LES LECTURES D UNE TRENTENAIRE AVERTIE

23 avril 2017

Miss Pérégrine et les Enfants Particuliers / tome 1

 

 

 

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS

 

Ransom RIGGS

 

 

 

Jacob Portman, seize ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du Pays de Galles, où ses parents l'avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d'un orphelinat pour enfants "particuliers". Abe y côtoyait une ribambelle d'enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des "Monstres".


Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s'enfuit sous ses yeux. Bouleversé, il part en quête de la vérité sur l'île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n'a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ?

 

 

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Un message sans photo, j'ai un problème de plug-in avec mon adobe...

 

Les Enfants Particuliers, j'en ai entendu parler pour la première fois avec Tim Burton et son film. Ca avait l'air bien sympa. Mais comme d'habitude, avant d'aller voir le film, j'ai voulu lire le livre. En regardant les interviews de Burton, j'avais cru comprendre que Les Enfants Particuliers était un bouquin qu'il avait adoré lire quand il était gamin. Quand après quelques minutes de lecture, je me suis rendue compte que le héros, Jacob, avait un téléphone portable en poche et envoyait des sms avec, j'ai compris que quelque chose m'avait échappé. Moi qui m'enthousiasmais à l'idée de lire de la littérature un peu vieillote, j'ai vite déchanté. M'enfin bon, maintenant que le bouquin était acheté, je n'allais pas le jeter (car oui messieurs-dames, oui, je l'ai acheté en vrai livre, avec du papier!!! oui oui oui!!!)

 

Jacob est donc un jeune ado, un peu solitaire, avec un grand-père qui le gave d'histoires farfelues depuis son plus jeune âge. Quand il était gamin, les histoires de papy, ok, merveilleux on y croit. Puis Jacob a grandi, et les histoires de papy, c'était comme la légende du père Noël, rien de vrai là-dedans. Et papy qui se vexe quand on lui dit que non c'est pas vrai. Du coup, ben, seule explication : papy décaroche grave. Choc des générations......

Mais Jacob reste néanmoins proche de son grand-père. Jusqu'au jour où Abe lui téléphone et semble limite paniqué, genre "ils arrivent". Jacob qui était au taf quitte donc son poste pour aller voir son dingo de grand-père. Et là, surprise, pas de grand-père à la maison, en revanche un rude bordel et des traces de sang. Jacob part à sa recherche et finit par le retrouver pas très loin de là, raid mort. A priori à demi bouffé par des chiens errants. Gore. Les Enfants Particuliers est un bouquin jeunesse je le rappelle, perso, j'ai trouvé ça un peu too much comme mort pour des gamins. Ensuite, vous me direz que les gamins de maintenant, hein, mis à part si on les élève chez les Mormons, ils vont plutôt trouver que papy bouffé par des chiens c'est plus cool que gore...

Jacob est bien sûr sous le choc et commence à tomber en déprime. A tel point que ses parents l'envoient chez le psy. Ce que Jacob encaisse assez mal, mais pendant ce temps-là, au moins, on lui fout la paix.

En fouillant dans les affaires de son grand-père, Jake découvre tout un tas de photos illustrant les histoires de papy. Des histoires où il lui racontait les talents de ses amis particuliers : un enfant invisible, une fille à la force herculéène, une autre qui peut s'envoler dans le ciel comme un ballon gonflé à l'hélium... Et si finalement c'était vrai? Hum, non, les photos ont l'air quand même truquées. Pfff, sacré grand-père. Jacob trouve un renseignement pouvant le mener là où son grand-père aurait soit disant passé sa jeunesse parmi ces enfants particuliers. Une petite île près du Pays de Galle. Il en parle à son psy. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, non seulement le psy ne se paie pas sa tête mais en plus, il l'encourage vivement à suivre ce chemin vers le passé....

Le jeune Jacob part donc accompagné de son père vers cette île.

Après quelques jours de visites en long et en large dans l'île, Jacob finit par découvrir et rencontrer le passé de son grand-père. Et c'est le choc. Ainsi donc papy ne décarochait pas. Il disait la vérité. Commence l'aventure. Commencent les rencontres passionnantes et passionnées. Une aventure dangereuse. Des rencontres dangereuse également...

 

Perso, je n'ai pas été super emballée par cette lecture. C'est sympa, hein, mais l'histoire est assez visuelle et la narration n'est à mon avis pas assez descriptive. C'est un peu plat. Bon, ensuite, c'est du "jeunesse", trop de description et les gamins vont vite en avoir marre et fermer le bouquin. C'est sûrement pour cela que le bouquin est truffé de photos des enfants particuliers. Plutôt que de les décrire sous toutes les coutures, autant les montrer. Bonne idée. Du moins en livre papier, oui, c'est une bonne idée. Mais moi vous me connaissez, je suis hyper à fond dans les bouquins numériques, donc au bout de quelques chapitres, tourner de "vraies" pages, ça m'a vite saoulée, alors zou, achat en kindle. Et les photos sur liseuse, c'est franchement nul. On ne peut pas les agrandir, elles sont toutes petites sur l'écran, et franchement, on ne voit rien. Laborieux quoi. Du coup j'ai passé mon temps à aller de la liseuse au livre. Ca tournait un peu au ridicule, ha ha ha...

La narration m'a donc semblée assez plate. Et l'histoire également. Un peu plate. Un petit manque de punch on va dire. C'est le problème quand on a pour référence "jeunesse" un certain Harry Potter, on s'habitue à un rythme nettement plus speed.

 

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07 février 2017

Le Messager du Parc

 

 

 

LE MESSAGER DU PARC

 

Cédric Charles ANTOINE

 

 

 

 

messager

L’OBSESSION DU BONHEUR CONDUIT PARFOIS AU DÉSASTRE !


Dans un jardin public au cœur de Paris, à l’heure où les joggeurs envahissent les allées, un homme en costume semble affalé, comme prostré, sur un banc. Un vieillard presque aveugle s’arrête devant lui, s’assoit, puis engage la conversation. Une voix apaisante et un sens de l’écoute vont inciter Chris à se confier au vieux borgne. À l’issue d’une longue discussion, l’étranger au crépuscule de sa vie lui suggère une solution inattendue afin de résoudre ses problèmes.

Chris comprend qu’un chemin inexploré se dessine enfin devant lui. Une énergie débordante, absente depuis des mois, l’envahit soudainement et l’encourage à convaincre ses proches d’accepter cette proposition extrême. Sous l’influence du messager, il entame une action spectaculaire pour protéger les siens d’un naufrage annoncé.

Sur fond de scandale politique et d’affaire criminelle hors du commun, un mécanisme irréversible entraînera ce père de famille dans une odyssée dramatique aux confins des Highlands.

Pour jouir de sa fortune sereinement, quelle qu’elle soit, il faut parfois connaître l’infortune pour en apprécier les contours...

PROLOGUE


Une vie hybride entre ville et montagne l’avait condamné à ne plus pouvoir choisir. Il subissait les contraintes d’une organisation familiale et professionnelle qui l’écrasaient dans un quotidien torturé, jalonné d’obligations. Sa femme, ses enfants, son entreprise, tout était parfaitement orchestré, échappant aux imprévus les plus exotiques. Malgré une certaine réussite sociale, il aspirait à plus de simplicité, plus d’authenticité et moins de rationalité. Pour rompre le cycle infernal de son enfer intérieur, il espérait briser ses chaînes en quête d’une solution salvatrice pour lui et les siens. Son comportement, incompris par son entourage, l’enfermait dans une attitude rebelle parfois brutale pour exprimer des envies que beaucoup de personnes qualifiaient de caprices. Peu de gens pouvaient se prévaloir d’un tel confort, mais lui ne revendiquait pas l’opulence matérielle comme unité de mesure du bonheur. Quand il prit sans concertation la résolution soudaine de s’échapper, il bascula sur le sentier de l’inconnu, livré à lui-même à la rencontre d’un drame non programmé. Croyant quitter provisoirement une vie trop bien réglée pour en comprendre le sens, cet homme pétri de bonnes intentions plongea sans retenue dans les bras du mal.

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Je change un peu d'auteur indé. Y a pas que Fédou et Vandroux dans la vie, quoi! hé hé hé... Donc, un pti nouveau dans ma PAL. Cédric Charles Antoine.

L'histoire : Chris est un montagnard pur jus, qui commercialise des objets Made in Montagne. Son business étant florissant, il a pris un associé (un copain d'enfance) et a délocalisé ses bureaux à la ville. A Paris. Paris où il déprime loin de ses montagnes (oui, oui, vous aussi, vous le voyez le cliché à la Heidi, mais je vous rassure, on ne va pas voir Chris gambader dans les alpages au milieu des chèvres au bout de quelques pages).

Notre grand gaillard est marié à Sophie. Citadine indécrottable, hyper connectée, adorant le shopping et la vie trépidante des grandes grandes villes. Autant dire que, elle, la montagne, ça la gagne pas! Vivre à la montagne??? No way!!!

Mais Chris y croit. Cela fait quelques années qu'il vit à Paris par amour pour sa femme, et regagne sa montagne natale un week-end tous les quinze jours. Et pourquoi ne pas faire l'inverse maintenant? Vivre à la montagne et ne retourner à Paris qu'un week-end sur deux? Hein, Sophie, hein?

Sophie donne illico sa réponse. Même pas en rêve!!!

Du coup, le grand gaillard perd un peu ses nerfs. Engueulade avec sa femme. Puis engueulade avec son associé. Puis envie de trucider tout le monde. Bref, burn out imminent. Mais ouf, bouffée d'air pur dans la vie merdique de Chris, tout à fait par hasard, dans un parc où il s'est installé pour souffler un peu, Chris rencontre un petit vieux tout rabougri, borgne (l'auteur insiste sur le fait qu'il est borgne, donc, je relaie l'info), qui pour faire court lui dit qu'on n'a qu'une vie. Carpe Diem quoi. Chris n'a qu'à se prendre un genre de congé sabbatique, voyager, voir du pays, voire voir du monde.

Mais quelle bonne idée que voilà! Chris organise tout en deux temps trois mouvements. Réconciliation avec sa femme et son pote, il fait son sac à dos, et adios, le voilà parti. Il se prend un break de 100 jours.

Ce serait une histoire-aventure bien plan plan si Mr Antoine ne nous narrait pas en parallèle la folle évasion de deux psychopathes enfermés en Grande Bretagne. Deux barges qui trucident à tour de bras. Des bains de sang. Un homme et une femme, un joli petit couple bien gore.

Deux histoires distinctes. Qui finissent par se rejoindre. Puis par se séparer. Pas vraiment en délicatesse.

Mon ressenti dans tout ça. L'histoire, en elle-même, c'était sympa. Même si à la fin on voit venir que certaines victimes qu'on croyait innocentes sont en fait les bourreaux. C'est la narration qui ne m'a pas trop plu. Niveau vocabulaire, ça va, c'est bien. Pas de coquilles non plus. La relecture est impeccable. Vraiment, la narration qui m'a chiffonné. Nous avons un narrateur neutre qui raconte les faits en utilisant du "il" (narration classique quoi), et puis nous avons Chris qui à intervalles réguliers devient celui qui raconte, l'histoire est donc au "je". C'est sûrement une façon de donner du dynamisme à l'histoire, mais perso j'ai trouvé ça un peu lourd, je trouvais que ça ralentissait l'action.

Je n'ai pas aimé non plus la façon dont le temps s'écoulait. L'auteur peut passer des paragraphes entiers sur une anecdote, avec pléthore de détails (genre le décès de la soeur de Chris quand il était petit, anecdote qui finalement ne sert à rien dans l'histoire), et passer deux phrases, voire juste une seule, sur des mois entiers du périple de Chris. Des "aventures" qui lui arrivent dont on aurait aimé avoir plus de précisions, histoire de bien s'imprégner de l'atmosphère, histoire de bien faire monter le drame psychologique. Il y a bien des choses que l'auteur aurait pu développer, tant du point de vue de Chris que du point de vue des deux cinglés. Bien faire monter la pression dans toute la partie en huis clos de cette histoire, façon cocotte minute. Mais là, non, une phrase et on passe à autre chose. Ca m'a beaucoup déçue.

De même j'ai été déçue par le final. Non pas par ce qu'il se passe, pas par le fond, déçue par la forme. Encore une fois c'est trop rapide, pas assez décrit. Ca manque de développement. Si je devais donner une métaphore culinaire, je dirais que Cédric Charles Antoine s'est déchiré à préparer un super appareil à soufflé, il a bien fait attention au moule, il a préchauffé le four juste comme il faut. Et il ouvre la porte du four avant la fin de la cuisson. Le soufflé retombe. C'est raté. vous voyez ce que je veux dire?

bref, c'est pas trop mal mais ça ne m'a pas super transcendé...

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20 janvier 2017

L'indé panda - magazine - numéro 1

 

 

L'INDE PANDA

magazine indépendant - numéro 1

 

 

 

indepanda 1

 

 

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L'Indé Panda, qu'est-ce que c'est ?

Un projet - sans doute un peu fou - lancé par une communauté de passionnés d'histoires en tout genre.

Depuis quelques années, de plus en plus d'œuvres sont proposées par des auteurs indépendants, qui s'affranchissent ainsi des maisons d'édition, pour au moins certains de leurs ouvrages.
Mais comment savoir quel livre acheter ?

Lors de nos discussions avec des lecteurs, nous nous sommes rendu compte que certains n'osent pas franchir le pas. Peur d'être déçu (s'il n'est pas publié classiquement, c'est que personne ne veut de lui) ou encore sceptique quant au prix bien souvent plus faible (c'est pas cher, ça ne doit pas être terrible).

Et l'auteur indépendant, comment peut-il attirer de nouveaux lecteurs ? Se faire connaître sans une équipe de communication derrière lui ?

 

L'Indé Panda est né pour satisfaire autant le lecteur que l'auteur « indé ».

En lisant les nouvelles de ce magazine, vous rencontrerez sans risque - si ce n'est celui de tomber sous le charme - de nouvelles plumes. Libre à vous d'aller découvrir l'ouvrage proposé par l'auteur dans l'espace promotionnel qui suit chaque texte.

Divers genres (SF, fantasy, romance, politique fiction, etc.) sont représentés dans ce recueil, vous trouverez certainement votre bonheur.


Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à la lecture de ce premier numéro.

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Qu'en voilà une bonne idée! Bonne idée que je mets un peu de temps à vous faire connaître, ce numéro 1 étant sorti le 22 septembre 2016, et l'ayant moi-même acheté le 1er octobre. Comme d'hab, je laisse passer une éternité entre l'achat et la lecture. La bonne nouvelle, c'est que n'étant pas un magazine papier, près de quatre mois après sa sortie (le numéro 2 est déjà sorti, et j'ai vu passer sur facebook un appel à textes pour le numéro 3), ce magazine est toujours dispo en ligne sur mon site culturel favori. La magie du numérique!

Dans ce numéro, douze nouvelles d'auteurs indépendants. Douze auteurs dont je n'avais absolument jamais entendu parler. Magnifique hein! Les indés, c'est un peu ma spécialité, j'en lis pas mal (oui, allez-y, dites-le, toujours la même bande!), et je connais de nom tout un tas d'autres. Et quand je dis "autres", c'est pas que deux, c'est une bonne tripotée. Du coup, j'apprécie de découvrir encore d'autres indés. Quand je vous dis que lire les e-auteurs est un puits sans fond de lecture, je n'exagère pas.

Les douze nouvelles (et les noms des douze ptits nouveaux) :

Dépendance - Nathalie Bagadey


Le Chef d'œuvre de Maître Osato - Patrice Dumas


La Femme sans visage - Marie Havard


A cœur perdu - Edith Couture Saint-André


L'Horloger - Dean Venetza


Celui qui protège - Ghaan Ima


Crocodile - Balthazar Tropp


Votez Blanc ! - Bouffanges


Ad vitam aeternam - Amria Jeanneret


Photos volées - Philippe Deniel


Le Monolithe - Khalysta Farall


La Mouche - Véronique Gault

Voilà.

Qu'est-ce que j'en ai pensé? Eh bien : tout et rien! Les nouvelles sont toutes bien écrites, chacune avec son ambiance, son style, sa narration. Du très bon niveau. Je n'ai vu qu'une seule coquille, un "s" qui manquait à un pluriel, c'est vous dire le drame.

Pour ce qui est des histoires racontées, bon, il faut le dire, je n'ai pas été transportée. Elles sont sympa hein, pas de doute là-dessus. Mais que voulez-vous, moi, les nouvelles, vu que c'est par définition un format court, je veux qu'elles m'emmènent quelque part, qu'elles me percutent, qu'elles me causent quoi. C'est le souci à lire du Fédou et du Jomunsi (lui, je ne vous en parle pas souvent, mais je le lis beaucoup sur Facebook où il partage régulièrement ses écrits), ces deux-là m'emmènent! me percutent! me causent! Passer après eux, faut s'accrocher. Mais je le redis, les douze nouvelles de cet Indé Panda sont très bonnes. Vraiment, je ne regrette la lecture d'aucune d'entre elles, à aucun moment je ne me suis dit "put*** heureusement que c'est gratuit, parce que payer pour ça, le crève coeur". Non non non, elles sont bonnes. La sélection de l'équipe de l'Indé Panda a vraiment été très bien faite. Je compte d'ailleurs bientôt lire le numéro deux. Histoire de rencontrer encore d'autres indépandants. Et histoire d'être solidaire avec les pauvres hères qui comme moi ont choisi la dure voie de la lecture indé (lire des indés, ce n'est pas tous les jours très drôle : on lit des trucs super sympas, qui sont super inconnus du grand public, difficile de trouver quelqu'un qui partage mes lectures et avec qui en parler). L'équipe de l'Indé Panda fait vraiment un travail extraordinaire de recherche, de sélection, ils se cassent vraiment la tête pour nous faire partager leur amour des textes bien écrits et faire émerger d'excellents auteurs.

Parlons du petit "+" qui montre que Indé Panda est quand même un magazine et pas juste un recueil de nouvelles. Après chaque histoire, nous avons une petite présentation de l'auteur (écrite par l'auteur lui même), avec sa photo, son actualité, ses titres phares. Un lien vers sa page Facebook, ou son blog, ou sa page auteur sur Amazon.

Je mets une mention spéciale à la nouvelle de Patrice Dumas. Celle-ci sort du lot. Il ne s'y passe rien de spécial, ni en bien, ni en mal, l'histoire est d'une banalité absolue, limite on s'endort en la lisant. On attend désespérément qu'il s'y passe quelque chose. Et la fin arrive. Et on se prend les deux dernières phrases dans la gueule. Oui oui, en plein visage c'est trop poli, je le redis : dans la gueule! Comme je disais plus haut avec Fédou et Jomunsi : percutée!

14 janvier 2017

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

HARRY POTTER ET LE  PRISONNIER D'AZKABAN

J.K. ROWLING

AZKABAN

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Sirius Black, le dangereux criminel qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée à Poudlard. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace ?

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Allez, j'ai accouché, je suis de nouveau autorisée à lire des indépendants, mais je n'ai pas résisté à la lecture de ce Harry Potter. Comme vous le savez, j'ai toute la série en anglais, je l'ai lue et relue je ne sais combien de fois, mais pour mes enfants, je me suis mis en tête de leur acheter la série en français. Comme j'ai déjà commenté les tomes 1 et 2, j'ai acheté le tome 3, in french.

Tome 3 = 3ème année à Poudlard pour Harry. Comme d'habitude, l'histoire commence chez l'oncle Vernon. Comme d'habitude, Harry et l'oncle Vernon sont en bisbille, comme d'hab, ça tourne au vinaigre. Harry fait ses bagages et s'enfuit de la maison. Quand y'en a marre, hein, on se barre! Harry est ramassé par le magicobus. Un bus qui sillonne l'Angleterre et emmène les sorciers où ils veulent. Ok, Harry demande à être déposé au chemin de traverse.

Dans le bus, il a plutôt le blues notre Harry. Il a quitté la maison de l'oncle Vernon après s'être énervé contre la tante Marge (la soeur de Vernon). Il était tellement en fureur que, accidentellement, il a transformé la tante en ballon de baudruche énorme, elle flottait carrément au plafond la tantine. Or, Harry sait très bien qu'il n'a pas le droit de pratiquer la magie en dehors de Poudlard. L'année dernière, Dobby, l'elfe de maison a fait de la magie chez Vernon. Le ministère de la magie n'a pas apprécié cela du tout du tout. De la magie pratiquée chez Vernon, pour le ministère, ce n'était pas Dobby (qui n'avait rien à faire là-bas), c'était Harry. Qui s'est pris un avertissement sévère : ok pour cette seule et unique fois jeune homme, mais à la prochaine incartade, c'est le renvoi direct de Poudlard! La disgrâce totale!! Donc, évidemment, tante Marge qui plane près du lustre, même de façon accidentelle, c'est une utilisation illicite de la magie. Adieu Poudlard!!

Descendu du bus, Harry se fait directement intercepter par Cornélius Fudge. Le Ministre de la Magie himself! Diantre! Harry savait bien qu'il était hors la loi, qu'il allait se faire renvoyer de Poudlard, mais que la sentence vienne lui être annoncée directement par le Ministre lui-même, c'est peut-être un peu disproportionné non???

Mais Fudge n'est pas là pour renvoyer Harry. Il est là en protection. Sirius Black, le deuxième plus grand sorcier criminel de tous les temps (la première place revenant évidemment à Voldemort) s'est échappé d'Azkaban. La prison des sorciers. Réputée inviolable. Et Sirius Black est sur la trace de Harry. Le monde magique se doit de protéger Harry, son héros.

Harry passe donc un mois dans le chemin de traverse, surveillé par toute la communauté magique. A la rentrée, il ré-intègre Poudlard, sous la surveillance des professeurs (dont le tout nouveau prof de Défense contre le Mal, Remus Lupin), du directeur Dumbledore, et surtout des gardiens d'Azkaban, venus là en renfort, les fameux Détraqueurs. Des êtres magiques qui se nourrissent de la joie et du bonheur des gens, leur simple présence près de vous fait ressortir les plus mauvais souvenirs que vous ayez, aspire toute votre joie de vivre, vous n'êtes plus que désolation. Qu'un seul Détraqueur vous embrasse, et vous mourrez intérieurement. Le corps est vivant, mais l'esprit n'est plus que l'ombre de lui même, n'est plus que désespoir. Bref, les Détraqueurs, du renfort très controversé. Mais très efficace.

Je vous passe les évènements. Harry Potter, on connait tous. Mis à part la joie de relire encore une fois cette histoire, j'étais surtout très curieuse de voir ce que ça allait donner en français. On est parfois tellement déçu par les traductions! Mais là, non, franchement, chapeau à Monsieur Jean-François Ménard. C'est impeccable! Du rythme, des mots simples mais pas enfantins, de belles tournures de phrases, de l'excellent travail, j'ai vraiment bien retrouvé l'écriture de JK Rowling et son univers. Très très bien!

Autrement dit, vous l'aurez compris, en tant que future lecture de mes enfants, je valide totalement ce bouquin!!

07 janvier 2017

La mort est une garce

 

 

LA MORT EST UNE GARCE

 

Baptiste BEAULIEU

 

 

 

 

 

garce

 

 

 

 

Un vieux médecin se souvient de sa première dissection, de son grand amour et de son goût immodéré pour la charcuterie espagnole. Une tranche de vie touchante, drôle et décalée.

Par Baptiste Beaulieu, auteur du blog "Alors voilà" (5 millions de visiteurs)

 

 

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Connaissez-vous Baptiste Beaulieu? Perso, je le suis un peu sur Facebook. Le mec est médecin, il sort régulièrement des petits billets. Désabusés, ou amusés, ou révoltés. Mais toujours bien écrits. Du coup, comme j'aime bien le style du bonhomme, j'ai été curieuse de voir sa production un peu plus littéraire. Car le bonhomme tient un blog également à ses heures perdues... Blog dont un bouquin d'anecdotes a été tiré. Sur mon site culturel favori, j'ai donc téléchargé ledit bouquin. "Alors voilà, 1001 vies des urgences". Et avant de me lancer dans sa lecture, j'ai repéré également cette nouvelle, "la Mort est une garce". Proposée gratuitement par l'auteur. Comme ça, cadeau. La date où j'écris ce billet ne le montre pas (nous sommes le 7 janvier), mais j'ai lu la nouvelle la semaine dernière, juste avant le Nouvel An. C'était un peu un cadeau de Noël ^^

Je mets un peu de temps à commenter, non pas que la nouvelle m'ait déplu et que j'y aille à reculons pour vous écrire trois mot dessus, non, mais si vous vous souvenez, je vous ai saoulé l'année dernière avec ma grossesse : figurez-vous qu'il m'est arrivé un truc dingue, à savoir que j'ai accouché!!! Diantre!! Quelle surprise hein? Accouchement fin novembre. Un petit garçon. Avec ma première, ma fille, qui me fait la joie de choper un peu toutes les cochonneries qui passent (rhino, grippe...) et qui me fait la joie de filer ses merdouilles à son tout petit frère. Autant vous dire que j'ai passé décembre dans le pipi, le popo, le vomi et la morve. Pas trop eu le temps de lire! Encore moins celui d'écrire...

La Mort est une garce, donc. Que voilà un titre prometteur et d'un joyeux à toute épreuve pour une reprise. Et pour fêter la Nouvelle Année 2017... La Mort est une garce, mais elle nous veut du bien. Car elle nous est présentée par Baptiste Beaulieu. Le Dr Beaulieu ne nous la présente pas comme un truc super sympa qu'il faut attendre avec joie, non non, mais plutôt comme un moment inéluctable, qu'il vaut mieux attendre de la façon la plus sereine possible.

Le héros est le narrateur. Le narrateur est mort. Un vieux chirurgien. Posé sur une table d'autopsie, sous un drap, attendant l'arrivée des étudiants en médecine, pour servir d'exercice de dissection. Il a lui même été celui qui apprend un scalpel à la main, cette situation le renvoie des décennies en arrière quand il était étudiant. De bons souvenirs a priori.

C'est une nouvelle, donc, je ne vous la raconte pas. Comme d'habitude. L'objectif de ce billet est plutôt de vous faire découvrir ce médecin. Allez faire un tour sur sa page facebook. Ca vaut le détour.


28 novembre 2016

Mort de Bunny Munro

 

 

MORT DE BUNNY MUNRO

 

Nick CAVE

 

 

 

 

 

 

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On sait que Bunny Munro va claquer. Sa femme l'a précédé au tombeau : suicide. Que faire du temps qu'il reste? Sillonner la côte sud de l'Angleterre, vendre des produits de beauté à de jeunes mamans célibataires. Bunny prend la route et n'oublie pas d'embarquer avec lui ses drogues, ses pulsions, ses fantômes et son fils de 9 ans, Bunny Jr, un petit génie qui ne lève pas le nez de son encyclopédie.

 

 

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Ca fait un bout de temps qu'il est dans ma PAL celui-là. Je voulais lire du Nick Cave. J'étais curieuse. Pour moi, Cave, c'est un chanteur. Nick Cave and the Bad Seeds. Si vous êtes curieux, allez faire un tour sur youtube et écoutez un peu, c'est à part on va dire. Je m'attendais donc à ce que l'écriture soit également à part.

 

Je ne sais pas si j'ai été déçue ou pas. Le style, ça va, ça ne m'a pas rebuté. Je m'attendais à du vulgaire, eh bien non, c'était plutôt pas mal. Je ne sais pas si c'est bien le style Nick Cave ou si c'est le traducteur qui y a mis un peu de sa sauce, mais perso ça a été, agréablement surprise on va dire.

La vulgarité, elle était dans le personnage principal, dans ce fameux Bunny Munro. La putain de tête à claques! Le looser dans toute sa splendeur. Vous vous rappelez la série Caméra Café? Vous vous rappelez Jean-Claude Convenant? Le même! Vulgaire, inculte, obsédé sexuel. Jean-Claude trompait sa femme. Bunny n'a plus ce problème, sa femme, Libby, lui a facilité la tâche. Lassée des infidélités de son mari, de son abandon, de sa vie de merde, Libby s'est suicidée. Bunny a quand même un problème. Régulièrement, il a l'impression de voir le fantôme de sa femme... Il a un autre problème. Haut comme trois pommes, il s'appelle Bunny Junior, son fils, leur fils, qu'il trimballe partout avec lui. Sous prétexte de lui apprendre le métier (oui, bon, il a neuf ans le môme, mais faut commencer tôt leur formation aux enfants).

Tout le long du bouquin, on oscille entre deux sentiments vis à vis de ce Bunny Munro. Etre à la limite de s'attendrir devant ce père paumé et déconnecté de ce qui est finalement la vraie vie. Et être à la limite de choper le bouquin et de le fracasser contre le mur, tellement ce personnage de Bunny Munro est infect. Commercial dans les cosmétiques, il utilise son métier pour multiplier les conquêtes en devenant l'amant occasionnel de ses clientes jeunes, et en profite pour utiliser son charme ravageur de play boy de bas étage pour forcer à la vente ses vieilles clientes. En gros, il "baise" ses clientes. Au propre les jeunes, au figuré les vieilles. Il trimballe Junior avec lui, et s'en occupe sans s'en occuper, en le laissant toute la journée à lire son encyclopédie dans la voiture et en lui donnant de la malbouffe en guise de repas.

On essaie de l'aimer ce Bunny, mais il n'y a rien à faire. La femme et la mère que je suis se révoltent à chaque page. Plus Bunny est pathétique, plus j'ai eu envie de le fracasser. J'ai rarement haï un personnage comme j'ai haï ce Bunny. Et c'est ça qui m'a fait lire le bouquin jusqu'au bout. J'avais beau être révoltée, dégoûtée, être emplie de sentiments hyper négatifs à chaque chapître, je continuais ma lecture. Parce que je voulais savoir comment Nick Cave allait lui faire finir sa vie au Bunny. Suicide? (mais Bunny est-il capable d'avoir des remords?) Meurtre? (mais y a t-il un mari assez jaloux pour trucider l'amant occasionnel d'une femme au foyer ultra cheap?) Cirrhose? (car cet enfoiré picole!) ou accident? (s'il te plait, Nick, non non, pas un accident genre renversé par une voiture, s'il te plait, pas ça!). Fallait qu'il crève ce co****!!!

Je ne suis pas sûre de vouloir recommander cette lecture, tellement elle m'a mise hors de moi. Ce bouquin fait réagir en tout cas, et c'est franchement bien. On a tellement de trucs à la con genre Levy sur le marché, que quelque chose qui sort du lot, ma foi ça fait du bien.

 

 

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24 novembre 2016

Harry Potter and the Chamber of Secrets / Harry Potter et la chambre des secrets

 

 

 

HARRY POTTER AND THE CHAMBER OF SECRETS

HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS

 

JK ROWLING

 

 

hp chamber

 

 

 

 

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Harry Potter is a wizard. He is in his second year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. Little does he know that this year will be just as eventful as the last...

 

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Toujours dans une optique de lire autre chose que des indés, me voici partie sur Harry Potter. JK Rowling étant de nouveau à la mode depuis quelques temps avec la sortie du film "Les Animaux Fantastiques", j'ai eu envie de retourner voir ce qui se passait à Hogwards. Ca tombe bien, j'ai toute la collection en VO. Mon projet à moyen terme est d'acheter la collection en VF pour mes enfants, en bons vieux livres papier (encore que vu le nombre de fois où ma gamine de 16 mois me pique mon kindle, j'en arrive à me demander si je ne vais pas passer pour une vieille has-been à vouloir leur acheter du papier ^^), mais pour le moment, je n'achète pas. Donc, ben on est parti en anglais! Il a fallu s'y remettre à l'english. Je suis un peu rouillée, au départ j'ai un peu hésité/buté sur quelques mots (que pourtant je connais par coeur!), puis c'était reparti comme en 40! quel plaisir de lire en anglais.... même si il faut reconnaître que les premiers Potter ne sont pas hyper compliqués niveau vocabulaire.

 

Harry Potter nous arrive donc en 2eme année d'études de la Magie. Du moins, il essaie. Parce qu'entre son oncle Vernon qui l'enferme dans sa chambre avec des barreaux à la fenêtre, Dobby, l'elfe de maison qui essaie par tous les moyens de lui nuire, et le jour de la rentrée, le passage secret qui conduit au train d'Hogwards qui se referme au nez de Harry et de Ron, c'est pas gagné. Faut en avoir envie d'aller à l'école hein!

Et une fois -enfin!- arrivé à l'école, un nouveau mystère apparait. Qui est ce mystérieux "héritier" dont tout le monde parle? Qui attaque les élèves en les pétrifiant? Pourquoi tout le monde a-t-il peur en découvrant que Harry peut parler aux serpents? Pourquoi les araignées s'enfuient-elles à toutes pattes de Hogwards?? Et surtout, surtout, comment survivre aux cours du nouveau professeur de cours contre les arts noirs (je ne connais pas le terme utilisé en VF, en VO c'est Defence Against the Dark Arts teacher), le célébrissime Lockaert, qui se révèle hautement incompétent et limite dangereux dès qu'il essaie de toucher à quelque chose. (dans la version cinéma, le prof est joué par Kenneth Brannagh et franchement c'est bien vu, c'est l'homme par excellence pour ce rôle!) Une année qui promet bien des rebondissements!!

Bon, je ne vous raconte pas l'histoire, faut vivre au fond d'une grotte pour ne pas connaitre. L'histoire possède assez d'aventure pour garder son lecteur grand ou petit en haleine, le style est simple, le vocabulaire également, mais néanmoins, pas enfantin. Du coup, l'adulte suit l'histoire avec plaisir, et l'enfant n'a pas l'impression d'être pris pour un bébé. Franchement, j'ai hâte que mes mômes soient assez grands pour découvrir Harry Potter!

 

 

22 novembre 2016

Le portrait de Dorian Gray

 

 

 

LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY

 

Oscar WILDE

 

 

dorian

 

 

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L'atelier était plein de l'odeur puissante des roses, et quand une légère brise d'été souffla parmi les arbres du jardin, il vint, par la porte ouverte, la senteur lourde des lilas et le parfum plus subtil des églantiers.


D'un coin du divan fait de sacs persans sur lequel il était étendu, fumant, selon sa coutume, d'innombrables cigarettes, lord Henry Wotton pouvait tout juste apercevoir le rayonnement des douces fleurs couleur de miel d'un aubour dont les tremblantes branches semblaient à peine pouvoir supporter le poids d'une aussi flamboyante splendeur; et, de temps à autre, les ombres fantastiques des oiseaux fuyants passaient sur les longs rideaux de tussor tendus devant la large fenêtre, produisant une sorte d'effet japonais momentané, le faisant penser à ces peintres de Tokyo à la figure de jade pallide, qui, par le moyen d'un art nécessairement immobile, tentent d'exprimer le sens de la vitesse et du mouvement. Le murmure monotone des abeilles cherchant leur chemin dans les longues herbes non fauchées ou voltigeant autour des poudreuses baies dorées d'un chèvrefeuille isolé faisait plus oppressant encore ce grand calme. Le sourd grondement de Londres semblait comme la note bourdonnante d'un orgue éloigné.

 

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J'ai lu Jules Verne après une visite au cimetière de la Madeleine à Amiens le 1er Novembre.

 

Aux alentours du 1er Novembre, il y a eu pléthore de reportages sur les cimetières parisiens, surtout le Père Lachaise. Où se trouve la tombe de Oscar Wilde. Et là, comme pour Verne, je me suis dit "pourquoi pas?"

 

Le plus connu des ouvrages de Wilde reste le Portrait de Dorian Gray. Je l'ai lu quand j'étais ado, et je me rappelle avoir bien aimé. Moi qui ai une mémoire courte, je me souvenais même des grandes lignes du bouquin, c'est vous dire si ça m'avait plu! Comme je ne connaissais pas Verne, j'ai lu Verne. Mais Wilde m'était resté en tête. Alors à peine les grandes aventures de Philéas terminées, hop hop hop, direction mes cartons de bouquins à la recherche de Dorian!!!

 

Que je n'ai pas trouvé. Soit que je l'ai donné à Emmaüs, soit que je ne l'ai jamais possédé et l'avais emprunté. Oh my god quel déchirement, ça veut dire que j'allais devoir le télécharger sur mon kindle????? Hi hi hi hi.....

 

Quelques clics plus tard, nous voici parti à lire du Wilde. Comme pour Philéas Fogg, le point de départ de l'histoire est Londres. Là s'arrête la similitude.

 

Niveau style, rien à voir. Niveau personnages, rien à voir. Niveau ambiance, rien à voir. Franchement, c'est supérieur! On a plaisir à lire ce bouquin. Même le héros, Dorian, qui est un fieffé petit con (restons polie) est attachant.

Le pitch vite fait, pour le cas où vous ne connaitriez pas (après tout, en en causant avec mon chéri, j'ai découvert que l'histoire lui était totalement inconnue. Bon, lui, faut dire que sa spécialité c'est le cinéma, pas franchement la lecture). Dorian est un tout jeune homme qui sert de modèle à un peintre, Basil Hallward. Il est sa muse. Basil adore le dessiner. Jusqu'au jour où il saute le pas et décide carrément de le peindre. Notre histoire commence donc dans l'atelier de Basil Hallward. Il papote avec son ami Henry, et de fil en aiguille, il en vient à parler de Dorian Gray, son modèle actuel. Il explique la fascination qu'il a pour le jeune homme. Henry est un homme bien moins romantique que Basil, nettement plus terre à terre. Et surtout un homme qui s'ennuie. Toute nouveauté est bienvenue, chaque nouveau sujet d'étude est bienvenu, car Henry adore sonder et cataloguer les personnes. Il demande à être présenté à Dorian. Basil refuse. Mais patatra, voilà que Dorian arrive. La rencontre entre Henry et Dorian a lieu. Et la fascination commence. D'un côté comme de l'autre. Dorian est jeune et son caractère est en cours de formation, il est avide de rencontres. Henry flaire l'éponge que peut devenir Dorian. Lequel des deux va finir par fasciner le plus l'autre?

Basil est témoin de cette nouvelle amitié. Il est jaloux, mais en prend son parti. Trop bon gars le Basil. Il termine son portrait. Il y a mis toute son âme, tout son art, toute sa passion. Le portrait est d'une fidélité absolument incroyable. Dorian, qui n'a pas mis longtemps à se retrouver sous l'influence de Henry (quelques minutes ont suffi) comprend de suite la vacuité de son existence. Il va changer, vieillir, se ratatiner, pendant que le portrait resterait à jamais d'une beauté et d'une fraicheur éblouissante. Ah, si seulement lui Dorian pouvait rester jeune à jamais, si seulement le portrait pouvait lui subir les outrages du temps et de la vie! Quel bonheur ce serait!

Il faut se méfier des voeux que l'on fait dans un moment passionné. Parfois, un ange ou un diable vous écoute et vous exauce.

 

 

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16 novembre 2016

Le Tour du Monde en 80 Jours

 

 

 

LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS

 

Jules VERNE

 

 

 

monde

 

 

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Lorsque le très anglais Phileas Fogg parie avec ses amis du Reform-Club qu’il fera le tour du monde en quatre-vingts jours, ces derniers s’esclaffent. Comment pourra-t-il mener à bien une telle entreprise ? A-t-il perdu la tête ?
Bien décidé à relever le défi , Mr. Fogg ne perd pas une minute. Le voilà qui, accompagné de Passepartout, son serviteur, saute dans le premier train pour la France. Commence alors la folle aventure : se déplaçant tantôt en paquebot, tantôt en train, les deux compagnons vont parcourir le monde et tenter d’échapper à l’inspecteur Fix, qui croit reconnaître en Fogg le célèbre voleur de la Banque d’Angleterre…

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Je manquais un peu d'idées pour commencer un nouveau bouquin. Que lire? S'engager - même pour rire - à ne pas lire d'auteurs indépendants, a priori, c'est facile, ce ne sont pas les auteurs qui manquent. Et ce ne sont pas les livres non lus qui manquent dans ma bibliothèque. Oui, mais voilà, moi, les "vrais bouquins" en papier, ben j'ai du mal maintenant. Il me fallait du dématérialisé, du kindle. Là aussi, vous allez me dire que le choix est quand même phénoménal, donc pas la peine de chouiner, que vais-je lire nom d'une pipette??!!

Et puis, le 1er Novembre est arrivé. Quel rapport me demanderez-vous? Eh bien, c'est bien simple. Moi, je suis amiénoise d'adoption, je vis en Picardie profonde depuis cinq ou six ans, mais ma famille elle est principalement en Ile de France et Normandie, je n'ai donc pas spécialement d'attache ici. A part mon chéri d'amour! Qui lui est un amiénois pure souche, fils de parents amiénois pure souche, eux même enfants de parents amiénois pure souche également. Bref, qui dit 1er Novembre dit visite aux cimetières de la ville pour rendre visite aux ancêtres de ma belle famille. Et à Amiens, nous avons le cimetière de la Madeleine, où repose Jules Verne. La star locale. Enfin, "star", c'est vite dit, parce que sur Amiens, si tout tourne autour de Jules Verne (noms d'écoles, de crèches, de rues...), il faut dire que la ville n'avait jusqu'à peu pas fait trop d'effort sur la tombe de Verne. Il fallait voir la désolation que c'était sa tombe au pépère Verne. Elle a été réhabilitée en 2014 en 2015, et ça lui a fait du bien. Bien joli tout cela à regarder. Du coup, vu que j'étais en admiration devant le boulot fourni pour la restauration, je me suis dit "et pourquoi pas?".

Donc, me voici partie à lire du Jules Verne.

Mais sans grande conviction. J'ai essayé plusieurs fois de me mettre à la lecture de 20000 lieues sous les mers, mais chaque fois, j'ai laissé tomber, le style ne me plaisait pas. L'ennui total à la lecture, bref, pour moi, Jules Verne c'était bof. Mais allez ma petite Carolyne, on a dit qu'on faisait un effort et qu'on allait lire du Verne! Laissons tomber 20000 lieues. Que lire alors? Ben tout con. Ma fille va à la crèche "Verne" du coin : "le voyage extraordinaire de Philéas". Ok, on y va, on va lire les aventures de Philéas. Taïau taïau!!

On ne va pas se mentir, cette lecture-ci, même si contrairement à 20000 lieues je l'ai finie, eh bien j'ai trouvé ça relativement rasoir. Ah ok, on voyage, ça y a pas à dire, on le fait le tour du monde, mais bof quand même. Niveau description des lieux c'est léger. Je ne connais rien de la vie de Jules Verne, a-t-il fait lui même un tour du monde ou est-il resté bien gentiment en France et ses références sont-elles purement littéraires? Je ne sais pas. Mais ce qui est sûr, c'est que les descriptions de lieux ne sont pas fantastiques. Ca ne fait pas rêver. Nous dire qu'il y a tel ou tel animal dans tel pays, sans trop savoir à quoi ressemble l'animal en question, je ne vois pas l'intérêt. Idem pour la flore. Des listes de bestiaux et de plantes vertes.

Les personnages. Philéas Fogg ne donne pas trop envie d'être connu, tellement il a l'air mou et sans vie. Aucune réaction plus haute que l'autre, flegmatique de chez flegmatique, ennuyeux à souhait. Son truc c'est de jouer au whist entre deux repas. Ebouriffants les passes-temps!  Le domestique, Passe-Partout, bon, lui est plutôt vif. Tout le contraire de son employeur. Mais avec lui, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, les gens sont tous si sympathiques. Il n'y a guère que le flic, l'inspecteur Fix, pour sortir un peu du lot, le genre un peu borné qui ne lâche pas sa proie de l'oeil.

Le style. Sans surprise vu l'âge de l'oeuvre. C'est daté. C'est vieillot. Mais ça se laisse lire...

Bref, je voulais lire, j'ai lu. Et je ne vais pas en garder un souvenir impérissable.......

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26 octobre 2016

Comment dresser votre dragon

 

 

COMMENT DRESSER VOTRE DRAGON

 

Cressida COWELL

 

 

 

 

dresser dragon

 

 

 

Harold le Viking était célèbre aux quatre coins du monde barbare. Nul n'ignorait sa capacité extraordinaire à contrôler les créatures les plus terrifiantes. On l'appelait avec respect "celui qui murmure à l'oreille des dragons".

 

 

 

 

 

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Ah, Harold Horrib IIIème du nom. Un petit gringalet, rien à voir avec une brute de viking, fils du chef des Hooligans, le chef Stoik, véritable terreur du monde barbare.

Harold. Qui préfère lire que se battre.

Harold. Qui préfère la discussion que se battre.

Harold. Finalement, viking triste à mourir!

Oui, mais Harold, il parle de dragonnais, et c'est bien pratique dans un monde où les animaux de compagnie sont plutôt des dragons que des chiens ou des chats. Dans un monde où quand une bête féroce vous attaque, c'est plutôt un dragon géant qu'un mimi petit loup ou un nounours. La discussion plutôt que se battre.

 

Notre histoire commence sur la plage. Les enfants de l'île doivent passer le rite d'initiation qui fera d'eux des hommes. Rite qui se décompose en plusieurs parties. La première : entrer dans une grotte où hibernent les dragons, prendre un bébé dragon, le mettre dans son panier (oui, comme on ferait ses courses), et sortir de la grotte, sans se faire réperer par les mamans dragonnes, sans se faire croquer, sans se faire griller, bref, sortir de la grotte vivant et accompagné. Déjà pas mal comme première épreuve hein!

Harold est ravi. Entrer à plusieurs, dans une grotte pleine de dragons, en choper un, sortir. Mouais, finger in the nose hein, surtout quand ceux qui vous accompagnent sont la fine fleur des enfants crétins bien bourrins du monde viking. Rentrer dans la grotte sans se faire repérer semble déjà bien bien bien compliqué, alors en sortir, eh ben on est pas rendu!

Si vous voulez retrouver l'univers du dessin animé, passez votre chemin. Parce qu'en fait, rien à voir. On retrouve certains personnages du dessin animé, mais pas tous, ou alors, ils n'ont pas le même nom. N'ont pas le même caractère. Rien que le dragon de Harold, c'est un tout autre dragon que l'on retrouve dans ce bouquin. Le fier et grand Krokmou, le dragon valeureux du dessin animé est ici un petit dragon, tout petit petit, limite minuscule, plutôt égoïste, qui ne s'intéresse qu'à son petit confort (manger, jouer, dormir), rien à voir avec un grand héros.

Si comme moi, vous vous doutiez que vous n'alliez pas retrouver l'univers du dessin animé, eh bien, c'est vraiment un petit bouquin jeunesse hyper sympa. Des messages simples à l'adresse des enfants (être gentil, être serviable, ne pas laisser tomber, toujours essayer, croire en soi et en ses possibilités), beaucoup d'humour, un vocabulaire un peu cracra pour amuser les garçons et faire sourire les filles. Des mots simples, et de temps en temps, un vocabulaire légèrement élaboré, histoire d'apprendre de nouveaux mots aux enfants, mis en situation pour que les enfants en comprennent le sens sans avoir à jouer du dico. Nan, vraiment, bien.

Il existe pour l'instant douze bouquins des aventures de Harold. J'ai acheté les six premiers. Pour mes enfants (oui, je sais, c'est hyper prématuré quand on songe que ma fille n'a pas encore seize mois et que mon fils n'est pas encore sorti de mon ventre!). Cela peut sembler curieux comme démarche, surtout qu'à acheter ainsi des livres sans même savoir si la lecture va les intéresser, c'est un peu hasardeux. Je pourrais me contenter d'aller acheter des livres jeunesse chez Emmaüs, ce serait bien plus économique. Mais d'un autre côté, il y a la curiosité de la lectrice compulsive qui veut se tenir au courant de ce qui se fait en ce moment. J'ai grandi avec la bibliothèque verte de mon parrain : les Six Compagnons, la série des Michel. Avec la bibliothèque verte de mon époque (du moins, encore en vogue à l'époque, parce que ça aussi ça date) : les aventures de Alice Roy, les Soeurs Parker. Un petit tour dans le rayon livres de mon supermarché m'ont laissé sur le c**! Adieu les héros de mon enfance, maintenant, la bibliothèque verte, c'est Star Wars Rebel, Slugterra, Pokémon!

J'aime bien Star Wars Rebel et Slugterra, mais d'un point de vue totalement dessin animé et "message" donné par le dessin animé, je préférais la série Dragon de Berk. Du coup je me suis laissée tenter par les aventures de Harold. Et je le répète, je ne suis pas déçue par ma lecture. Vraiment très bien! Perso, je recommande!

Posté par carolyne potter à 13:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]