LES LECTURES D UNE TRENTENAIRE AVERTIE

23 janvier 2018

Alors voilà : les 1001 vies des urgences

ALORS VOILA :

LES 1001 VIES DES URGENCES

Baptiste BEAULIEU

1001

 

 

 

 

Un jeune couple arrive aux urgences. Elle a des douleurs au bas-ventre. L’interne s’interroge sur la possibilité d’une grossesse. Elle ne prend pas sa pilule de manière très sérieuse. « Du coup, quand elle l’oublie, c’est moi qui la prends », dit son compagnon.


Baptiste Beaulieu est un jeune interne en médecine de vingt-sept ans, en stage dans le sud-ouest de la France. En novembre 2012, il crée le blog « Alors voilà ». Son but : réconcilier les soignants et les soignés en racontant, avec humour et sensibilité, l’incroyable réalité de l’hôpital. Le succès est immédiat et le blog compte, à ce jour, 2 millions de lecteurs. Ce blog est devenu un livre, riche en anecdotes inédites.


Voilà le récit au quotidien d’un interne en médecine. Il fait des allers-retours entre son poste aux urgences et les soins palliatifs. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal (dans la Chambre 7), ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre.


Se nourrissant de situations vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l’hôpital au scanner. Il peint les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s’enchaînent... Par ses histoires drolatiques, poignantes et tragiques, il restitue tout le petit théâtre de la Comédie humaine.

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J'ai fini ma lecture il y a quelques jours. A la fin de cette lecture, eh bien, je dois dire que je n'en pensais rien de ce bouquin. Ni en bien, ni en mal. Le quotidien d'un médecin urgentiste, les patients qui passent, les patients qui restent, les collègues, les médecins grands patrons. Des anecdotes, plus ou moins longues, plus ou moins drôles, plus ou moins tristes. La vie, la mort. L'espoir, le désespoir. Le passé, le présent, le futur. Un peu décousu mais pas trop mal ordonné, il y a de la structure, de la rigueur dans ces historiettes. Et pourtant, elles m'ont laissé assez indifférente. Je n'en pense rien. C'est assez rare, d'habitude, j'ai toujours un truc à dire, ou à redire. Là, c'est terrible, mais je n'en pense strictement rien. Un peu comme si j'étais blasée. Je bosse moi même dans le médical, l'accueil d'un laboratoire. J'enregistre des dossiers, les patients me racontent leur vie, parce qu'ils ont besoin de parler. La plupart du temps je dois avouer que je n'écoute pas trop. Non pas que ça ne m'intéresse pas, mais j'ai bien assez de mes soucis sans en plus me préoccuper de ceux de gens que je vois peu souvent. Etre au contact régulier de gens malades a sur moi l'effet inverse que ce contact a sur Baptiste Beaulieu. Le Dr Beaulieu en tire une grande richesse. Moi je n'en tire rien, si ce n'est un terrible manque d'empathie, je m'en rends bien compte. Je pense que mon problème avec ce bouquin, c'est qu'un bouquin, je lui demande de m'emmener quelque part, de m'aider à m'évader. Là, il m'a juste laissé dans mon quotidien...

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10 janvier 2018

13 à table - 2017

 

 

 

13 A TABLE!

(2017)

 

 

 

table

Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris leur plus belle plume pour la troisième année consécutive afin de vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d'un thème : l'anniversaire.



Le joyeux, le sinistre, le raté, celui qui finit dans les larmes ou le sang, l'apothéose de la fête et les éclats de rire, tout y est, comme dans la vie.



Treize bougies à souffler sans modération.



Françoise Bourdin – Maxime Chattam
François d'Epenoux – Caryl Férey
Karine Giébel – Alexandra Lapierre
Agnès Ledig – Marc Levy
Agnès Martin-Lugand – Bernard Minier
Romain Puértolas – Yann Quéffelec
Franck Thilliez


Couverture de Jean-Charles de Castelbajac

 

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Le thème de l'année dernière était donc l'anniversaire. 13 nouvelles sous le signe de l'anniversaire. Franchement, moi qui n'achète quasi pas de livre papier, acheter ce bouquin-là, c'était vraiment pour la bonne action des repas distribués par les Restos du Coeur, car vous le savez, tel le Schtroumpf grognon, moi j'aime pas les livres papier. Du coup, vu mon amour de la vraie page qui se tourne, m'a fallu pas moins d'un an pour le lire ce recueil de nouvelles. Honte à moi, parce que franchement il n'est pas épais!

Les invités à l'anniv de 2017 :

Françoise BOURDIN  - Un joyeux non-anniversaire

Maxime CHATTAM  - Le chemin du diable

François d'Epenoux  - Cent ans et toutes ses dents

Caryl FEREY  - Le voilà, ton cadeau

Karine GIEBEL  - J'ai appris le silence

Alexandra LAPIERRE  - Tu mens, ma fille!

Agnès LEDIG  - Le soleil devrait être au rendez-vous dimanche

Marc LEVY  - Accords nus

Agnès MARTIN-LUGAND  - Merci la maîtresse

Bernard MINIER  - L'Echange

Romain PUERTOLAS - Les 40 ans d'un fakir

Yann QUEFFELEC  - Fuchsia

Franck THILLIEZ  - Lasthénie

Je dois dire que si j'ai mis autant de temps à lire ce bouquin, ce n'est pas seulement à cause du format papier, nan, loin de là, j'ai beau râler sur le papier, je n'y suis pas allergique hein, ça va, je m'en remets. Le hic, c'est plutôt que j'ai trouvé ça un peu inégal ces 13 nouvelles. Pour certaines, l'anniversaire est le centre de l'histoire, tout tourne autour. Pour d'autres, c'est plutôt une anecdote, une coïncidence : l'histoire se déroule le jour de tel anniversaire, bon, c'est bien, mais ça aurait pu être carrément un autre jour ça n'aurait rien changé. Autant dire que j'ai trouvé que certains auteurs ne jouaient pas le jeu franco. Pas la peine de me demander lesquels, d'abord parce que je n'ai pas pris de notes de qui a écrit quoi exactement, ensuite, parce que vous n'avez qu'à lire vous-même (nanméo!)

J'ai aussi été un peu gênée par le mélange des genres.

Chaque auteur a son univers, sa façon d'écrire, de faire bouger ses personnages : j'ai trouvé que le format "nouvelle" ne leur donnait pas le loisir de vraiment bien s'exprimer. A peine on est dedans, hop, c'est fini, on passe à autre chose. Un autre univers. Il faut se ré-adapter. Ce n'est pas que ce n'était pas bien, entendons-nous bien, au contraire, je suis pour découvrir de nouveaux univers, mais là, à changer aussi rapidement de façon de s'exprimer, j'ai trouvé que ça faisait un peu cacophonie.

Par exemple, Agnès Martin-Lugand (ex auteure indépendante) et sa mignonne petite nouvelle qui parle de parents débordés chargés d'organiser la fête d'anniversaire de leurs enfants à l'école. C'est mignon, c'est frais, n'importe quel parent s'y voit déjà, on compatit grave à leur malheur (enfin, moi, grande coucouille en pâtisserie, je compatis!). Juste après, clac, nous voilà avec Bernard Minier et ses combats aériens de la première guerre mondiale, à grands coups de giclées de sang, avec une histoire invraisemblable d'échanges de corps, de personnalités, qui part même vers l'apologie de la réincarnation. C'était bien sympa, mais à millions d'années lumière du gâteau de papa maman débordés! Bon, on se fait au changement, on rentre dans le trip.... et nous voici arrivés dans l'univers de Romain Puértolas, une histoire un peu sans queue ni tête, à fort relent de Ionesco, un peu fou-fou dans sa narration. Pinaise, le choc des styles! Pour ne pas dire le choc des cultures! Limite ça fout mal au crâne.

Voilà pourquoi j'ai mis tant de temps à lire le recueil. Aucune nouvelle n'est mauvaise. Mais les sauts de puce d'un univers à l'autre, perso, ça me perdait un peu. Bref, j'ai lu une fois le bouquin en peu de temps, où il m'a donné une impression de n'importe quoi et dont finalement je ne me rappelais plus de ce que j'avais lu (en gros, je ne retenais de ma lecture que l'impression de cacophonie). Puis j'ai relu le bouquin, en laissant passer une à deux semaines entre chaque nouvelle, histoire de bien quitter chaque atmosphère avant d'arriver à la suivante. Ca allait nettement mieux! Je sais, je sais, ça fait vieille fille chochotte de ne pas m'adapter comme ça au changement, oups, ben oui, je veillis!

Malgré ce côté commentaire un peu négatif, je ne suis pas contre une nouvelle expérience de "13 à table!". Pour tout dire, j'ai même trouvé le millésime de 2014 chez Emmaüs..... Mais je vais peut-être encore prendre mon temps pour le lire celui-là.

(le millésime 2018? Hum, bonnes résolutions de l'année : ne pas acheter de nouveau bouquin, je lis ce que j'ai sous la main!!!!!!!!!)

02 janvier 2018

Une si vieille et si petite dame

 

 

 

UNE SI VIEILLE ET SI PETITE DAME

 

Didier FEDOU

 

 

 

 

vieille

 

 

« Bernard courut se cacher et tira son portable. Rien de plus flippant qu'un coup de fil en pleine nuit.
Mémé répondit, dit d'une voix encore plus chevrotante qu'à l'ordinaire :


– Allô ? Qui est-ce ?


Bernard ne dit rien, le doigt sur le micro pour qu'elle ne l'entende pas respirer.


– Allô ! Arrêtez ! Qu'est ce que vous voulez ? Arrêtez ça !


Bernard raccrocha et observa les fenêtres. La silhouette tordue de Mémé était revenue, progressant en ombres chinoises derrière les rideaux. Elle s'attarda dans le couloir, et Bernard l'entendit crier « Silence ! Silence ! »


Les rats du grenier devaient mettre un sacré raffut. Pile au bon moment, excellent. Bernard revint près de la maison, s'accroupit à une bouche d'aération, une grille colmatée par les toiles d'araignées. Le conduit passait par les pièces principales. C'était le point d'orgue de la soirée : il prit dans ses poches un flacon d'après-rasage au vétiver, d'une marque qui n'existait plus depuis trente ans. Il l'avait dérobé dans la salle de bains de Mémé, un jour qu'il se retrouvait en rade de déodorant, mais ne s'en était finalement pas servi de crainte qu'elle n'en reconnaisse l'odeur. Justement... Le flacon appartenait à feu l'un des pépés, et si Proust et ses madeleines n'avait pas raconté de conneries, ça allumerait plusieurs circuits dans la caboche de Mémé.


Un symptôme de hantise délicat à manier. Elle pouvait très bien ne rien sentir, ou ça ne lui évoquerait rien dans l'immédiat. Il vida le flacon à travers la grille, puis quitta la propriété et se posa derrière la haie. Il aurait peut-être dû taper encore une fois dans les tuyaux. Bon, un coup de téléphone ferait plus d'effet.


Il appela trois fois, le temps que Mémé se ramène, décroche, et elle ne dit rien. Bernard l'entendit renifler, comme si elle pleurait. Il joua sa carte maîtresse : soit elle le reconnaissait, et c'était foutu, soit elle gobait la couleuvre toute entière. Il essaya de se composer une voix d'outre-tombe, et murmura dans le combiné :


– Paulette...


Rien de plus. Surtout pas gâcher l'effet en en faisant trop. Là-bas, Mémé étouffa un sanglot.


– Jean-Paul ? C'est toi ?


Il raccrocha. Parfait. Sur du velours. Sa voix sonnait juste, le coup du parfum aussi. Il irait la voir demain, elle lui raconterait que le fantôme de son mari tapait dans les murs et faisait sauter la lumière. Alors il irait tuer les rats, puis lui montrerait l'état de la trappe du coffret électrique, précisant que la moindre rosée y provoquait un court-jus.


Alors elle lui parlerait du parfum flottant comme une présence et du téléphone, Bernard se moquerait d'elle : elle travaillait du chapeau , des illusions, trop de médicaments aux effets secondaires qui assommeraient un héroïnomane.


Ne pas en dire trop, juste la rassurer. Gagner sa confiance. Ramollir son vieux cuir tanné pour la rendre malléable. Et la nuit, il reviendrait, et avec lui reviendraient aussi les esprits des morts... »


Mémé n'a que Bernard, Bernard n'a que Mémé.


Mémé a une grande maison, aussi vieille qu'elle, Bernard n'a rien, sauf la connaissance d'un grand projet immobilier : toute la rue rachetée, rasée, rebâtie. Les promoteurs vont aligner les gros billets, alors il aimerait bien mettre la main sur la maison de Mémé.


Sans surprise, Mémé refuse de vendre, Bernard n'a qu'à attendre l'héritage, et prendre le risque que les promoteurs viennent donner les gros sous à Mémé.


À moins que l'héritage n'arrive plus tôt que prévu. Mais comment pourrait-il se débarrasser de Mémé sans éveiller les soupçons ? La pousser dans l'escalier ? Surdoser ses médicaments ?


C'est une vieille maison qui grince la nuit, les rideaux bougent parfois comme si quelqu'un vous espionnait... Et s'il la faisait mourir de peur ?

Hantise, bruits dans les murs, présences nocturnes et vieilles dentelles, quand le piège se referme sur celui qui l'a posé...

 

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Je sais, je sais, avec la naissance de mes enfants, j'ai un peu délaissé mon premier bébé, mon petit blog qui parle des indépendants. Mea Culpa. Mais nous sommes le 2 janvier et on va tous essayer de tenir nos bonnes résolutions. Moi j'en ai une : recommencer à lire! Et je m'y suis mise dès hier soir. Quitte à recommencer mes lectures, autant commencer en fanfare avec une nouvelle de Fédou. Parce que rendez vous compte, celle-là, je ne l'avais pas encore lue! Pourtant elle a presque 3 ans cette histoire, chez Fédou, elle fait partie des classiques. Y a des fois où on se demande ce que je fous hein???

 

Bon, pour débuter, je vais commencer par vous dire que je ne suis pas super d'accord avec Didier pour ce qui est du morceau présenté en extrait. C'est un superbe teasing, certes, mais c'est également un super moment clé de la nouvelle, c'est un peu rageant de le connaitre quand on arrive au moment où Bernard joue les vilains pour que Mémé souille sa culotte. Rhooo, Didier quoi!!

 

Pour continuer, eh bien... eh bien rien à redire. J'aime vraiment vraiment beaucoup. En plus, je ne vous raconte pas à quel point ça me change. Je suis en train de lire en parallèle "13 à table", vous savez, le bouquin édité tous les ans au profit des restos du coeur, 13 écrivains, 13 nouvelles, autour d'un même thème. Pour l'instant j'en suis à la moitié, mais je peux vous dire que dans le genre enthousiasmant, j'ai connu nettement mieux. Genre du Fédou! Vraiment, cette histoire de Bernard et de Mémé, même si on imagine rapidement de quelle manière ça va finir, ça vous transporte plus. Et puis il se passe quelque chose. On a le frisson. Elle fait peur la baraque de Mémé, il est inquiétant dans le genre psychopathe le Bernard, on la sent presque l'odeur de vieux et de camomille de Mémé. Il y a une atmosphère pesante, suintante. Ca vit cette nouvelle! Et puis j'aime bien les dialogues. On s'imagine une vieille petite dame, c'est mimi une vieille dame, c'est poli une vieille dame. Là non. Sans être un genre de Tatie Danièle, elle dépote Mémé. C'est qu'elle te l'envoie bouler son cher petit fils la Mémé. Ah ça, âgée peut-être, mais loin d'être aux fraises. Bien bien lucide. Et Bernard? Ouh ouh ouh, ce bon à rien! Excellent! C'est un enc*** mais j'ai adoré son personnage. J'attendais presque avec impatience de découvrir quelle vacherie il allait encore faire subir à sa grand mère.

 

Allez, bref, me voilà reconciliée avec la lecture!!!

 

 

26 décembre 2017

L'INDE PANDA NUM 2

L'INDE PANDA

NUMERO DEUX

 

 

 

 

 

 

Vous ne connaissez toujours pas L'Indé Panda ?

Rassurez-vous, ce second numéro vous donnera l'occasion de vous rattraper !

Dans la continuité de notre démarche à promouvoir les auteurs indépendants, et fort de l'enthousiasme suscité par notre premier numéro (paru le 1er octobre dernier), ce magazine a pour vocation de vous faire découvrir, gratuitement, des nouvelles sélectionnées avec soin par notre comité de lecture.

Nous vous invitons cette fois encore à entrer dans l'univers de ces nouvelles plumes, et à vous laisser surprendre par cette palette de genres.

Pour ceux qui connaissent déjà L'Indé Panda, nous espérons que ce second numéro vous plaira tout autant que le premier !



Au sommaire :

Je m'appelle Marion - Solenne Hernandez
L'Aurore du rock and roll - Selma Bodwinger
La belle retraite - Khalysta Farall
La sirène - Nathalie Bagadey
S.O.S. - Jeanne Sélène
Le petit chat est mort - Nicolas Chevolleau
Le seigneur du château - Patrice Dumas
Le Vagabond - Alan Spade
Les vacances de Madame Michard - Hélène Ourgant
À l'abri - Éric Abbel
Le Voyage - Cindy Costes

 

 

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Toujours à la pointe de la rapidité, je vous livre aujourd'hui, fin décembre 2017, un petit billet sur un Indé Panda édité début décembre 2016....... oups!

 

L'Indé Panda, je ne vais pas vous redire ce que je pense du concept, vu que je vous ai déjà fait un petit topo là dessus lors de ma lecture du premier numéro.

On va parler directement du contenu.

Très bon j'ai trouvé. Ainsi qu'un peu étrange dans la proposition des "nouvelles plumes". Il s'agit de promouvoir des auteurs inconnus, or, certains des auteurs de ce numéro n'étaient pas inconnus vu qu'ils figuraient déjà au sommaire du premier numéro. En soi, bon, ce n'est pas bien grave me direz-vous puisque je les ai trouvés bons une fois, je les trouve bons une deuxième fois, mais pour ce qui est de faire tourner les talents, pour le coup, ça fait un peu réchauffé : on prend les mêmes et on recommence.

Evidemment, j'ai bien conscience de chipoter en écrivant ça. Si j'étais moi même auteure indépendante, je serais hyper méga ravie d'avoir été choisie une deuxième fois... Surtout que ce n'est pas parce qu'on est édité deux fois dans un recueil de nouvelles qu'on va soudain atteindre les niveaux de vente d'un Chattam ou d'un Musso.

 

J'ai aussi été un peu gênée par le "format" des nouvelles.

Onze nouvelles en tout.

Dix d'entre elles sont plutôt courtes et peu mouvementées. La onzième (celle d'Alan Spade) est hyper longue et hyper mouvementée. Si encore au moins elle avait été positionnée en dernière position, genre apothéose du truc quoi, mais là, non, après "le vagabond" il y avait encore trois nouvelles. Perso ça m'a cassé le rythme grave! J'étais bien dans ma lecture, mon petit rythme pépère de croisière, ça se lisait trankilou cet indé panda, sur des sujets assez communs genre vie de tous les jours, et paf! me voici embarquée sur un train, avec des tueurs, des tueries, un peu de magie, et ça dure, et ça dure, et ça dure... Et puis après, retour aux nouvelles "communes".  J'ai eu du mal à me remettre dans le bain.

 

mais je le répète : c'était vraiment très très bien comme nouvelles!!!!

 

 

 

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30 août 2017

la demi-pensionnaire

 

 

LA DEMI-PENSIONNAIRE

 

Didier VAN CAUWELAERT

 

 

 

« Hélène a trente ans moins le quart, comme elle le dit pour s'y habituer.
C'est la fille la plus sexy, la plus joyeuse et la moins facile que j'aie jamais rencontrée.
En vingt-quatre heures, elle m'a donné une raison de vivre, un rôle à jouer, une seconde chance. Ce qu'elle attend de moi est complètement fou, mais j'irai jusqu'au bout de son rêve, même si je finis en prison, en morceaux ou chez les dingues.
Elle est lion ascendant lion, championne de voltige aérienne.
Sur terre, elle vit dans un fauteuil roulant.
Et, de nous deux, c était vraiment moi l'infirme. »

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Eh ben oui, des fois, ça m'arrive, je lis autre chose que des auteurs indépendants. Vi vi vi. Et vu ce que je viens de lire, je me dis que c'est une bonne idée les indépendants.

Cette histoire d'une rencontre entre une handicapée physique et un handicapé de la vie est cliché à souhait. Je me suis ennuyée à la lire. Ce qui sauve les meubles, c'est l'humour de l'auteur. Je l'ai acheté lors d'une promo amazon, en me disant que tiens pour une fois j'allais faire comme tout le monde et lire du grand public. Quelle bonne idée j'ai eue là. J'ai lu sur le net que c'était loin d'être sa meilleure. Je confirme. De l'humour certes. Mais une ribambelle de bons sentiments aussi.

Alors voilà. Mon précédent billet, je n'avais pas aimé ce qu'avait écrit Didier Fédou, trop noir, pas assez de touche bisounours dans son histoire. Là c'est l'inverse. Trop bisounours! Donc oui, oui, oui, heureusement l'humour est là, ça permet de le lire façon deuxième degré...........

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28 août 2017

L'Age des Cendres

 

 

L'AGE DES CENDRES

 

Didier FEDOU

 

 

 

 

 

« Depuis le temps, les routes autour du refuge ont été dégagées des épaves qui les encombraient. On chasse des nuages de cendres en descendant dans les vallées, entre les anciennes pistes de ski et les pylônes rouillés des remonte-pentes. Avant, on y voyait des pendus qui séchaient dans le vent, maintenant leurs os sont à terre, dispersés par les charognards. On traverse des villages fantômes, éteints, les rideaux comme des toiles d'araignées aux fenêtres. La suie qui recouvre tout y fait comme un glacis, une fine pellicule de givre brillante, des facettes d'obsidienne. On ne s'y arrête pas : soit c'est des villages qu'on a déjà visités, soit parce qu'on sait que des gens s'y cachent, et tant qu'ils ne nous attaquent pas, on n'ira pas les déranger.
Sur le plateau, les gars ouvrent l’œil. Bonnets enfoncés jusqu'aux sourcils, écharpes sur le nez, les armes dans les mains. C'est pas des vivants qu'on se méfie le plus, du moins tant qu'on roule. Et on en voit : des silhouettes tordues qui errent dans les champs gris, souvent seuls, parfois par deux ou trois, dans des états de conservation variés, du récent qui promène ses escarres et ses mutilations à des presque-squelettes auxquels il ne reste que des reliquats de chair gluante et encore un peu de cervelle pour fonctionner, ceux-là tomberont bientôt. Après je ne sais pas s'ils sont encore vivants à leur manière, tout tordus par terre et les os pointés vers le ciel comme pour pousser un cri qui n'en finirait pas, mais au moins ils ne bougent plus. »

Pour survivre à l'hiver nucléaire qui a dévasté la planète, un groupe de survivants s'est réfugié dans un bâtiment fortifié. Ils font pousser leur nourriture, stockent l'eau potable, protègent les enfants et essaient de leur donner l'impression d'un foyer. Et chaque nuit, depuis leurs remparts de fortune, ils doivent repousser les gens qui cherchent un abri, les barbares ultra-violents réduits au cannibalisme par la famine, et surtout les Mains Froides, les morts qui marchent.
Or, ils paraissent chaque fois plus nombreux, mieux organisés, faisant presque preuve... d'intelligence. Plusieurs pénètrent dans le refuge, et il semblerait qu'on les a aidés. Il y a un traître dans le groupe.
Mais qui pourrait bien trahir les siens au profit de morts-vivants ?

La dernière chronique, le dernier récit de ce que fut le monde, entre l'apocalypse et l'extinction de la race humaine...

 

 

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Récit mené à la première personne du singulier, nous vivons ce que vit le narrateur. Un mec qui a tout perdu : sa femme, son môme, sa vie. Il y a eu un genre de dérèglement dans l'ordre des choses. Les morts ne meurent pas vraiment. Ils se relèvent, genre zombies. Si l'un d'eux vous mords, vous passez du côté obscur, vous devenez vous-même un genre de zombie. Un genre où plusieurs étapes sont observées. Ceux qui sont hyper bien conservés, à la limite, on ne peut pas savoir en les regardant s'ils sont zombies, ils sont tellement "normaux". Le seul signe disctinctif, ils ont les mains froides. D'ailleurs, c'est ainsi qu'on les appelle : les Mains Froides. Mais on ne peut pas s'amuser à toucher tout le monde, ce qui serait rudement dangereux si on venait à tomber sur un vrai zombie. Et il y a les autres, dans des états de décomposition plus ou moins avancée, pas très jojo à voir.

 

Les non-zombies s'organisent. Car évidemment, vu les circonstances, ça devient vite le gros bor***. Tout le monde attaque tout le monde, plus personne ne bosse, on pille tout ce qu'on trouve... Les "survivants" se regroupent. Notre narrateur fait partie d'un groupe très organisé, retranché dans un hôtel, barricadé. Ils font des sorties régulières pour trouver tout ce qui peut servir : nourriture même périmée, outils, allumettes, bidons vides ou pleins. Tout est bon à prendre. Et sortir, c'est prendre des risques énormes, car mis à part les morts vivants, il y a aussi les autres survivants, ceux qui sont moins partageurs, ceux qui sont plus barbares qu'autre chose. Piller est plus facile que de chercher. Et la nourriture est tellement rare, que nombre de ces barbares sont également devenus cannibales.

 

Je suis assez mitigée sur ma lecture. C'était bien écrit, bonne narration, bla bla bla comme d'hab sur le style Fédou. C'est l'histoire qui ne m'a pas transcendée. Parce que justement un peu trop extrême, trop fin du monde. Comment dire? Je suis amateure de Fantasy plus joyeuse. La Fantasy où à la fin, ben y a du mieux. Là, vu déjà les circonstances de départ, le mieux à la fin, on se doute que ça ne va pas venir. Et d'ailleurs, sans spoiler, ça ne vient pas. On ne peut pas lire que des histoires de Bisounours hein ^^ (et pas la peine de me dire qu'on a encore jamais vu Fédou écrire du Bisounours, donc faut pas que je me plaigne!!)

 

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16 juillet 2017

DEVOREUSE

 

 

DEVOREUSE

 

Didier FEDOU

 

 

 

 

DEVOREUSE

 

 

 

« Ils se tassent contre les parois, tandis que la grosse larve lève la tête, ouvre la bouche, renifle en ronflant, grommelle dans sa morve et siffle de petits cris aigus. Puis, avec de lourdes reptations, elle glisse et ondule, serpente vers la sortie du repaire, pour gravir la pente et sortir. Juste avant de basculer par le bord de l'ouverture, la pluie la trempe et nettoie la terre de sa peau épaisse. Son épiderme est blanchâtre, un peu translucide, évoquant la peau d'un cadavre de noyé, gorgé d'eau croupie. Un épais mucus, le vernix de l'enfer, gonfle sous l'averse en une gélatine brillante, et Dévoreuse sort.
Après le moment de stupeur et de dégoût, Roland s'empare de son couteau qui gisait dans la boue et se jette dans le conduit, rampe vers l'extérieur et les autres suivent par réflexe, c'est Roland le chef, sans même s'en rendre compte. S'extirpant du trou, frappés par la pluie et le vent, ils glissent le long de la pente de la colline, suivent la piste gluante laissée par la créature larvaire et la retrouvent quelques mètres plus loin. Dévoreuse. Roland lève son couteau comme un poignard en rugissant.
– Qu'est ce que tu fais ? s'inquiète Delphine.
Le visage dur, le sang de son nez blessé délavé par la pluie qui dessine un masque de guerre dégoulinant, il court vers la larve. Celle-ci enfonce la tête dans la boue, se tortille et bat des membres pour s'enfouir, s'enterrer. Le poing de Roland s'abat, lame en avant, le coup d'épée d'un chevalier en devenir, qui aurait ainsi pu mettre immédiatement fin à la terreur, mais déjà la bête a percé un tunnel et a disparu sous l'humus, sous l'argile grasse, et au-delà. Le canif se plante en vain, le poing serré gicle dans la glaise. C'est raté.
Roland se redresse, puis retombe sur les genoux, devant le trou qui se comble au fur et à mesure d'eau et de terre. Ses amis le rejoignent.
– C'est parti, dit-il du même ton que s'il avait perdu une bataille.
– C'était quoi ? fait Michel.
Pas de réponse.
– Roland ?
– Je sais pas... »

Une nuit de tempête, les quatre gosses se réunissent dans leur refuge. Ils subissent depuis bien longtemps des traumatismes trop graves pour eux : enfance battue, racket, deuil, pédophilie... Le sel de leurs larmes, le sang de leurs blessures, la terre sous laquelle ils se cachent et les éclats de foudre, ce n'est pas une nuit comme les autres. Ensemble, ils invoquent un égrégore, l'esprit de vengeance : Dévoreuse.
Ainsi est rendue justice, ainsi vengeance est faite, mais la créature ne fait rien pour rien, elle leur a offert la vengeance, rendu la liberté, elle exige maintenant son dû, et à chacun d'eux la même créance : ta vie, ou ce qui t'es le plus cher...

Une traque, une chasse, sans pitié, sans répit. Mais qui chasse qui ?
Vous aurez à nouveau peur de sortir la nuit...

 

 

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L'histoire commence dans les années 90. Quatre mômes. Tous au collège. Genre 11 - 12 ans, pas encore des grands, plus tout à fait des petits.

Roland. Qui vit en HLM, avec ses parents. La mère est mère au foyer, le père bosse mais se fait chier dans son job et dans sa vie, il boit pour oublier. Et à force de boire, il finit par oublier bien des choses. Mais pas de taper sur sa femme et de terroriser son fils.

André. L'opposé. Gosse de riches, ses parents sont hyper occupés, très peu présents, accaparés par leurs boulots. Pour compenser, ils achètent à leur gamin tout ce qu'il veut. Du coup le gamin en profite. Habillé toujours dernière mode, avec des fringues siglées au nom des meilleures marques, un vrai petit sapin de Noël, il suinte tellement l'argent que ça ne manque pas : il se fait repérer par des petites crapules du quartier, trois délinquants qui se font une joie de le racketter.

Michel. Entre les deux on va dire. Lui non plus ses parents ne sont pas très présents. Non pas que ce soient des parents indignes comme pour Roland ou des parents surbookés comme pour André. Non. Sandrine, la petite soeur de Michel, 4 ans, est très très malade, hospitalisée. Si elle ne reçoit pas un coeur très bientôt, peut-être qu'elle mourra...

Delphine. La fille de la bande. Parce qu'il faut bien qu'il y ait toujours une fille dans une bande! Ses parents sont des cathos psycho rigides. Très occupés et investis dans la vie de la paroisse, le père surtout. Et le père il ne badine pas avec l'éducation. Pas question de voir sa fille trainer les rues avec des garçons, encore moins question de la voir négliger un tant soit peu ses études. D'ailleurs, le père de Delphine, il n'a qu'un souhait, que leur fantastique voisin, un homme vraiment très très bien, pieux, éduqué et tout et tout, s'occupe de Delphine après les cours, pour lui faire réviser ses cours. Delphine est loin d'être emballée, car elle, elle le voit bien l'air lubrique de Bernard, elle le sent bien qu'en effet Bernard lui aussi aimerait bien "s'occuper" d'elle après les cours...

La vie passe, et un soir, après les cours, il y a comme un couac...

Le père de Roland ne se contente plus de frapper son épouse, il met une beigne à son fils également...

Les petits racketteurs ne se contentent plus de racketter, ils font un exemple, André se prend un coup de cutter à la main, rien de dramatique sur le point de vue vital, mais sur le point de vue psychologique...

Michel, seul comme bien souvent à la maison, reçoit un appel de ses parents. Sa petite soeur est dans le coma. Soit elle reçoit un coeur maintenant, soit elle meurt...

Et le père de Delphine lui a trouvé une occupation pour son retour des cours, comme lui et sa femme doivent s'absenter, il a trouvé un genre de baby sitter à sa fille. Ce cher Bernard va lui faire réviser ses leçons, chez lui. Delphine est atterrée. Bernard a l'air ravi...

 

En temps habituels, les trois amis ne se cotoient pas au collège, ils ne sont pas dans les mêmes classes, n'ont pas les mêmes horaires, alors ils se retrouvent au moins une fois par semaine dans ce qu'ils appellent leur "repaire". Un genre de mini grotte creusée sous un arbre. Un terrier immense. Ils s'y inventent une autre vie. Une vie où Roland qui plie sous la terreur de son père serait un chevalier solitaire, fort, courageux, venant à bout de tous les combats. Une vie où André serait un dragon. Une vie où Michel serait un grand sorcier façon Gandalf. Une vie où Delphine serait une princesse guerrière, toute en armure et chevauchant une licorne. Ce repaire c'est leur coin de rêve.

Ils viennent tous de subir un drame, ils ont besoin de reconfort. Sans se concerter le moins du monde, chacun s'échappe et file au repaire. Ils s'y retrouvent. Et là, un moment magique se produit, un grand moment de communion, il se passe quelque chose, ils le sentent....

Un cinquième invité apparait dans le repaire...

Dévoreuse.

Leur nouvelle copine pour la vie....

Dévoreuse a bien compris leurs soucis. En deux temps trois mouvements, elle les débarrasse de leurs problèmes.

Roland ne se prendra plus de beignes de son père.

André ne se fera plus racketter.

Delphine ne risquera plus de se faire violer par le voisin.

Quant à Michel, sa petite soeur vivra.

Happy Ends en rafale!!!

Champomy!!!

Oui... mais Dévoreuse, c'est pas un bisounours. S'agit pas de lui donner l'accolade en lui disant "rhoo Dévo! Tape m'en 5!!! Ca fait trop plaisir de te voir, merci hein!!". Dévoreuse, c'est un démon vengeur. Salariée du Mal. Il y a une petite facture à régler. Oh, trois fois rien... Et pour le paiement, Dévo, elle est arrangeante, elle veut bien échelonner dans le temps...

 

 

 

 

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01 juillet 2017

Complètement cramé

 

 

COMPLETEMENT CRAME

 

Gilles LEGARDINIER

 

crame

 

 

 

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Lassé d’un monde dans lequel il ne trouve plus sa place, privé de ceux qu’il aime et qui disparaissent un à un, Andrew Blake décide de quitter la direction de sa petite entreprise pour se faire engager comme majordome en France, le pays où il avait rencontré sa femme. En débarquant au domaine de Beauvillier, là où personne ne sait qui il est réellement, il espère marcher sur les traces de son passé. Pourtant, rencontres et situations hors de contrôle vont en décider autrement… Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps, Odile, la cuisinière et ses problèmes explosifs, Manon, jeune femme de ménage perdue et Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui cherchait un moyen d’en finir va être obligé de tout recommencer…

 

 

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Je ne suis plus trop souvent sur mon blog, je n'ai plus trop le temps de lire. Et quand je lis, j'ai une tendance à abandonner mes lectures. J'étais en train de lire le dernier Jacques Vandroux, puis je me suis dit "trop de sang". Alors je suis passée à Bastien Pantalé, excellent auteur indépendant, mais également plutôt sanglant. Je suis donc passée à Didier Fédou, en me disant que la Fantasy, voilà, ça c'était bien, pas gore, de la magie, du merveilleux.... Moui, mis à part que j'avais jeté mon dévolu sur sa "Dévoreuse". Encore plus sanglant que Vandroux et Pantalé réunis!

Du coup, je suis arrivée à Gilles Legardinier. Voilà. Legardinier. Valeur sûre si on ne veut pas de gore, de sang, de terreur. Et en effet, je me suis plutôt bien marré en lisant ce Complètement cramé. Et pourtant ce n'était pas gagné d'avance, ce n'était pas un livre numérique mais un bon vieux bouquin papier.....

Andrew Blake m'a bien fait rigoler dans le rôle du british parachuté au milieu des frenchies. A la fois guindé et farfelu, un brin dingue et pourtant la tête hyper bien sur les épaules, le type même du personnage hyper attachant. Pas trop la peine de raconter l'histoire, le résumé de la quatrième de couverture nous raconte bien dans quelle ambiance on va se retrouver.

De la feel good littérature qui détend bien, qui donne envie d'aller relire du Legardinier, bref un bon moment.

 

Maintenant, ben il n'y a plus qu'à retourner à mes sauvages : Vandroux, Pantalé et Fédou! LOL

 

 

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23 avril 2017

Miss Pérégrine et les Enfants Particuliers / tome 1

 

 

 

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS

 

Ransom RIGGS

 

 

 

 

peregrine

 

 

Jacob Portman, seize ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du Pays de Galles, où ses parents l'avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d'un orphelinat pour enfants "particuliers". Abe y côtoyait une ribambelle d'enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des "Monstres".


Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s'enfuit sous ses yeux. Bouleversé, il part en quête de la vérité sur l'île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n'a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ?

 

 

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Un message sans photo, j'ai un problème de plug-in avec mon adobe...

 

Les Enfants Particuliers, j'en ai entendu parler pour la première fois avec Tim Burton et son film. Ca avait l'air bien sympa. Mais comme d'habitude, avant d'aller voir le film, j'ai voulu lire le livre. En regardant les interviews de Burton, j'avais cru comprendre que Les Enfants Particuliers était un bouquin qu'il avait adoré lire quand il était gamin. Quand après quelques minutes de lecture, je me suis rendue compte que le héros, Jacob, avait un téléphone portable en poche et envoyait des sms avec, j'ai compris que quelque chose m'avait échappé. Moi qui m'enthousiasmais à l'idée de lire de la littérature un peu vieillote, j'ai vite déchanté. M'enfin bon, maintenant que le bouquin était acheté, je n'allais pas le jeter (car oui messieurs-dames, oui, je l'ai acheté en vrai livre, avec du papier!!! oui oui oui!!!)

 

Jacob est donc un jeune ado, un peu solitaire, avec un grand-père qui le gave d'histoires farfelues depuis son plus jeune âge. Quand il était gamin, les histoires de papy, ok, merveilleux on y croit. Puis Jacob a grandi, et les histoires de papy, c'était comme la légende du père Noël, rien de vrai là-dedans. Et papy qui se vexe quand on lui dit que non c'est pas vrai. Du coup, ben, seule explication : papy décaroche grave. Choc des générations......

Mais Jacob reste néanmoins proche de son grand-père. Jusqu'au jour où Abe lui téléphone et semble limite paniqué, genre "ils arrivent". Jacob qui était au taf quitte donc son poste pour aller voir son dingo de grand-père. Et là, surprise, pas de grand-père à la maison, en revanche un rude bordel et des traces de sang. Jacob part à sa recherche et finit par le retrouver pas très loin de là, raid mort. A priori à demi bouffé par des chiens errants. Gore. Les Enfants Particuliers est un bouquin jeunesse je le rappelle, perso, j'ai trouvé ça un peu too much comme mort pour des gamins. Ensuite, vous me direz que les gamins de maintenant, hein, mis à part si on les élève chez les Mormons, ils vont plutôt trouver que papy bouffé par des chiens c'est plus cool que gore...

Jacob est bien sûr sous le choc et commence à tomber en déprime. A tel point que ses parents l'envoient chez le psy. Ce que Jacob encaisse assez mal, mais pendant ce temps-là, au moins, on lui fout la paix.

En fouillant dans les affaires de son grand-père, Jake découvre tout un tas de photos illustrant les histoires de papy. Des histoires où il lui racontait les talents de ses amis particuliers : un enfant invisible, une fille à la force herculéène, une autre qui peut s'envoler dans le ciel comme un ballon gonflé à l'hélium... Et si finalement c'était vrai? Hum, non, les photos ont l'air quand même truquées. Pfff, sacré grand-père. Jacob trouve un renseignement pouvant le mener là où son grand-père aurait soit disant passé sa jeunesse parmi ces enfants particuliers. Une petite île près du Pays de Galle. Il en parle à son psy. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, non seulement le psy ne se paie pas sa tête mais en plus, il l'encourage vivement à suivre ce chemin vers le passé....

Le jeune Jacob part donc accompagné de son père vers cette île.

Après quelques jours de visites en long et en large dans l'île, Jacob finit par découvrir et rencontrer le passé de son grand-père. Et c'est le choc. Ainsi donc papy ne décarochait pas. Il disait la vérité. Commence l'aventure. Commencent les rencontres passionnantes et passionnées. Une aventure dangereuse. Des rencontres dangereuse également...

 

Perso, je n'ai pas été super emballée par cette lecture. C'est sympa, hein, mais l'histoire est assez visuelle et la narration n'est à mon avis pas assez descriptive. C'est un peu plat. Bon, ensuite, c'est du "jeunesse", trop de description et les gamins vont vite en avoir marre et fermer le bouquin. C'est sûrement pour cela que le bouquin est truffé de photos des enfants particuliers. Plutôt que de les décrire sous toutes les coutures, autant les montrer. Bonne idée. Du moins en livre papier, oui, c'est une bonne idée. Mais moi vous me connaissez, je suis hyper à fond dans les bouquins numériques, donc au bout de quelques chapitres, tourner de "vraies" pages, ça m'a vite saoulée, alors zou, achat en kindle. Et les photos sur liseuse, c'est franchement nul. On ne peut pas les agrandir, elles sont toutes petites sur l'écran, et franchement, on ne voit rien. Laborieux quoi. Du coup j'ai passé mon temps à aller de la liseuse au livre. Ca tournait un peu au ridicule, ha ha ha...

La narration m'a donc semblée assez plate. Et l'histoire également. Un peu plate. Un petit manque de punch on va dire. C'est le problème quand on a pour référence "jeunesse" un certain Harry Potter, on s'habitue à un rythme nettement plus speed.

 

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07 février 2017

Le Messager du Parc

 

 

 

LE MESSAGER DU PARC

 

Cédric Charles ANTOINE

 

 

 

 

messager

L’OBSESSION DU BONHEUR CONDUIT PARFOIS AU DÉSASTRE !


Dans un jardin public au cœur de Paris, à l’heure où les joggeurs envahissent les allées, un homme en costume semble affalé, comme prostré, sur un banc. Un vieillard presque aveugle s’arrête devant lui, s’assoit, puis engage la conversation. Une voix apaisante et un sens de l’écoute vont inciter Chris à se confier au vieux borgne. À l’issue d’une longue discussion, l’étranger au crépuscule de sa vie lui suggère une solution inattendue afin de résoudre ses problèmes.

Chris comprend qu’un chemin inexploré se dessine enfin devant lui. Une énergie débordante, absente depuis des mois, l’envahit soudainement et l’encourage à convaincre ses proches d’accepter cette proposition extrême. Sous l’influence du messager, il entame une action spectaculaire pour protéger les siens d’un naufrage annoncé.

Sur fond de scandale politique et d’affaire criminelle hors du commun, un mécanisme irréversible entraînera ce père de famille dans une odyssée dramatique aux confins des Highlands.

Pour jouir de sa fortune sereinement, quelle qu’elle soit, il faut parfois connaître l’infortune pour en apprécier les contours...

PROLOGUE


Une vie hybride entre ville et montagne l’avait condamné à ne plus pouvoir choisir. Il subissait les contraintes d’une organisation familiale et professionnelle qui l’écrasaient dans un quotidien torturé, jalonné d’obligations. Sa femme, ses enfants, son entreprise, tout était parfaitement orchestré, échappant aux imprévus les plus exotiques. Malgré une certaine réussite sociale, il aspirait à plus de simplicité, plus d’authenticité et moins de rationalité. Pour rompre le cycle infernal de son enfer intérieur, il espérait briser ses chaînes en quête d’une solution salvatrice pour lui et les siens. Son comportement, incompris par son entourage, l’enfermait dans une attitude rebelle parfois brutale pour exprimer des envies que beaucoup de personnes qualifiaient de caprices. Peu de gens pouvaient se prévaloir d’un tel confort, mais lui ne revendiquait pas l’opulence matérielle comme unité de mesure du bonheur. Quand il prit sans concertation la résolution soudaine de s’échapper, il bascula sur le sentier de l’inconnu, livré à lui-même à la rencontre d’un drame non programmé. Croyant quitter provisoirement une vie trop bien réglée pour en comprendre le sens, cet homme pétri de bonnes intentions plongea sans retenue dans les bras du mal.

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Je change un peu d'auteur indé. Y a pas que Fédou et Vandroux dans la vie, quoi! hé hé hé... Donc, un pti nouveau dans ma PAL. Cédric Charles Antoine.

L'histoire : Chris est un montagnard pur jus, qui commercialise des objets Made in Montagne. Son business étant florissant, il a pris un associé (un copain d'enfance) et a délocalisé ses bureaux à la ville. A Paris. Paris où il déprime loin de ses montagnes (oui, oui, vous aussi, vous le voyez le cliché à la Heidi, mais je vous rassure, on ne va pas voir Chris gambader dans les alpages au milieu des chèvres au bout de quelques pages).

Notre grand gaillard est marié à Sophie. Citadine indécrottable, hyper connectée, adorant le shopping et la vie trépidante des grandes grandes villes. Autant dire que, elle, la montagne, ça la gagne pas! Vivre à la montagne??? No way!!!

Mais Chris y croit. Cela fait quelques années qu'il vit à Paris par amour pour sa femme, et regagne sa montagne natale un week-end tous les quinze jours. Et pourquoi ne pas faire l'inverse maintenant? Vivre à la montagne et ne retourner à Paris qu'un week-end sur deux? Hein, Sophie, hein?

Sophie donne illico sa réponse. Même pas en rêve!!!

Du coup, le grand gaillard perd un peu ses nerfs. Engueulade avec sa femme. Puis engueulade avec son associé. Puis envie de trucider tout le monde. Bref, burn out imminent. Mais ouf, bouffée d'air pur dans la vie merdique de Chris, tout à fait par hasard, dans un parc où il s'est installé pour souffler un peu, Chris rencontre un petit vieux tout rabougri, borgne (l'auteur insiste sur le fait qu'il est borgne, donc, je relaie l'info), qui pour faire court lui dit qu'on n'a qu'une vie. Carpe Diem quoi. Chris n'a qu'à se prendre un genre de congé sabbatique, voyager, voir du pays, voire voir du monde.

Mais quelle bonne idée que voilà! Chris organise tout en deux temps trois mouvements. Réconciliation avec sa femme et son pote, il fait son sac à dos, et adios, le voilà parti. Il se prend un break de 100 jours.

Ce serait une histoire-aventure bien plan plan si Mr Antoine ne nous narrait pas en parallèle la folle évasion de deux psychopathes enfermés en Grande Bretagne. Deux barges qui trucident à tour de bras. Des bains de sang. Un homme et une femme, un joli petit couple bien gore.

Deux histoires distinctes. Qui finissent par se rejoindre. Puis par se séparer. Pas vraiment en délicatesse.

Mon ressenti dans tout ça. L'histoire, en elle-même, c'était sympa. Même si à la fin on voit venir que certaines victimes qu'on croyait innocentes sont en fait les bourreaux. C'est la narration qui ne m'a pas trop plu. Niveau vocabulaire, ça va, c'est bien. Pas de coquilles non plus. La relecture est impeccable. Vraiment, la narration qui m'a chiffonné. Nous avons un narrateur neutre qui raconte les faits en utilisant du "il" (narration classique quoi), et puis nous avons Chris qui à intervalles réguliers devient celui qui raconte, l'histoire est donc au "je". C'est sûrement une façon de donner du dynamisme à l'histoire, mais perso j'ai trouvé ça un peu lourd, je trouvais que ça ralentissait l'action.

Je n'ai pas aimé non plus la façon dont le temps s'écoulait. L'auteur peut passer des paragraphes entiers sur une anecdote, avec pléthore de détails (genre le décès de la soeur de Chris quand il était petit, anecdote qui finalement ne sert à rien dans l'histoire), et passer deux phrases, voire juste une seule, sur des mois entiers du périple de Chris. Des "aventures" qui lui arrivent dont on aurait aimé avoir plus de précisions, histoire de bien s'imprégner de l'atmosphère, histoire de bien faire monter le drame psychologique. Il y a bien des choses que l'auteur aurait pu développer, tant du point de vue de Chris que du point de vue des deux cinglés. Bien faire monter la pression dans toute la partie en huis clos de cette histoire, façon cocotte minute. Mais là, non, une phrase et on passe à autre chose. Ca m'a beaucoup déçue.

De même j'ai été déçue par le final. Non pas par ce qu'il se passe, pas par le fond, déçue par la forme. Encore une fois c'est trop rapide, pas assez décrit. Ca manque de développement. Si je devais donner une métaphore culinaire, je dirais que Cédric Charles Antoine s'est déchiré à préparer un super appareil à soufflé, il a bien fait attention au moule, il a préchauffé le four juste comme il faut. Et il ouvre la porte du four avant la fin de la cuisson. Le soufflé retombe. C'est raté. vous voyez ce que je veux dire?

bref, c'est pas trop mal mais ça ne m'a pas super transcendé...

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