fumait sa pipe, et puis... bam !


Et de nous désigner l'endroit où s'était trouvé l'étal de Tassen, mais il n'y avait plus rien. Bouteilles et tonnelets dispersés, brisés, des éclats de verre brillant partout, des flaques de liqueur qui achevaient de brûler en flammes bleues. Le chariot renversé sur le côté, ses bâches soufflées, encore du sang sur le tout. Au milieu de la dévastation, je vis les chausses de Tassen et grimaça d'horreur : au dessus des genoux, l'homme avait disparu, et je compris d'où provenait tout ce sang pulvérisé partout.


Imir Tassen avait explosé."

 



Le capitaine Luderik Aghraddon se trouve cette fois confronté à des évènements qui le dépassent : presque au hasard, des gens explosent. Qu'est ce qui peut bien faire exploser des gens ? Peut-être bien des sorciers ? Peut-être bien des démons échappés de l'enfer ? C'est ce que croit un Inquisiteur venu purifier le village, c'est ce dont il est persuadé : trop de mécréants, trop d'impurs, une terre fertile aux incubes ! Lorsque le temple prend feu au cœur de la nuit, que les flammes ronflent comme la respiration du diable, et qu'autour plusieurs hommes éclatent en morceaux, il n'est pas difficile de le croire


Pour Luderik, il y a forcément une explication, tout comme une justification, car si ces morts sont prémédités, il y a bien un coupable, et avant de fouiller dans le bestiaire infernal, il faut fouiller dans le cœur des hommes. A qui profite le crime ?

 

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Il existe (à ma connaissance) trois aventures du Capitaine Ludérik Aghraddon. Je vous ai parlé de la première, je vous ai parlé de la troisième, voici celle du milieu. J'aime bien Ludérik, vous le savez, et le retrouver encore une fois dans ses aventures fut un vrai plaisir, comme retrouver un vieux copain qui vous donne de ses nouvelles.

Dans cette nouvelle-ci, Ludérik est en train de tout préparer pour partir en retraite, il fait le tri dans son bureau, classe ses affaires, en compagnie de Karl, capitaine destiné à le remplacer. Quand arrive u, message de Constantin, sergent ayant servi sous les ordres de Ludérik. Il est en charge du maintien de l'ordre dans un village à quelques encâblures de la ville. Constantin demande de l'aide. D'emblée, l'affaire semble grave : constantin est un gars hyper capable, donc s'il demande de l'aide, c'est qu'il ne sait plus quoi faire. Une mort inexpliquée, peut-être de la magie, voire de la sorcellerie. Ludérik se la joue Roger dans l'arme fatale, il est trop vieux pour ces conneries là, et il est quasi à la retraite. Il n'a pas envie d'y aller. C'est sans compter avec Karl. Lui, ça l'intéresse. 

Bon, ben en route alors.

Arrivés sur place, les voici directement dans le vif du sujet. Un bouilleur de cru a explosé. Comme ça, bam. Il fumait tranquillou sa pipe sur le perron de sa maison quand soudain, il a explosé. Pas un truc à côté qui aurait pris feu, genre son alambic, non, non, c'est le mec qui a explosé, dispersé aux quatre coins de son jardin. Glauque. Et inexplicable. A peine l'enquête commencée, eh bien, re bam bam, des villageois explosent de ci de là. A n'y rien comprendre. Evidemment, tout le monde songe à de la magie, le curé du village en premier. Il prend les choses en main en contactant ses supérieurs. Une affaire de magie? Peut-être de démon?? L'église est réactive dans ces cas-là. Pas le temps de dire ouf qu'un Inquisiteur arrive sur les lieux. Comme si des hommes qui explosent ne suffisait pas, l'Inquisiteur ajoute sa touche perso : un bûcher!!!

Ca chauffe au village!!!

 

Comme je vous l'ai dit plus haut, retrouver Ludérik a été comme retrouver un vieux copain. Je le trouve attachant ce bougon. J'aime beaucoup le style de Fédou, j'aime son vocabulaire, comme on dit : j'achète! Néanmoins, je n'ai pas été prise par un suspens haletant. Quasi du début de l'enquête, on voit dans quel sens ça va partir, on comprend même vite fait qui est le vrai méchant de l'histoire. J'ai connu Didier Fédou plus inspiré. Mais je me suis quand même régalé de ma lecture! Didier revient!!!!

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22 juin 2018

LES CHATS

 

 

 

LES CHATS

 

Didier FEDOU

 

 

 

chats fedou

 

 

 

 

" Benard me fait la conversation, me demande d'où je viens, quelques précisions sur ma vie passée et mon départ en retraite. Puis il me parle de lui, de ses chantiers, la canicule de cet été, la bouteille se vide, le saucisson connaît un mauvais sort. De temps en temps, il salue une connaissance qui passe de l'autre côté de la rivière, des gens de sa condition, gars du peuple, ouvriers et manœuvres, jamais aucun des quelques bourgeois qu'on voit se pavaner à une ou deux reprises. Je coupe son babillage :


– Gregott m'a parlé de certaines familles dans le village, des gens plutôt aisés.


– Y l'a voulu parler des quatre Familles, ouais. Té, 'gardez voir !


Un couple longe les quais, un jeune homme en redingote écarlate et chapeau malgré la chaleur, et sa compagne avec une robe longue et bouffante comme une meringue, qui même sous les platanes s'abrite d'une ombrelle ourlée de dentelles. Ils n'auraient pas dépareillés dans le palais du duc de Darwenn.


– La troisième génération des Familles. Lui, c'est Vektor Tarpeldt, et elle, Mona Jakobus. Y'a aussi les Lerkrhol et les Symylosky. Les quat' Familles, y sont installés ici d'puis toujours et tant riches qu'y travaillent pas et font travailler les aut' pour eusses.


Ce qui explique donc le nombre faramineux d'employés étrangers. C'est très fréquent, dans toutes les villes du monde je pense, que les plus anciennes et plus aisées dynasties influencent leur patelin, mais je n'ai jamais entendu parler d'une communauté si bien cloisonnée : quatre familles, trois générations, et des employés en quantité. Mais peut-être bien aussi que faire ma démonstration à Gregott m'a échauffé l'esprit, tandis que l'inactivité et l'ennui viennent à me peser. Je vois alors des curiosités là où il n'y en a pas..."



Au terme d'une carrière riche en aventures et en émotions, le capitaine Aghraddon peut enfin partir en retraite. Il se trouve une charmante maisonnette dans un petit village du sud, un coin de paradis qui promet les fruits de la vigne, la sieste sous les saules et la pêche au goujon. Un repos bien mérité.
Il ne lui faut donc pas plus de quinze jours pour commencer à s'ennuyer ferme, et part donc à la découverte de ce village. Qui sous ses beaux atours cache quelques secrets dans ses familles de notables. Et bientôt, fini la tranquillité, un mort est découvert. Les coupables ? Des chats. Et une lettre anonyme : "Mort aux collabos, livrez le Registre Rouge !"
Puis encore des chats, des meutes entières, qui deviennent fous et attaquent tout ce qui bouge...



Après "L'Ogre" et "Les feux de la Foi", retrouvez le capitaine Luderik Aghraddon dans une nouvelle enquête, un polar fantasy se déroulant dans l'univers des Terres de Légendes, du même auteur.

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Je suis un poil en retard sur mon blog (déjà que j'y passe pas souvent! LOL) donc je vais vous la jouer flemmarde et vous faire un copier-coller du commentaire que j'ai laissé sur amazon pour cette nouvelle. (commentaire laissé le 10 juin dernier)

C'est avec grand plaisir que l'on retrouve ici le capitaine Ludérik Aghraddon. Un capitaine à la retraite, Ludérik quitte la garde après quelques décennies de bons et loyaux services, il n'aspire qu'à une chose, une vie tranquille, une petite maison, un petit jardin, et personne pour venir s'occuper de ses affaires. Pas compliqué quoi.
Manque de bol, il se passe toujours quelque chose dans les Terres de Légendes, et l'auteur, c'est Fédou, pas vraiment le genre à vous pondre un texte pour vous expliquer comment bien réussir votre tarte aux pommes. Voilà-t-y pas qu'on retrouve un homme mort. Petit fils d'un des grands pontes du village dans lequel Ludérik a posé sa valise. Le capitaine Aghraddon, à la limite, ça n'est pour lui qu'un fait divers. Oui mais voilà, le mort, il n'est pas décédé genre tombé de son cheval ou détroussé par un brigand de passage, non, il aurait plutôt l'air d'avoir été griffé à mort. Par des chats??? Et la police sur place, c'est un sergent, certes à l'air bien gentil, mais surtout à l'air bien dépassé, et franchement pas aidé par ses hommes, jolie bande de bras cassés. Saccager le début d'une enquête, ça l'énerve Ludérik, donc il intervient, et évidemment, le voici impliqué dans l'histoire.... Du coup, c'est parti pour une enquête façon Hercule Poirot. Tout dans l'observation et la déduction. Avec des chats. Ca peut paraître curieux comme arme du crime, mais, c'est efficace.
Efficace comme la narration de Didier Fédou, toujours aussi bon, toujours aussi prenant. Monsieur Fédou semblait avoir annoncé un petit arrêt de l'écriture en début d'année, finalement il revient, et en grande forme! Yes!!!!
Voilà voilà. Sur ce, je m'en vais terminer LES FEUX DE LA FOI, que j'ai dans ma PAL depuis des mois mais que je n'avais pas encore ouvert. Suis vraiment à la ramasse niveau lecture!!!

15 avril 2018

NICOTINE

 

 

 

NICOTINE

 

Dider FEDOU

 

 

 

 

 

 

NICOTINE

 

 

 

Patrick crevait d'envie (clope) d'une cigarette.

Une semaine qu'il (clope) avait arrêté, luttant (clope) contre l'envie à chaque instant, toujours (clope) hésitant à s'arrêter au tabac du coin pour s'en prendre (clope) un paquet, cédant alors, il ne le savait que trop bien (clope), à la tentation. Il se cherchait même des (clope) excuses à présenter à sa femme, cette sorcière (clope) qui voulait absolument le désintoxiquer, prétextant (clope) une charge de travail excessive, le stress (clope) ou tout simplement le (clope) fait établi et immuable que c'était (clope) lui le patron à la maison, jusqu'à ce (clope) qu'elle hausse ce fameux sourcil, celui qui laissait entendre : « tu es bien sûr de ce que tu prétends ? »

Alors il trompait l'envie (clope) en suçant ses stylos ou des pastilles au menthol. Il avait bonne haleine (clope) mais ça lui filait la chiasse. Il buvait du café très fort et très sucré, mais (clope) ça l’empêchait de dormir, il restait la première partie de la nuit (clope) les yeux écarquillés dans le noir, avec cette boule de nerfs (clope) à l'intérieur, qui réclamait à coups de dents et de (clope) griffes sa dose de nicotine. Il s'était surpris, au bureau, à rejoindre (clope) ses collègues à la pause uniquement pour (clope) inspirer à pleins poumons (clope) leur fumée. Une fois ou deux, on lui en avait (clope) proposé une petite et après un terrifiant combat intérieur (clope), il lâchait un timide « non merci, j'ai arrêté ». Mais (clope) l'envie s'était réveillée, (clope) la boule de nerfs qui criait (clope) en lui et (clope) qui ne lui laissait (clope) pas de répit (clope) lui dévorait (clope) les entrailles pour (clope) laisser un (clope) grand vide qui ne serait (clope) comblé (clope) qu'avec (clope) une (clope) (clope) (clope)

– Ta gueule ! hurla-t-il en serrant les poings.

Ses collègues sursautèrent et le regardèrent avec de grands yeux, comme s'il venait tout juste d’apparaître en criant depuis une autre dimension, celle des Repentis de la Fumette. Pause de dix heures avec café-gobelet. Ciel grisâtre pas beau. Martine de la comptabilité, la quarantaine trop maquillée, la cigarette entre deux doigts aux ongles rouges, Jennifer et Patricia, les deux potiches de l'accueil, serrées dans leurs manteaux noirs, Philippe de l'informatique, le lèche-botte du service. Lui, il ne fumait pas, il crapotait, ça se voyait, il faisait semblant pour avoir un prétexte, pour être à coté de M. Jacques, le directeur adjoint. Tous la (clope) au bec, dents jaunes, haleines chargées, frissonnant dans leurs beaux costumes et leurs tailleurs gris mais bravant le froid du trottoir pour tirer sur le cancer.

– Et bien ! fit M. Jacques. Qu'est ce qui vous prend ?

Patrick sentit le pourpre lui monter aux joues. Déjà, il n'avait plus rien à foutre parmi eux (sa place était désormais à l'intérieur, dans la salle de pause, avec les andouilles qui ignoraient tout du plaisir des inhalations de goudron et de cyanure d'hydrogène), en plus il était sous le vent, sa technique pour respirer la fumée de ses collègues en tabagisme passif ne fonctionnait pas aujourd'hui.

– Pardon, je sais pas ce que... J'arrête de fumer, vous comprenez ?

 

 

Lorsque les Bourdons envahissent le pays, gros comme le pouce et très agressifs, personne ne sait d'où ils viennent, ni pourquoi ils s'en prennent à certaines personnes. Quelque chose doit les attirer...

Première édition dans la troisième anthologie des éditions Malpertuis.

Abonnez-vous au blog de l'auteur, Claire lune et plein obscur : http://mellyanntest.over-blog.com/

 

 

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Nouvelle assez sympa quand on est une non fumeuse qui en a un peu marre des fumeurs indélicats qui sèment leurs mégots un peu partout sur son trottoir... Ou une non fumeuse qui circulait avant en vélo et qui se prenait régulièrement des mégots dans la tronche, mégots lancés par les fumeurs depuis leur fenêtre de voiture (j'ai même eu une fois une ravissante brûlure sur l'arête du nez, j'étais pas énervée du tout du tout)

Nouvelle un peu moins sympa quand on est une non fumeuse qui vit avec un fumeur. Eh oui, personne n'est parfait, je vis avec un fumeur.... D'ailleurs, à y bien réfléchir, tous mes ex étaient fumeurs. Sûrement pour cela que l'odeur de fumée et de tabac ne me gêne pas (oui, ce qui me gêne, c'est la saleté engendrée par les cigarettes : mégots, cendres, dépôts jaunes sur les murs...).

Nouvelle donc un peu moins sympa quand on vit avec un fumeur, parce que les fumeurs, ils s'en prennent un peu beaucoup plein la tronche dans ce Nicotine. Je reconnais bien là toute la délicatesse du Sieur Fédou. Grand méchant va!

Pas la peine de vous raconter l'histoire, si je fais ça, je vous gâche le plaisir. Je ne peux que vous recommander de lire Nicotine. Mais en vous précisant quand même que je n'ai pas trouvé cette nouvelle hyper transcendante, plutôt prévisible. Un décrassage de stylo pour Didier Fédou! (oui, j'aime à m'imaginer que les auteurs écrivent au stylo, à l'ancienne, je sais, je rêve!! LOL)