L'(autre) homme de ma vie
Stephen McCAULEY
L'(autre) homme de ma vie
Richard Rossi se flatte de connaître tous les subterfuges nécessaires pour dissimuler les passions parallèles qui font le piquant de certaines existences. Bien qu'il partage déjà sa vie avec quelqu'un, ce cadre bostonien entretient en effet une relation adultère qui, pour être épisodique, n'en est pas moins mouvementée.
Entre péripéties professionnelles, séances à la salle de sport et rendez-vous secrets, Richard navigue à vue jusqu'au jour où il se rend compte que « l'objet de son affection » conjugale n'est pas non plus à l'abri des tentations, et passe de plus en plus de temps dans l'Ohio...
Avec sa savoureuse sarabande d'amis, de collègues, de coachs personnels, cette comédie de mœurs s'inscrit dans la veine ironique des précédents romans de Stephen McCauley. Si l'on y retrouve avec plaisir la fine psychologie et les subtiles réparties de ce maître du comique, L'(autre) homme de ma vie témoigne également d'une inflexion nouvelle dans l'oeuvre de McCauley, plus grinçante, teintée de mélancolie.
«Fils caché de l'union secréte entre Edith Wharton et Woody Allen» (le New York Times), Stephen McCauley est l'auteur de cinq autres romans : «L'objet de mon affection», «L'Art de la Fugue», «Et qui va promener le chien?», «La Vérité, ou presque» et «Sexe et Dépendances». Il vit à Cambridge dans le Massachusetts, où il enseigne et travaille à un nouveau roman, ainsi qu'à une pièce de théâtre, inspirée d'une de ses propres nouvelles. Deux de ses romans ont déjà été portés à l'écran, le premier aux Etats-Unis et un autre en France, où un troisième est également en cours d'adaptation.
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Mon histoire d'amour avec McCauley dure depuis des années. J'avais adoré son tout premier roman, «l'objet de mon affection», je l'ai déjà lu plusieurs fois (il a longtemps été mon livre culte), et j'étais pour le relire une petite énième fois, quand je me suis dit «hum, pourquoi toujours celui-là? Je vais en lire un autre... même si je les aime moins».
J'ai lu tous les romans de Stephen. «L'Art de la Fugue» et «Et qui va promener le chien?» m'avaient beaucoup plu, mais moins que «l'objet», je les trouvais bons, mais inférieurs. Pour moi, McCauley avait perdu de son acidité de plume pour tomber dans le côté obscur de l'écriture : il était toujours un bon auteur, mais il était triste, il avait perdu son petit brin de fraîcheur qui m'avait tant séduite.....
Les deux opus suivants, «La vérité, ou presque» et «Sexe et dépendance» m'avaient plus que moins convaincue. Je trouvais McCauley encore plus triste, encore plus cynique. Pour tout dire, ces deux-là, j'ai même failli ne pas finir de les lire. Je m'en suis d'ailleurs vite débarrassée, revendus à un bouquiniste avant un déménagement, les deux autres aussi, pour ne garder que mon livre-culte... Ma belle histoire d'amour avec Stephen McCauley se résumerait à son tout premier roman. Ainsi va la vie....
A sa sortie, j'ai lu une critique plus qu'élogieuse de «l'(autre) homme de ma vie» dans un journal féminin. J'ai eu un petit frisson d'envie, mais vu mes précédentes déceptions, je m'étais dit que j'attendrais la sortie chez 10/18 quelques années plus tard... (ah, 10/18, j'adore!!).
Nous voici quelques années plus tard. Donc après m'être raisonnée sur «pas encore l'objet de mon affection!!!», je me suis reportée sur le seul McCauley que je n'ai pas dévoré... Avec énormément d'appréhension. Bon, je n'irais pas jusqu'à dire «avec une boule au ventre!!!!!!», faut pas charrier non plus, mais disons que mon enthousiasme était loin d'être délirant........
Mais parlons de l'histoire... Richard Rossi est notre héros narrateur, cinquantenaire super entretenue à coups de séances de sport et de fitness, gay, responsable RH dans une société un peu en perte de vitesse avec la crise. Il vit en couple avec Conrad, qui est son propre patron, architecte, il bosse avec sa collègue et associée Doreen (veuve, terne, hautaine). Richard vit une liaison extra-conjugale avec Benjamin (marié, deux enfants, vert de peur à l'idée que qui que ce soit apprenne qu'il est bi-sexuel).
Au détour d'un sms, Richard apprend soudain que son fidèle Conrad n'est pas si fidèle que ça, a priori il a lui aussi une aventure, à Columbus, ville où Doreen et lui vont très souvent en déplacements professionnels. A y bien réfléchir, c'est vrai que souvent, quand Richard téléphone à Conrad à Columbus, c'est Doreen qui répond, sous prétexte que Conrad est déjà en ligne sur un autre télephone ou est en train de discuter ferme d'un contrat avec un client...
La vie de Richard ne s'écroule pas pour autant. Qui est-il pour faire une scène à Conrad quand lui-même sort depuis des années avec Benjamin, qu'il va même jusqu'à louer un appartement tout exprès pour leurs ébats? Richard n'a rien à dire... mais il veut en savoir un peu plus quand même. Il mène gentiment l'enquête, entre deux séances de sport, entre un moment de baise avec Ben, et accessoirement, entre deux moments où il bosse...
Je n'ai pas beaucoup aimé. J'ai retrouvé la plume un peu acide de McCauley, là-dessus, pas de problème. Un peu d'humour noir aussi. Mais j'ai trouvé cela peu crédible comme histoire. Le mec il est responsable RH et c'est tout juste s'il va bosser, il prend des pauses déjeuners qui durent des heures pour ses baises avec Benjamin, il passe sa vie à faire du sport. Il va même jusqu'à avoir une salle de sport avec coach attitré près de son taf, et une autre salle de sport, à genre poupouille, pour vraiment pouvoir bien se dépenser, près de chez lui. Le mec vit carrément dans les salles de sport. C'est bien d'avoir un personnage sportif, mais d'un autre côté, qu'est-ce qu'on s'en fout de savoir qu'il aime faire une heure de vélo d'appart dans un sous-sol crasseux, qu'est-ce qu'on s'en fout de savoir que faire tel ou tel mouvement est bien mieux que tel autre pour bien travailler les triceps... Bien sûr, ça humanise le mec, mais bon, ça lasse ce côté un poil narcissique.
Je suis très contente d'avoir retrouvé la narration drôle et caustique de Stephen McCauley, mais pour ce qui est du fond, je suis désolée : il ne s'est franchement pas foulé!
J'aurais mieux fait de relire « l'objet de mon affection », tiens!!!
Soupe aux Légumes
SOUPE AUX LEGUMES
Bruno GAMBAROTTA
A Turin, on dit que c'est ici que sont nées toutes les modes, le cinéma, la radio, la TV, et qu'après, tout ça est parti ailleurs et qu'en échange est arrivée la Mafia.
A Turin, on dit qu'on ne peut pas se faire opérer d'une hernie sans être sûr de ne pas ressortir les pieds devant.
A Turin, on dit que la soupe a un drôle de goût depuis ces histoires de règlements de comptes aux Halles Centrales.
A Turin, on dit que tant qu'on se mêle de ses affaires, il ne peut rien vous arriver....
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Et perso, j'ajouterais : à Turin, on se demande si ceux qui écrivent les quatrièmes de couv ont lu le bouquin dont il est question.......
J'avais envie de lire un petit bouquin italien, pas forcément «en» italien, mais au moins un auteur du pays de la grande botte. Dans les rayons de la biblio, du Pirandello en veux-tu en voilà, du Buzzati et d'autres auteurs bien soporifiques comme je n'aime pas. Ca partait mal. Au rayon policier, je tombe sur Bruno Gambarotta. Moui, un «giallo», pourquoi pas? (pour ceux qui ne connaissent pas les subtilités ritaliennes, en France, un polar, c'est un «noir», en Italie, c'est un «jaune» (« giallo »))
A Turin (ça on l'aura compris), deux familles règnent. Les Peloso et les Agnello. Le bras droit de Peloso est assassiné à l'hopital où il vient de se faire opérer d'une banale hernie : Giuliano Sugamele. Par qui? Par sa concubine. La dame est jalouse. Elle a une fille d'un précédent mariage, Isabella, quinze ans, et Giuliano la trouve très à son goût, plus fraîche que la mère en tout cas. Et ça, la maman, elle n'aime pas, mais pas du tout, donc son Jules, couic, une balle dans le bide!
L'ennui, c'est que Peloso, ça lui déplait qu'on lui tue son bras droit. Qui a osé?? Sûrement un de la famille concurrente. Tiens, d'ailleurs, regardez qui est infirmier dans le service où est mort Sugamele : Grazioso. Le beau-frère de Carmelo di Stazio, le bras droit de Agnello. C'est signé! Et zou! Le clan Peloso fait la peau à Grazioso.
Evidemment, Carmelo, qu'on lui tue son beau-frère, qu'il sait bien innocent, tu parles si ça le ravit... Il se fait engueuler par sa femme, sa belle-mère est aux cent coups, elle fait un malaise cardiaque, bref, c'est la merde, et Carmelo est plus que prié par ces dames d'agir, et tout de suite.
S'ensuit tout plein de meurtres. Un pour Peloso, un pour Agnello, un pour Peloso, un pour Agnello... Pas question que les comptes ne soient pas bon!! Avec le Commissaire Garzullo au milieu de tout ça, dépassé par les évènements, avec un manque criant d'effectifs, qui ne peut rien faire d'autre à part compter les points...
J'ai trouvé ça super plan-plan à lire... Du polar très à l'ancienne, pourtant le bouquin doit à peine avoir quinze ans. Il se passe peu de choses, le peu qui se passe n'est pas super transcendant, c'est «cool tranquille la vie, faut pas stresser». Ce n'est pas foncièrement mauvais. C'est juste ennuyeux. On s'endormirait presque.
Sinon, mention spéciale à la maison d'édition qui nous a pondu le titre français, «Soupe aux légumes», je ne sais pas où ils sont allés chercher ça... On ne parle pas de soupe du tout, pour ce qui est des légumes, mouais, en tirant par les cheveux, en effet les mafieux règnent sur les Halles aux fruits et légumes de Turin, mais c'est très secondaire dans l'histoire. Le titre original est «Torino, Lungodora Napoli», qu'on pourrait traduire par un truc du genre «grande rue de Naples, à Turin», ce qui a un sens, vu que c'est dans cette rue que se passe une grosse partie de l'action de ce bouquin.
Voilà un «giallo» dont je vais pouvoir rapidement oublier l'existence. Ca m'apprendra à vouloir lire de l'italien!!!!
Bernard
BERNARD - David FOENKINOS
Bernard ne sait pas bien comment c'est arrivé mais, à cinquante ans, le voilà obligé de retourner vivre chez ses parents.
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Toujours pas de La Délicatesse dans ma biblio... Qu'à cela ne tienne, il y en a d'autres de Mr Foenkinos qui m'ouvrent les bras...
Ce qui m'a d'abord attirée chez Bernard, c'est le packaging. Ce petit livre est vraiment tout petit, il a la taille et la forme d'un chéquier, pour à peine moins de 50 pages. La forme d'un chéquier? Eh oui. Petit clin d'oeil de l'auteur ou de l'éditeur au métier de Bernard : il est employé de banque. Du moins il l'était. Bernard vient de se faire virer. Il boursicotait avec l'argent de ses clients, jusque là, même si ce n'est pas bien du tout, ce n'était pas bien grave, car il sait s'y prendre avec la bourse le Bernard. Mais manque de bol, voilà qu'il se prend la crise sur le coin du nez, et hop, son coup fumeux est éventé, le voici viré comme un malpropre.
Ca n'allait déjà pas super fort avec sa femme, en apprenant la nouvelle celle-ci pête un câble et demande le divorce. Et voici comment commence notre petit bouquin : Bernard arrive avec ses valises, à 50ans, sur le perron de l'appart de ses parents. Un couple de petits vieux de 70 ans, encroûtés dans leurs habitudes, et pour qui Bernard continue à être un môme de douze ans qui doit obéir au doigt et à l'oeil... Ca va être dur la cohabitation!
Je ne peux pas vous en raconter plus. Je sais, c'est dommage, mais comme je l'ai déjà dit, c'est vraiment très court. En raconter plus c'est raconter toute l'histoire!! Est-ce un mini-roman ou une très longue nouvelle? J'ai du mal à me décider sur comment l'appeler... Ce qui est sûr c'est que c'est vraiment très agréable à lire, avec un beau sens de la dérision de la part du personnage principal, un humour assez à froid comme j'aime. Alors même si l'histoire en elle-même n'est pas super transcendante, même s'il ne se passe rien d'extraordinaire, il n'y a aucune action ébouriffante, Bernard vaut la peine d'être lu rien que pour le style inimitable de Foenkinos.
J'adoooooore!!!!
nouvelles 1882-1883 1887-1888
Petite lecture Kindle, avec un recueil électronique de quelques nouvelles du Sieur Maupassant, écrites sur 1882/1883 et 1887/1888.
1882 & 1883
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Clair de Lune
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Un coup d'Etat
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Le loup
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L'enfant
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Conte de Noël
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La Reine Hortense
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Le Pardon
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La Légende du Mont Saint Michel
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Une Veuve
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Mademoiselle Cocotte
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Les Bijoux
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Apparition
1887 & 1888
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La Porte
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Le Père
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Moiron
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Nos Lettres
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La Nuit Cauchemar
Toutes très sympa, bien écrites comme je les aime. Les hommes trompent leurs femmes (L'enfant, Le Pardon), leurs femmes le leur rendent bien (les bijoux) mais en y mettant nettement plus de noblesse, ce qui est curieux de la part de G de M, lui qui adorait tellement les femmes... (encore que, il adorait l'esprit des femmes, elles en ont avant de se mettre à procréer!) Le meilleur ami de l'homme montre qu'il peut se moquer de son maître (Mademoiselle Cocotte). J'aime bien l'humour de Maupassant dans La Légende du Mont Saint Michel, où le Diable et le Saint s'affrontent, et où le plus raclure des deux n'est pas celui que l'on croit...
Bon, ensuite, toutes vous les raconter, c'est impossible. Elles sont trop courtes pour pouvoir le faire : à peine je commence, et ça y est, je vous ai bouffé le suspens!
Ensuite, vous dire que j'ai aimé, à quoi bon? Je suis fan inconditionnelle non?
LE ROMAN DES REGIMES
LE ROMAN DES REGIMES
Jean-Michel COHEN
Quatrième :
Quelqu'un qui ne mange plus ou trop, est-ce un malade ou une victime? Telle est la question qui hante Mathieu, spécialiste du traitement des désordres alimentaires, face à ses patients. Ce docteur pas comme les autres s'attache à ses malades et fait parfois appel à des méthodes originales pour les guérir de leurs souffrances. Mais comment va s'extirper de son anorexie Sarah? Pourquoi l'infirmier Lucio tient-il tant à elle? Et Ralph, grand couturier trop gros remercié par son financier, parviendra-t-il à maigrir et à rebondir? Quel secret familial hante Delphine, aristocrate obèse en proie au doute? Et l'étudiante Emilie, quel trouble l'a fait sombrer dans la spirale boulimie-vomissement? Comment, enfin, faire mincir Liliane, mère de famille généreuse et gourmande qui pense que trop nourrir les autres c'est leur donner de l'amour? Tous essaient de remporter ces challenges et de répondre aux questions qui les hantent.
Tous, aussi, incarnent différents rapports à la nourriture, différents visages dans lesquels chacun se reconnaît. Car dans ce premier roman-réalité, le docteur Jean-Michel Cohen analyse les ressorts des pathologies du comportement alimentaire. En indiquant pour chaque personnage ses traitements, régimes et recommandations qui serviront au lecteur. Un roman pour maigrir de plaisir.
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Mathieu Sorin est médecin nutritionniste, patron d'une clinique parisienne, où les gens viennent pour soigner leurs addictions à la nourriture. On y croise aussi bien l'anorexique qui doit reprendre du poids que la super-obèse qui doit en perdre. Sa vie, c'est combattre la nourriture en tant que poison. Sa vie, c'est aider les gens à trouver le déclic qui fera qu'ils iront mieux.
Ainsi, Sarah, fille de ministre, est anorexique et frôle la mort de peu. 37 kilos pour 1,69 mètre, c'est trop peu. Le problème de Sarah, c'est le manque d'amour, avoir l'impression de n'être rien pour personne et en particulier pour sa famille. Le ministre est toujours trop occupé... Alors Sarah a arrêté de manger... Jusqu'à sa rencontre avec Lucio, infirmier dans la clinique du Dr Sorin. Beau gosse, intelligent, qui s'éprend de cette micro brindille en danger de mort...
Emilie, fille de dentiste, étudiante en chirurgie dentaire, qui décide de tout plaquer pour devenir serveuse en boite de nuit, pour sniffer de la coke, fumer des joints, manger en quantité phénoménales, pour tout revomir juste après. Le problème d'Emilie : sa mère, juriste, a un amant.
Ralph, la soixantaine, couturier bobo de talent, qui s'encroûte dans sa vie et s'empâte sérieusement. Jusqu'au jour où son premier actionnaire décide de le foutre à la porte, has-been. Plutôt que de sombrer dans la dépression la plus noire, Ralph décide de perdre du poids, de reprendre sa vie en main, et de retrouver le feu sacré de ses vingt ans.
Il y a encore bien d'autres personnages dans cette fiction de Jean-Michel Cohen. Mais je ne vais pas tous vous les détailler.....
«Le Roman des Régimes» raconte la lutte au quotidien d'un médecin et de ses patients pour remporter la bataille contre le poids. C'est gentillet. Pas trop mal écrit aussi. Entrecoupé régulièrement de recommandations pour suivre des régimes (à 800 kcal, à 1200 kcal, à 1800 kcal, etc...). L'ensemble donne un mélange fiction-réalité assez curieux, mais assez fluide. La fin est assez convenue, la happy end en folie qu'on prévoyait dès le début, là-dessus, pas de surprise. Pas de surprise, mais néanmoins beaucoup de plaisir à lire ce petit ouvrage. Ce n'est pas LE roman qui va bouleverser le monde du livre...
Il existe quand même une sorte d'effet boostant. Toute femme qui se respecte un tant soit peu se trouve être plus ou moins au régime. Et c'est sûr que lire les recommandations du Dr Sorin/Cohen pendant qu'on fait attention à sa ligne, ça motive. Oui on peut manger du chocolat, tant qu'on ne mange pas la tablette entière. Oui on peut se permettre des viennoiseries. On peut manger de tout tant qu'on reste raisonnable. C'est plus sympa que le diktat du «steak-salade» ou du «poisson-haricots verts» qui fleure bon l'ennui dans tous les journaux féminins du moment. On peut mincir sans se priver de ce qui est bon, sans être obligé(e) de manger triste...
Perso, je suis contente d'avoir lu ce roman-réalité pendant ce long week-end du 1er mai. Le temps est tellement morose que pour aller se balader dehors, il faut vraiment viser entre les averses et autres coups de vent. On se sent mieux tranquillou chez soi, au chaud. Et en même temps, eh bien, je me suis sentie un peu moi-même dans cette clinique, avec les autres personnages : j'y ai réfléchi à deux fois avant de m'approcher du frigo pour manger un yaourt, ou du congélo pour un pot de glace, ou du placard pour une barre chocolatée. Bref, pas de grignotage intempestif pendant ces quatre jours!! J'ai même perdu un kilo!! C'est bien la première fois que je perds du poids en restant enfermée quatre jours à la maison avec un bouquin...... ^^
Rien que pour ça, je recommande «Le Roman des Régimes» !!!!!!
CHRONIQUES D'UN MEDECIN LEGISTE
CHRONIQUES D'UN MEDECIN LEGISTE
Michel SAPANET
On tue en France, tous les jours, toutes les heures. Les faits divers envahissent les journaux, les séries télévisées autour de la médecine légale prolifèrent : les histoires criminelles, réelles ou fictives, exercent sur le public une fascination sans borne.
A la suite de Michel Sapanet, médecin légiste, nous voilà sur le terrain, sur les lieux du crime et dans l'intimité des victimes. Sa vie, c'est la mort. Egorgés, poignardés, étranglés, pendus, noyés, tués par balle, tous finissent par parler. Sur la table en inox, avec un immense respect, le légiste leur inflige l'ultime violence, celle de l'autopsie. Exploration des boites crâniennes, inspection des chairs mortes, ouverture des cœurs, voici le quotidien extraordinaire d'un homme ordinaire.
Quelle vérité enferme ces corps anonymes, bien souvent méconnaissables? Au médecin légiste d'aller la chercher. Suicide déguisé, sombre accident de chasse ou infanticide inexplicable, le dr Sapanet passe en revue les nombreuses affaires criminelles survenues ces dernières années dans la région poitevine. Avec humour, il nous propose une plongée en apnée dans l'univers captivant de l'autopsie, et accomplit cet art insolite de faire parler les morts.
Michel Sapanet dirige l'unité de médecine légale du CHU de Poitiers. Expert judiciaire, maître de conférences des universités, il pratique et enseigne depuis vingt ans une médecine légale de terrain.
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Quand je suis tombée sur ce bouquin à la biblio d'Amiens, je dois dire que ce qui m'a le plus amusée, c'était... que le bas de la tranche semblait avoir été croquée par un chien. Je trouvais le parallèle entre le nonos de médor et le titre du livre assez ironique... Comme quoi, un rien m'amuse. Ensuite, j'ai ouvert l'ouvrage, j'ai lu le premier chapitre, et je l'ai ramené chez moi!
Mes plus belles rencontres littéraires se font toujours par hasard. ^^
Michel Sapanet nous emmène dans son monde et lève un peu le voile sur cette discipline méconnue et pourtant ô combien indispensable de la médecine : la médecine légale. On n'imagine pas l'horreur que ça peut être avant de l'avoir lu... C'est fort bien raconté. Avec de l'humour, mais jamais de vulgarité, le Dr Sapanet nous raconte ses petites anecdotes. Cela va du bébé secoué, au suicidé passé sous les roues d'un TGV, en passant par les petits meurtres entre amis. On croit rêver quand on lit la procédure efficace pour débarrasser les os de la peau et des muscles (comme dans Bones, un gros pot-au-feu), on est interloqué quand on apprend qu'il est préférable d'assister à une autopsie en ayant pris un solide petit déjeuner (plutôt que de tourner de l'oeil le ventre creux). On ressent aussi un grand respect pour les équipes du Samu, de la Police, de la Gendarmerie et surtout des Pompiers qui ont la lourde tâche d'aller ramasser (au sens propre) les morceaux sur les lieux des carambolages entre voitures, ou sur les scènes de suicide pour ceux qui décident de se jeter sous un train (ça m'a marqué les trains!)... ou sur toutes les autres scènes, qu'elles soient criminelles ou non. Car il y a un monde entre entendre au JT qu'il y a eu un carambolage, et comprendre que les gens ont été transformé en bouillie humaine compressée dans des voitures césarisées, et qu'il a bien fallu les désincarcérer. Un monde entre entendre au JT qu'il y a eu un incendie avec des morts et comprendre que des gens sont morts carbonisés, et qu'il a bien fallu aller les ramasser... Un monde entre entendre la nouvelle d'une personne qui se jète sous un train, et songer qu'il a bien fallu aller ramasser les morceaux éparpillés.. Et se dire qu'à la fin de cette chaine de « ramasseurs », il y a le légiste, qui récupère les bouts de corps, les rassemble, les identifie.
On n'imagine pas quelle organisation se met en marche au moindre décès...
Et surtout, surtout, j'ai découvert que médecin légiste, ce n'est pas juste officier à la morgue et à la salle d'autopsie. Le médecin légiste n'est pas un petit rat de laboratoire qui ne voit que la lumière de ses néons. Etre légiste, c'est aussi aller sur le terrain. Enormément de terrain. C'est aussi une rigueur de tous les instants, des procédures strictes à respecter, pour pallier à toute éventualité, répondre à toute question d'un juge ou de la famille. Ce métier en impose! Je regarde peu la télé, et les bouquins que je lis racontent peu d'autopsies (à part le « Bones » lu avec difficulté l'année dernière), du coup, on peut dire que j'ai carrément découvert la discipline. De loin la moins glamour, mais excessivement intéressante et gratifiante. Excessivement dure également. On ne cesse de voir des horreurs, les « clients » ne sont malheureusement pas tous morts de leur belle mort... Et je suis d'autant plus admirative que je me dis qu'il faut avoir un moral d'acier pour faire ce métier. Car l'enquêteur qui est là en salle d'autopsie, qui assiste à tout ce qui se passe, au départ, il n'a pas signé franchement pour ça, mais ça fait partie du boulot, il fait avec. Le médecin légiste, lui, il a pleinement choisi. Choisi de trier des bouts de chair humaine, choisi de travailler sur des corps en putréfaction, qui puent et qui se liquéfient. Choisi d'ouvrir des enfants et des bébés...
Je ne le fais jamais en temps ordinaire, mais je pense que celui qui en parle le mieux est encore le Dr Sapanet lui-même. Petit extrait (bien) choisi :
« Comment pouvez-vous faire un métier pareil? », « faut être bizarre pour faire ça, non? » Si le crime est horrible, l'autopsie suscite la répulsion, elle est une abomination, d'autant plus inutile que la cause de la mort est, le plus souvent, évidente. Alors, à quoi bon infliger à la victime cette horreur supplémentaire, cette boucherie?
Les apparences sont trompeuses : l'acte est indispensable. De quoi s'agit-il? Avant tout d'une fouille minutieuse, au plus profond des corps, de leur intimité, « les mains dedans ». Le prix à payer est fort : il faut éviter les affects, faire abstraction du caractère répugnant du geste. C'est pourquoi le métier est difficile. Il devient également ingrat lorsque le corps ne parle pas, malgré les moyens utilisés. Durant cette fouille, il s'agit de retrouver les indices apportés par le corps, les pièces d'un puzzle, comme autant de fragments de vérité. C'est à partir des indices que le légiste va éclairer les causes de la mort, mais surtout ses circonstances. C'est une histoire qu'il va raconter, l'histoire des derniers instants d'une vie. Sans quitter totalement le domaine technique, le métier entre alors dans une toute autre dimension : il faut sauver ce qui reste d'humain dans l'indicible.
Voilà, gros extrait. Mais plutôt que de plagier l'auteur, je trouve plus facile de lui laisser la parole...
Faut-il lire Chroniques d'un médecin légiste ? Oui !!!!
LE POTENTIEL EROTIQUE DE MA FEMME
LE POTENTIEL EROTIQUE DE MA FEMME
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David FOENKINOS
Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d'oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié.
Alors, il s'est mis à collectionner sa femme.
David Foenkinos est écrivain et scénariste. Le potentiel érotique de ma femme est son troisième roman.
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Hector est un collectionneur chevronné. Il collectionne tout et parfois n'importe quoi. Et Hector en souffre, car il se rend bien compte de la vacuité de sa vie, comme ça, à accumuler des objets, plutôt que de chercher à connaître des gens. Il s'inscrit à un groupe de soutien de collectionneurs anonymes, pour l'aider à lâcher prise.
Ca se passe plus ou moins bien... Plutôt moins bien. « Le potentiel érotique de ma femme » commençant par la tentative de suicide d'Hector...... Il y a pourtant mis de la bonne volonté : dans le métro, se jeter sous une rame, penser à avaler des somnifères pour être groggy avant de rencontrer la grosse bête en ferraille en pleine tête. Mais à vouloir trop bien faire, Hector a mal dosé ses somnifères : il tombe inanimé dans les couloirs du métro avant d'avoir vu la moindre rame. Pas de chance...
Transport en Samu vers l'hôpital. Six mois dans un service psy pour se remettre d'aplomb, loin de ses collègues, de sa famille, de ses vagues amis. Pour tous, officiellement, il est en long voyage aux USA...
L'hospitalisation a ça de bon que là-bas au moins, on ne peut rien collectionner. Hector est guéri! Plus de vague à l'âme dépressif, donc plus de raison d'être à l'hôpital. Il retourne à la vie « normale ». Enfin presque. Il n'est pas idiot notre Hector, six mois de supposé voyage, tout le monde va lui demander comment c'était les Etats Unis. Il se prend donc une semaine de congés supplémentaires et file à la bibliothèque pour apprendre à devenir un vrai américain.
A la biblio, il tombe sur une femme qui veut consulter le même atlas que lui. De fil en aiguille, ils parlent, sympathisent, se rendent compte qu'ils ont le même but : faire croire qu'ils reviennent des States. Quelle coïncidence! Bientôt ils ne peuvent plus se passer l'un de l'autre. Bientôt ils se marient. Et vivent dans la félicité la plus totale.
Puis Hector rechute. Il se chope des érections phénoménales à voir sa femme nettoyer les vitres. Quand Brigitte -ben oui, elle a un nom cette femme- monte sur son petit escabeau et joue du liquide lave vitre sur les fenêtres, c'est magique!
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Comment j'ai découvert ce petit bijou de drôlesse et de simplicité? Eh bien, comme souvent, je traînais sur le blog de Cécile (cecibondelire.canalblog.com), et en lisant son billet sur « la délicatesse » d'un certain David Foenkinos, je me suis dit que ça me faisait bien envie. Vite vite, un petit tour par le site net de la biblio d'Amiens pour voir si ce bouquin était en rayon. La réponse : oui, bien dans les rayons des bibliothèques d'Amiens-Métropole. Quant à savoir laquelle, mystère, quand on cliquait sur la disponibilité du bouquin, j'étais renvoyée sur la dispo d'un livre ancien écrit tout en latin, tellement ancien qu'il n'était consultable que sur place. Aaaaah, la technologie et Amiens, toute une histoire!
Bref, je me suis rendue à la biblio Aragon, mon site habituel. En rayon, chouette du Foenkinos. Evidemment, pas celui que je cherchais. Ca m'aurait étonnée aussi!! Va pour « le potentiel érotique de ma femme »...!!
Tout de suite l'écriture m'a plu. C'était simple, clair, bourré d'humour, avec des phrases courtes. Et un je-ne-sais-quoi d'absurde dans le ton qui ne se prenait pas au sérieux. J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur, pas très conventionnel, mais très attachant. Le plus saisissant, c'est encore ce grand plaisir que j'ai eu à lire « le potentiel érotique de ma femme », sachant qu'au final, eh bien en ce qui concerne l'action, on ne peut pas dire que ce soit ébouriffant. Mais l'enchaînement de petits quiproquos et autres scènes de vie rend le tout plaisant à suivre.
Merci Mr Foenkinos pour ce bon moment
UN SILENCE DE CLAIRIERE
Un silence de clairière - David THOMAS
« J'étais un type qui ne parlait pas beaucoup à sa femme, se rasait intégralement le corps, s'endormait chez son psy, s'immergeait au fond des piscines, rêvait de son frère se faisant circoncire chez les Himbas et ne parvenait plus à écrire. Personnellement je n'y voyais rien d'inquiétant, mais en homme qui ne sait pas lire le ciel, j'ignorais ce qui m'attendait. »
Adrien Lipnitsky, écrivain insomniaque et désenchanté, n'est pas en grande forme. Lorsqu'il comprend que ce malaise existentiel trahit l'absence de son frère, un voyageur insatiable dont il est sans nouvelles depuis un an, il décide de partir à sa recherche. Son périple le mènera en Suède où, dans le silence d'une clairière, il croit être au plus près de l'absent. Mais peut-on jamais atteindre ceux qui vous manquent?
On retrouve le trait acide et la poésie décalée de David Thomas, l'auteur remarqué de La patience des buffles sous la pluie. Un premier roman incisif, parfois ironique et terriblement juste.
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Adrien est marié à Sarah, il est écrivain, elle est dermatologue, et ça ne va pas super fort entre eux. Le fait est que quand il y a des années Adrien a émis le souhait de se mettre pleinement à l'écriture, Sarah qui gagnait déjà bien sa vie a vu là une future vie de gloire, de cocktails et de sorties en tous genres aux côtés de son célèbre écrivain à succès de mari. Adrien est donc devenu homme au foyer pour écrire à son aise. Il s'est fait publier plusieurs fois, des livres sans grande épaisseur. Ce qui exaspère Sarah. Sans elle pour faire bouillir la marmite, que feraient-ils? Adrien n'a aucune inspiration. Sarah lui demande d'aller voir « quelqu'un ». Il faut que ça bouge !
Adrien n'étant pas contrariant, il va voir « quelqu'un ». Un psy à 80 euros de l'heure, une fois par semaine. Et comme il n'a rien à dire à cet homme, eh bien Adrien, trouvant le divan relativement confortable, utilise cette heure de farniente hebdomadaire pour piquer un petit roupillon... Cela étonne le psy, mais celui-ci laisse faire.
Chez le psy, Adrien fait de beaux rêves. Et notamment il rêve de son frère ainé, Paul, un globe-trotter né qui a commencé sa carrière d'éternel voyageur très tôt par une fugue à l'adolescence. Adrien se rend compte que son frère, avec qui il n'a jamais vraiment pu communiquer, lui manque. D'après la dernière carte postale envoyée aux parents, Paul était en Asie, en partance pour la Suède. Comprenant qu'il ne pourra jamais écrire ni même se sentir bien tant qu'il n'aura pas pu parler avec son frère, Adrien décide de tout lâcher pour retrouver Paul.
En Suède, Adrien rencontre des gens formidables, et finit par se rencontrer lui-même. Et en se rencontrant lui-même, il se retrouve au plus près de Paul. L'absent n'est pas si absent. Et ce qu'il prenait pour une absence de communication est en fait un mode de communication...
J'ai beaucoup de mal à raconter ce livre. Il ne s'y passe pas grand chose, et en même tant il s'y passe énormément... On devient zen à lire Un silence de Clairière, on se recentre sur soi, tout en s'ouvrant aux autres. C'est assez curieux comme sensation de lecture...
SHAPE avril mai 2012
Shape number two !!!!
j'avais adoré le premier numéro... je trouve le deuxième super moyen.
Dans la partie Shape ton Corps, on commence par la Zumba. Présentation de cette pratique sportive ultra à la mode, à laquelle je me suis déjà essayée, et à laquelle je n'adhère pas. Qu'on ne se trompe pas, le principe est génial, mais la musique latino, y a rien à faire, ça m'agace plus que ça ne me stimule. Autant j'adore aller passer une soirée lovée dans le doux canapé d'un resto mexicain, à écouter Manu Chao, à Ibiza (ben oui, à Ibiza y a pas que de la musique boum-boum!!), autant faire mon sport sur des rythmes latino, j'ai horreur !
Juste après un dossier « entraînez-vous vite et partout ».Trois circuits de mouvements à faire dès qu'on a un moment, si possible en extérieur. Le principe est super sympa, mais les exercices nous font à mon avis prendre pour une dingue si on les fait toute seule dans la nature... Je m'y vois bien dans les parcs d'Amiens, me mettre à donner des grands coups de pieds latéraux contre des murs, ou à faire des roulades arrière dans le gazon...
Un petit article « j'ai testé le CrossFit », nouvelle discipline de fitness développée par Reebok. Du fitness qui me semble très intense. Mal entraînés, passez votre chemin !!
Un autre petit article sur les différences et les bienfaits de trois sports de balles : le squash, le racquetball et la pelote à mains nues.
Un dossier sur « la gym, oui, mais... au grand air ! » ou comment faire sortir à l'air libre les aficionados des salles. Un dossier tout bidon. Tu aimes faire du vélo d'appart ? Eh bien prends-toi un vrai vélo et va pédaler sur les routes.. Tu veux que ce soit plus sportif ? Eh bien prends-toi un VTT et va jouer dans les chemins et les bois... Tu aimes le tapis de course ? Va courir dehors ! Plus intense ? Cours sur colline, c'est en pente... Et ainsi de suite avec le stepper, la marche, et mon préféré : tu aimes la piscine, eh bien va nager dans un lac ! Sûr qu'au mois d'avril ça va être vivifiant...
Dernier dossier de Shape ton corps : une présentation de la pole dance, où là je dois dire que c'est intéressant, même si je n'envisage pas du tout de m'y mettre.
Après ça c'est Shape ton look avec des articles grands basiques de journaux féminins : l'épilation, la mode, le maquillage, la cellulite. Que du jamais vu quoi...
Arrive Shape ta vie.
Avec du yoga, comme la dernière fois, mais cette fois-ci dans l'eau. Les poses sont toujours aussi casse gueule, mais là au moins, dans l'eau, on ne va pas se faire mal en tombant, si évidemment on met de côté le risque de noyade...
Un dossier sur des spas, encore une fois du bof-bof, c'est du déjà-vu de journaux féminins.
Un article sur Eva Mendès qui est d'accord méga bien foutue mais dont je me fous royalement (sans offense)(mais si ça m'intéresse super grave de savoir qu'elle ne mange plus de viande et qu'elle ne boit jamais d'alcool, ça me passionne même, tiens, si j'osais!). Et après Eva, une sorte d'entraînement de folie destiné à obtenir son corps de déesse.
Après ça, retour au yoga. Ca manquait le yoga... Mais pour une fois les postures sont réalisables sans le concours du samu.
Encore un autre dossier. « Ce que j'aime dans mon corps ». Des femmes nous montrent leurs défauts et comment elles en ont fait une force. Gentillet. Ensuite ça continue dans le même style : des trucs pour booster sa sexualité (ton bedon tu le trouves gros, mais ton mec il le trouve trop moelleux), pour oser se montrer devant son mec (ouiiiii montre tes cuisses pleine de cellulite, paraît que ton mec adore), mincir à deux (doudou est gros, mais pour le booster, tu vas te mettre au régime avec lui, trop facile : t'es déjà au régime depuis ton adolescence, t'es trop entraînée!)
Shape Gourmand. Des recettes de smoothies, de sandwich, des infos sur les compléments alimentaires... C'est plus du journal féminin, c'est du Elle-Cuisine...
Shape bien-être. Deux nanas qui expliquent qu'elles ont perdu beaucoup de poids, grâce aux fruits et légumes, et grâce au sport. Suivi d'un article sur comment « lutter » contre les règles douloureuses (voilà, ça c'est frais dans un magazine à forte connotation sportive!).
Last but not least, une page entière consacrée à Liza Manili, la révélation musicale de ce début d'année, petite brune dont je n'ai pas le moindre embryon d'idée de qui ça peut être...
Bref, la seule partie sympa, c'est encore une fois Shape ton corps. Tout le reste c'est du réchauffé de chez réchauffé, les 2/3 du mag sont à jeter !
porno
PORNO - Irvine WELSH
Quatrième de couv' :
« J'avais décidé de garder le même rythme de vie, les sorties, l'éclate totale, mais sous conditions strictes. Et puis au bout d'une mauvaise semaine, j'ai lâché l'affaire, je me suis inscrit dans une salle de sport et j'ai commencé le karaté » Renton
Dix ans plus tard, Renton, Sick Boy, Spud et Begbie tournent en rond et galèrent toujours sous la pluie d'Edimbourg. Tout bascule lorsque Sick Boy rencontre Nikki et décide de produire avec elle le porno du siècle...
Quand je suis tombée sur ce bouquin, je me disais, « ah tiens, la suite de Trainspotting, ça peut être intéressant... ». Je n'ai ni vu ni lu Trainspotting -oui, je vis dans une grotte- mais bon, en général, les suites, c'est assez indépendant du premier tome, je devais pouvoir m'en sortir. Et puis il faut le dire, le titre me plaisait... sans parler de la photo de la première de couv qui franchement est très évocatrice!!
J'ai lu 18 chapitres. Il y en a 80. On peut donc dire que j'ai tenu un quart du bouquin avant de lâcher l'affaire. J'en ai eu marre. La narration est faite par tous les protagonistes les uns après les autres, toujours à la première personne du singulier. Un coup c'est Sick Boy le narrateur, un coup c'est Nikki, un coup c'est d'autres. Un chapitre, un personnage. Jamais deux fois le même personnage de suite. L'idée est bonne, et en théorie j'adore cette façon de faire. Si ce n'est que lorsqu'on commence un nouveau chapitre, à aucun moment Irvine Welsh ne précise qui est le narrateur qui vient d'arriver. On passe donc un bon paragraphe, voire deux, à essayer déjà de décrypter qui parle. Et ça, ça m'agace! Quand je bouquine, j'aime n'avoir à me concentrer que sur l'histoire. Si en plus il faut prendre des notes sur qui cause...
Et d'un. Ensuite: deux. C'est très « parlé », très très parlé. Et quand les personnages n'ont aucune éducation, il ne faut pas s'attendre à une narration un tant soit peu claire. C'est confus, les grossièretés pleuvent. Pour donner un exemple, tous parlent en utilisant le mot « putain » à toutes les sauces. J'ai lu 140 pages, avec au moins déjà le mot « putain » prononcé 400 fois. C'est lourd! Je veux bien que la narration fasse "vrai", mais il y a des limites.
140 pages et on commence à peine à évoquer l'idée de tourner le fameux film porno dont il est question en quatrième de couv. Les personnages gravitent les uns autour des autres, plus ou moins en s'insultant, toujours en se méprisant, l'action, si tant est qu'on puisse appeler ça « action », n'avance pas.
140 pages, pour quelqu'un habitué comme moi à lire, c'est peanut. Là, j'ai l'impression d'y avoir passé des heures et des heures et des heures et des heures... Donc, même si je n'aime pas refermer un livre sans savoir comment il se termine, eh bien ma foi, sans regret : j'arrête là ma lecture ! Vraiment pas du tout à mon goût ce Porno là !






