LES LECTURES D UNE TRENTENAIRE AVERTIE

15 avril 2018

NICOTINE

 

 

 

NICOTINE

 

Dider FEDOU

 

 

 

 

 

 

NICOTINE

 

 

 

Patrick crevait d'envie (clope) d'une cigarette.

Une semaine qu'il (clope) avait arrêté, luttant (clope) contre l'envie à chaque instant, toujours (clope) hésitant à s'arrêter au tabac du coin pour s'en prendre (clope) un paquet, cédant alors, il ne le savait que trop bien (clope), à la tentation. Il se cherchait même des (clope) excuses à présenter à sa femme, cette sorcière (clope) qui voulait absolument le désintoxiquer, prétextant (clope) une charge de travail excessive, le stress (clope) ou tout simplement le (clope) fait établi et immuable que c'était (clope) lui le patron à la maison, jusqu'à ce (clope) qu'elle hausse ce fameux sourcil, celui qui laissait entendre : « tu es bien sûr de ce que tu prétends ? »

Alors il trompait l'envie (clope) en suçant ses stylos ou des pastilles au menthol. Il avait bonne haleine (clope) mais ça lui filait la chiasse. Il buvait du café très fort et très sucré, mais (clope) ça l’empêchait de dormir, il restait la première partie de la nuit (clope) les yeux écarquillés dans le noir, avec cette boule de nerfs (clope) à l'intérieur, qui réclamait à coups de dents et de (clope) griffes sa dose de nicotine. Il s'était surpris, au bureau, à rejoindre (clope) ses collègues à la pause uniquement pour (clope) inspirer à pleins poumons (clope) leur fumée. Une fois ou deux, on lui en avait (clope) proposé une petite et après un terrifiant combat intérieur (clope), il lâchait un timide « non merci, j'ai arrêté ». Mais (clope) l'envie s'était réveillée, (clope) la boule de nerfs qui criait (clope) en lui et (clope) qui ne lui laissait (clope) pas de répit (clope) lui dévorait (clope) les entrailles pour (clope) laisser un (clope) grand vide qui ne serait (clope) comblé (clope) qu'avec (clope) une (clope) (clope) (clope)

– Ta gueule ! hurla-t-il en serrant les poings.

Ses collègues sursautèrent et le regardèrent avec de grands yeux, comme s'il venait tout juste d’apparaître en criant depuis une autre dimension, celle des Repentis de la Fumette. Pause de dix heures avec café-gobelet. Ciel grisâtre pas beau. Martine de la comptabilité, la quarantaine trop maquillée, la cigarette entre deux doigts aux ongles rouges, Jennifer et Patricia, les deux potiches de l'accueil, serrées dans leurs manteaux noirs, Philippe de l'informatique, le lèche-botte du service. Lui, il ne fumait pas, il crapotait, ça se voyait, il faisait semblant pour avoir un prétexte, pour être à coté de M. Jacques, le directeur adjoint. Tous la (clope) au bec, dents jaunes, haleines chargées, frissonnant dans leurs beaux costumes et leurs tailleurs gris mais bravant le froid du trottoir pour tirer sur le cancer.

– Et bien ! fit M. Jacques. Qu'est ce qui vous prend ?

Patrick sentit le pourpre lui monter aux joues. Déjà, il n'avait plus rien à foutre parmi eux (sa place était désormais à l'intérieur, dans la salle de pause, avec les andouilles qui ignoraient tout du plaisir des inhalations de goudron et de cyanure d'hydrogène), en plus il était sous le vent, sa technique pour respirer la fumée de ses collègues en tabagisme passif ne fonctionnait pas aujourd'hui.

– Pardon, je sais pas ce que... J'arrête de fumer, vous comprenez ?

 

 

Lorsque les Bourdons envahissent le pays, gros comme le pouce et très agressifs, personne ne sait d'où ils viennent, ni pourquoi ils s'en prennent à certaines personnes. Quelque chose doit les attirer...

Première édition dans la troisième anthologie des éditions Malpertuis.

Abonnez-vous au blog de l'auteur, Claire lune et plein obscur : http://mellyanntest.over-blog.com/

 

 

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Nouvelle assez sympa quand on est une non fumeuse qui en a un peu marre des fumeurs indélicats qui sèment leurs mégots un peu partout sur son trottoir... Ou une non fumeuse qui circulait avant en vélo et qui se prenait régulièrement des mégots dans la tronche, mégots lancés par les fumeurs depuis leur fenêtre de voiture (j'ai même eu une fois une ravissante brûlure sur l'arête du nez, j'étais pas énervée du tout du tout)

Nouvelle un peu moins sympa quand on est une non fumeuse qui vit avec un fumeur. Eh oui, personne n'est parfait, je vis avec un fumeur.... D'ailleurs, à y bien réfléchir, tous mes ex étaient fumeurs. Sûrement pour cela que l'odeur de fumée et de tabac ne me gêne pas (oui, ce qui me gêne, c'est la saleté engendrée par les cigarettes : mégots, cendres, dépôts jaunes sur les murs...).

Nouvelle donc un peu moins sympa quand on vit avec un fumeur, parce que les fumeurs, ils s'en prennent un peu beaucoup plein la tronche dans ce Nicotine. Je reconnais bien là toute la délicatesse du Sieur Fédou. Grand méchant va!

Pas la peine de vous raconter l'histoire, si je fais ça, je vous gâche le plaisir. Je ne peux que vous recommander de lire Nicotine. Mais en vous précisant quand même que je n'ai pas trouvé cette nouvelle hyper transcendante, plutôt prévisible. Un décrassage de stylo pour Didier Fédou! (oui, j'aime à m'imaginer que les auteurs écrivent au stylo, à l'ancienne, je sais, je rêve!! LOL)

 

 


16 mars 2018

Mon petit doigt m'a dit

 

 

MON PETIT DOIGT M'A DIT

 

Agatha CHRISTIE

 

 

 

 

Pourquoi attacher de l'importance aux divagations d'une vieille dame gâteuse? Tuppence Beresford sait pourtant que les pensionnaires du Côteau Ensoleillé n'ont plus toute leur tête. Et Mrs Lancaster a perdu les pédales, de toute évidence. Les propos qu'elle lui a tenus... Non, ça n'a aucun sens...

Cependant... Tuppence n'aime pas la façon dont elle a quitté la maison de retraite. Trop brutale pour son goût? Une vague parente est venue la récupérer. On ne sait rien de plus. Et Tuppence a la nette impression que Mrs Lancaster n'est pas partie de son plein gré. Mais pourquoi enlèverait-on une vieille dame gâteuse et bavarde? Pour la faire taire, bien sûr...

 

 

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Tout le monde a une tatie Danielle dans sa famille. Tom Beresford en a une lui aussi. Tante Ada. Et bon, ben faut bien aller lui rendre visite de temps en temps... Tante Ada habite en maison de retraite, au Côteau Ensoleillé. Tom s'y rend, en compagnie de son épouse, Tuppence. Dès les premières minutes, bon, ben ça y est, léger clash entre tata et Tuppence. Tatie Ada, pire qu'une belle mère! Tom reste à papoter avec Ada pendant que Tuppence les laisse tranquilles, puisqu'on ne veut pas d'elle, elle va aller attendre dans un petit salon.

 

Petit salon où elle se retrouve avec une des pensionnaires, une charmante petite mamie, qui a l'air d'être un peu aux fraises mais qui est bien gentille quand même. Et un peu bizarre aussi. Cette étrange question qu'elle a posée à Tuppence, hum, curieux. "Etait-ce votre pauvre enfant?". Moui, vraiment curieux. Mais pas le temps d'approfondir avec cette dame, Mrs Lancaster, que déjà revoilà Tom. Les grandes retrouvailles avec tata Ada ont été rapides. Allez hop, tout le monde rentre à la maison.

 

Quelques semaines plus tard, la chère tante Ada décède. En laissant tous ses biens à son neveu Tom. Et parmi ces biens, un tableau, que les Beresford ne lui connaissaient pas. Après renseignement auprès de la maison de retraite, en fait, ce tableau est un cadeau de Mrs Lancaster à tante Ada. Aussitôt, Tuppence déclare qu'il faut le rendre à Mrs Lancaster. La petite dame avait offert ce présent à Ada, pour faire plaisir à Ada, pas pour qu'il se retrouve chez un neveu qui n'en a rien à faire. Malheureusement, si tante Ada est décédée, Mrs Lancaster, elle, a quitté le Côteau Ensoleillé, quelques jours plus tôt une parente à elle est venue pour la chercher et l'emmener ailleurs..........

 

L'affaire aurait pu en rester là si Tuppence n'était pas affreusement têtue. Elle décide d'écrire à la parente. Mais la parente ne répond pas. Et puis, c'est marrant, mais ce tableau, il représente une maison perdue dans la campagne, elle pourrait être n'importe où, si ce n'est que Tuppence a un terrible sentiment de déjà-vu. Ce n'est pas le tableau, elle ne l'a jamais vu avant. Alors si ce n'est pas le tableau, c'est la maison. Oui, c'est ça, elle a déjà vu la maison quelque part, au gré de ses voyages. Et si Mrs Lancaster gardait ce tableau, c'est peut-être parce qu'elle en connaissait la maison. Bien. Ok. Si Tuppence ne peut pas retrouver ni Mrs Lancaster, ni la parente, eh bien, elle va retrouver la maison!!!!

 

Et voici le début d'un voyage à travers cette bonne vieille Angleterre, à la recherche d'une maison. La maison. Et à la recherche de l'étrange question de Mrs Lancaster, "était-ce votre pauvre enfant?"

 

Ne nous voilons pas la face, non seulement ce bouquin est loin d'être un des plus connus de la reine du crime, mais ce n'est également pas un des meilleurs. Ce n'est pas que ce soit mauvais, non, c'est plutôt que c'est assez plat. Maintenant, on a tellement de page-turners qu'une petite histoire de Tuppence qui cherche une maison, pff, c'est beau comme une anecdote du Courrier Picard. Heureusement que Christie relève l'histoire par la présence d'une petite tueuse en série...

 

 

 

 

 

 

 

05 mars 2018

LA BAIE DES MORTS

 

 

LA BAIE DES MORTS

(une enquête Irma et Adriel - tome 1)

Azel BURY

 

 

baie des morts

 

 

Cruden Bay, 1012 : Olderik se meurt, trahi par les siens. Mille ans plus tard, Irma et Adriel, journalistes dans une émission TV sur les phénomènes paranormaux, débarquent dans la petite ville du nord de l'Écosse pour élucider les phénomènes étranges: un petit garçon est hanté par le fantôme d'une petite fille, Betty, et par l'esprit d'un Viking. Nos amis ont quinze jours pour faire une émission et élucider bien des mystères. Car Cruden Bay, c'est la Baie des morts, autrefois le lieu d'une terrible bataille , c'est aussi sur ses toits qu'un avion s'est écrasé, il y a trente ans, faisant des victimes parmi les enfants du village. Betty, le petit spectre qui cherche sa peluche, est-il l'un d'eux ? Entre poltergeist et disparitions, Yggdrasil et légendes vikings, nos deux héros nous emmènent sur un sentier bien escarpé...

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Et voilà le retour de Azel Bury. Elle était depuis un petit bout de temps dans ma PAL, et deux fois! Une fois sous forme d'un e-book seul, et une autre fois dans un recueil de polars (Six nuances de polars, où sont compilés six e-books d'auteurs indépendants, une promo courte faite à l'été dernier)(autrement dit, ne cherchez pas, ça n'existe plus!!)

Cette histoire-ci est plus compréhensible pour moi que "De l'amour s'il en pleuvait" et nettement moins barrée que "La Femme qui tua Stephen King". Limite, ça n'a rien à voir. Et franchement j'adore. Ca veut dire que Azel Bury a vraiment un très grand registre d'écriture, et qu'elle semble promise à un futur littéraire assez riche. Nan, vraiment, elle est douée la dame!

Evidemment, au ton que commence déjà à prendre mon billet, vous aurez compris que je ne vais pas être cinglante et que mon commentaire va être assez positif.

Je suis positive.

Au début, je me suis dit, ouh là, deux journalistes qui bossent pour une émission télé de seconde zone spécialisée dans les fantômes et poltergheist, ça y est, je le sentais mal. Je me disais qu'on allait se balader d'apparitions en apparitions, que les guéridons allaient tourner façon ventilos en pleine canicule, et qu'on n'aurait pas fini de bouffer du fantôme. Mea culpa. Azel Bury est nettement plus subtile que cela. Des petites apparitions de ci de là, en effet, mais devant une Irma et un Adriel peu convaincus. Et c'est ça qui est bien dans l'histoire. Les deux journalistes n'y croient pas. Enfin, pas tout à fait. Disons que tant qu'on ne leur a pas démontré que les fantômes existent vraiment, ils réservent leur jugement.

Il y a du paranormal, mais pas trop.

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, parce que si je commence, je ne vais pas m'arrêter. On va plutôt parler des finitions. J'aurais aimé des études de personnages un peu plus approfondies. Irma a perdu son mari et son fils, mais on n'en parle pas. Adriel a un fort penchant pour les alcools forts, mais on n'en parle pas. Même le sujet premier du reportage passe au dernier plan : ce reportage, c'est une commande du patron de l'émission, il va se marier, et dans la famille de sa dulcinée, il y a le petit Nicolas et ses fantômes. Mais de toute l'histoire, jamais le patron ne prend des nouvelles de la famille écossaise de sa fiancée. Tout comme à l'inverse, la famille écossaise ne pose aucune question, genre "elle va bien la cousine Machine?", "il est sympa le futur mari de la cousine Machine?"... Rien, quedalle. Limite c'est curieux quoi. A quoi ça sert de lancer une histoire par un cake perso d'un con*** de patron pour finalement ne plus jamais en reparler?

Comme vous pouvez le constater, si c'est ça le maximum qui m'a chiffonné, autant dire que rien ne m'a chiffonné. Très bon bouquin! Avec une fin qui m'a même arraché une petite larme............. (eh oui, tout arrive!)

28 janvier 2018

Faire son compost

 

 

FAIRE SON COMPOST

Patricia BEUCHER

 

 

 

compost

 

 

 

Tous les conseils d'une experte pour faire son compost simplement, et bien l'utiliser au jardin

que mettre dans son compost?

Toutes les méthodes pour se simplifier la vie

Construire un silo sur mesure

Bien utiliser son compost

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Et là, vous vous dites tous, ça y est, elle craque, elle nous commente vraiment tout et n'importe quoi maintenant. Je vous répondrais (je vous réponds!) : et pourquoi pas??

A Amiens, on nous enquiquine avec le tri sélectif. Les containers d'apport volontaire de verres et papiers pullulent tous les deux coins de rue. Où qu'on habite dans cette ville, on habite toujours à moins de 300 mètres d'un container. Tous les deux mois, la ville nous distribue gracieusement dans les boites aux lettres des sacs poubelle jaunes, pour tout ce qui est plastique. Vraiment tous les plastiques, y compris les pots de yaourt et les barquettes des viandes sous vide.

Si on joue le jeu, on ne met plus vraiment grand chose dans sa poubelle de déchets ménagers. Alors ma foi, quitte à jouer le jeu, mon concubin s'est amusé à m'offrir un composteur l'été dernier. Il faut dire que je suis grande consommatrice de légumes (oui, je suis flexitarienne, dingue hein!), que je prépare également de la soupe maison à mes enfants, une grande casserole tous les trois jours. Autant dire que les épluchures, ça y va à la maison! De quoi remplir un composteur.

Je remplis donc mon composteur, bien consciencieusement. Tout ce qui est végétal, de près ou de loin, zou, au compost! Oui, mais voilà, il faut reconnaitre que je n'y connais pas grand chose, hein, je jette dans la boite et puis zou, j'attends que ça se passe tout seul. Malheureusement, il y a un hic dans mon histoire si belle de bobo écolo. Quand j'ouvre mon composteur, il y a des moucherons qui s'envolent. Je ne suis pas experte, mais des moucherons, ça ne me semble pas normal normal. Surtout en hiver! J'imagine ce que ça va devenir dès le printemps et le retour des beaux jours, je n'ai pas envie de me transformer en éleveuse de mouches...

Du coup, petite balade en jardinerie, rayon livres, où ce petit ouvrage m'a semblé tout à fait sympathique. De belles photos, des textes courts et clairs. J'ai acheté.

J'ai lu (ô surprise!).

Les moucherons, j'ai compris que mon composteur n'était pas assez aéré et qu'il ne comportait pas assez de matières sèches (feuilles mortes). J'ai compris aussi que mon ravissant composteur en plastique vert est une hérésie... Apparemment, on peut faire du compost à l'air libre. Pourquoi s'embarrasser d'une boite? A la lecture de ce petit ouvrage, on peut aussi s'imaginer que pour faire du compost, il faut du terrain pour pouvoir planquer son usine à petites bêtes (autres que des mouches) dans un coin pas trop visible. Moi j'ai un tout petit terrain. Vraiment tout petit. Je suis en ville, ne l'oublions pas. Terrain et terrasse ensemble, j'ai 30 mètres carrés à tout casser. Le bouquin explique surtout comment faire du compost en grande quantité : un coin pour amasser, un coin pour maturer. Limite, ça me ferait penser que je me m'enquiquine vraiment avec mon compostage, que ça n'en vaut pas la peine. Idée que je ne suis pas loin de trouver exacte, au vu de mes moucherons. 

Le bouquin donne accès à une dizaine de vidéos, accessibles via smartphone ou tablette en scannant des flashcodes. Bon, perso, je n'ai pas d'appli pour scanner des flashcodes, je n'en ai pas l'utilité, et j'admets avoir eu la grosse flemme, je ne me suis pas donné la peine de télécharger une appli pour aller voir ça de plus près. Non pas que les vidéos ne m'intéressent pas, mais niveau vidéo, je vais perso sur YouTube où je vais regarder celles de Damien Dekarz, la chaîne "permaculture agroécologie etc...", Monsieur Dekarz explique vraiment très bien, les images sont très bien cadrées, c'est franchement accessible au grand public, et il a justement fait deux ou trois vidéos sur le compost vraiment très bien faites.

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23 janvier 2018

Alors voilà : les 1001 vies des urgences

ALORS VOILA :

LES 1001 VIES DES URGENCES

Baptiste BEAULIEU

1001

 

 

 

 

Un jeune couple arrive aux urgences. Elle a des douleurs au bas-ventre. L’interne s’interroge sur la possibilité d’une grossesse. Elle ne prend pas sa pilule de manière très sérieuse. « Du coup, quand elle l’oublie, c’est moi qui la prends », dit son compagnon.


Baptiste Beaulieu est un jeune interne en médecine de vingt-sept ans, en stage dans le sud-ouest de la France. En novembre 2012, il crée le blog « Alors voilà ». Son but : réconcilier les soignants et les soignés en racontant, avec humour et sensibilité, l’incroyable réalité de l’hôpital. Le succès est immédiat et le blog compte, à ce jour, 2 millions de lecteurs. Ce blog est devenu un livre, riche en anecdotes inédites.


Voilà le récit au quotidien d’un interne en médecine. Il fait des allers-retours entre son poste aux urgences et les soins palliatifs. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal (dans la Chambre 7), ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre.


Se nourrissant de situations vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l’hôpital au scanner. Il peint les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s’enchaînent... Par ses histoires drolatiques, poignantes et tragiques, il restitue tout le petit théâtre de la Comédie humaine.

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J'ai fini ma lecture il y a quelques jours. A la fin de cette lecture, eh bien, je dois dire que je n'en pensais rien de ce bouquin. Ni en bien, ni en mal. Le quotidien d'un médecin urgentiste, les patients qui passent, les patients qui restent, les collègues, les médecins grands patrons. Des anecdotes, plus ou moins longues, plus ou moins drôles, plus ou moins tristes. La vie, la mort. L'espoir, le désespoir. Le passé, le présent, le futur. Un peu décousu mais pas trop mal ordonné, il y a de la structure, de la rigueur dans ces historiettes. Et pourtant, elles m'ont laissé assez indifférente. Je n'en pense rien. C'est assez rare, d'habitude, j'ai toujours un truc à dire, ou à redire. Là, c'est terrible, mais je n'en pense strictement rien. Un peu comme si j'étais blasée. Je bosse moi même dans le médical, l'accueil d'un laboratoire. J'enregistre des dossiers, les patients me racontent leur vie, parce qu'ils ont besoin de parler. La plupart du temps je dois avouer que je n'écoute pas trop. Non pas que ça ne m'intéresse pas, mais j'ai bien assez de mes soucis sans en plus me préoccuper de ceux de gens que je vois peu souvent. Etre au contact régulier de gens malades a sur moi l'effet inverse que ce contact a sur Baptiste Beaulieu. Le Dr Beaulieu en tire une grande richesse. Moi je n'en tire rien, si ce n'est un terrible manque d'empathie, je m'en rends bien compte. Je pense que mon problème avec ce bouquin, c'est qu'un bouquin, je lui demande de m'emmener quelque part, de m'aider à m'évader. Là, il m'a juste laissé dans mon quotidien...

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10 janvier 2018

13 à table - 2017

 

 

 

13 A TABLE!

(2017)

 

 

 

table

Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris leur plus belle plume pour la troisième année consécutive afin de vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d'un thème : l'anniversaire.



Le joyeux, le sinistre, le raté, celui qui finit dans les larmes ou le sang, l'apothéose de la fête et les éclats de rire, tout y est, comme dans la vie.



Treize bougies à souffler sans modération.



Françoise Bourdin – Maxime Chattam
François d'Epenoux – Caryl Férey
Karine Giébel – Alexandra Lapierre
Agnès Ledig – Marc Levy
Agnès Martin-Lugand – Bernard Minier
Romain Puértolas – Yann Quéffelec
Franck Thilliez


Couverture de Jean-Charles de Castelbajac

 

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Le thème de l'année dernière était donc l'anniversaire. 13 nouvelles sous le signe de l'anniversaire. Franchement, moi qui n'achète quasi pas de livre papier, acheter ce bouquin-là, c'était vraiment pour la bonne action des repas distribués par les Restos du Coeur, car vous le savez, tel le Schtroumpf grognon, moi j'aime pas les livres papier. Du coup, vu mon amour de la vraie page qui se tourne, m'a fallu pas moins d'un an pour le lire ce recueil de nouvelles. Honte à moi, parce que franchement il n'est pas épais!

Les invités à l'anniv de 2017 :

Françoise BOURDIN  - Un joyeux non-anniversaire

Maxime CHATTAM  - Le chemin du diable

François d'Epenoux  - Cent ans et toutes ses dents

Caryl FEREY  - Le voilà, ton cadeau

Karine GIEBEL  - J'ai appris le silence

Alexandra LAPIERRE  - Tu mens, ma fille!

Agnès LEDIG  - Le soleil devrait être au rendez-vous dimanche

Marc LEVY  - Accords nus

Agnès MARTIN-LUGAND  - Merci la maîtresse

Bernard MINIER  - L'Echange

Romain PUERTOLAS - Les 40 ans d'un fakir

Yann QUEFFELEC  - Fuchsia

Franck THILLIEZ  - Lasthénie

Je dois dire que si j'ai mis autant de temps à lire ce bouquin, ce n'est pas seulement à cause du format papier, nan, loin de là, j'ai beau râler sur le papier, je n'y suis pas allergique hein, ça va, je m'en remets. Le hic, c'est plutôt que j'ai trouvé ça un peu inégal ces 13 nouvelles. Pour certaines, l'anniversaire est le centre de l'histoire, tout tourne autour. Pour d'autres, c'est plutôt une anecdote, une coïncidence : l'histoire se déroule le jour de tel anniversaire, bon, c'est bien, mais ça aurait pu être carrément un autre jour ça n'aurait rien changé. Autant dire que j'ai trouvé que certains auteurs ne jouaient pas le jeu franco. Pas la peine de me demander lesquels, d'abord parce que je n'ai pas pris de notes de qui a écrit quoi exactement, ensuite, parce que vous n'avez qu'à lire vous-même (nanméo!)

J'ai aussi été un peu gênée par le mélange des genres.

Chaque auteur a son univers, sa façon d'écrire, de faire bouger ses personnages : j'ai trouvé que le format "nouvelle" ne leur donnait pas le loisir de vraiment bien s'exprimer. A peine on est dedans, hop, c'est fini, on passe à autre chose. Un autre univers. Il faut se ré-adapter. Ce n'est pas que ce n'était pas bien, entendons-nous bien, au contraire, je suis pour découvrir de nouveaux univers, mais là, à changer aussi rapidement de façon de s'exprimer, j'ai trouvé que ça faisait un peu cacophonie.

Par exemple, Agnès Martin-Lugand (ex auteure indépendante) et sa mignonne petite nouvelle qui parle de parents débordés chargés d'organiser la fête d'anniversaire de leurs enfants à l'école. C'est mignon, c'est frais, n'importe quel parent s'y voit déjà, on compatit grave à leur malheur (enfin, moi, grande coucouille en pâtisserie, je compatis!). Juste après, clac, nous voilà avec Bernard Minier et ses combats aériens de la première guerre mondiale, à grands coups de giclées de sang, avec une histoire invraisemblable d'échanges de corps, de personnalités, qui part même vers l'apologie de la réincarnation. C'était bien sympa, mais à millions d'années lumière du gâteau de papa maman débordés! Bon, on se fait au changement, on rentre dans le trip.... et nous voici arrivés dans l'univers de Romain Puértolas, une histoire un peu sans queue ni tête, à fort relent de Ionesco, un peu fou-fou dans sa narration. Pinaise, le choc des styles! Pour ne pas dire le choc des cultures! Limite ça fout mal au crâne.

Voilà pourquoi j'ai mis tant de temps à lire le recueil. Aucune nouvelle n'est mauvaise. Mais les sauts de puce d'un univers à l'autre, perso, ça me perdait un peu. Bref, j'ai lu une fois le bouquin en peu de temps, où il m'a donné une impression de n'importe quoi et dont finalement je ne me rappelais plus de ce que j'avais lu (en gros, je ne retenais de ma lecture que l'impression de cacophonie). Puis j'ai relu le bouquin, en laissant passer une à deux semaines entre chaque nouvelle, histoire de bien quitter chaque atmosphère avant d'arriver à la suivante. Ca allait nettement mieux! Je sais, je sais, ça fait vieille fille chochotte de ne pas m'adapter comme ça au changement, oups, ben oui, je veillis!

Malgré ce côté commentaire un peu négatif, je ne suis pas contre une nouvelle expérience de "13 à table!". Pour tout dire, j'ai même trouvé le millésime de 2014 chez Emmaüs..... Mais je vais peut-être encore prendre mon temps pour le lire celui-là.

(le millésime 2018? Hum, bonnes résolutions de l'année : ne pas acheter de nouveau bouquin, je lis ce que j'ai sous la main!!!!!!!!!)

02 janvier 2018

Une si vieille et si petite dame

 

 

 

UNE SI VIEILLE ET SI PETITE DAME

 

Didier FEDOU

 

 

 

 

vieille

 

 

« Bernard courut se cacher et tira son portable. Rien de plus flippant qu'un coup de fil en pleine nuit.
Mémé répondit, dit d'une voix encore plus chevrotante qu'à l'ordinaire :


– Allô ? Qui est-ce ?


Bernard ne dit rien, le doigt sur le micro pour qu'elle ne l'entende pas respirer.


– Allô ! Arrêtez ! Qu'est ce que vous voulez ? Arrêtez ça !


Bernard raccrocha et observa les fenêtres. La silhouette tordue de Mémé était revenue, progressant en ombres chinoises derrière les rideaux. Elle s'attarda dans le couloir, et Bernard l'entendit crier « Silence ! Silence ! »


Les rats du grenier devaient mettre un sacré raffut. Pile au bon moment, excellent. Bernard revint près de la maison, s'accroupit à une bouche d'aération, une grille colmatée par les toiles d'araignées. Le conduit passait par les pièces principales. C'était le point d'orgue de la soirée : il prit dans ses poches un flacon d'après-rasage au vétiver, d'une marque qui n'existait plus depuis trente ans. Il l'avait dérobé dans la salle de bains de Mémé, un jour qu'il se retrouvait en rade de déodorant, mais ne s'en était finalement pas servi de crainte qu'elle n'en reconnaisse l'odeur. Justement... Le flacon appartenait à feu l'un des pépés, et si Proust et ses madeleines n'avait pas raconté de conneries, ça allumerait plusieurs circuits dans la caboche de Mémé.


Un symptôme de hantise délicat à manier. Elle pouvait très bien ne rien sentir, ou ça ne lui évoquerait rien dans l'immédiat. Il vida le flacon à travers la grille, puis quitta la propriété et se posa derrière la haie. Il aurait peut-être dû taper encore une fois dans les tuyaux. Bon, un coup de téléphone ferait plus d'effet.


Il appela trois fois, le temps que Mémé se ramène, décroche, et elle ne dit rien. Bernard l'entendit renifler, comme si elle pleurait. Il joua sa carte maîtresse : soit elle le reconnaissait, et c'était foutu, soit elle gobait la couleuvre toute entière. Il essaya de se composer une voix d'outre-tombe, et murmura dans le combiné :


– Paulette...


Rien de plus. Surtout pas gâcher l'effet en en faisant trop. Là-bas, Mémé étouffa un sanglot.


– Jean-Paul ? C'est toi ?


Il raccrocha. Parfait. Sur du velours. Sa voix sonnait juste, le coup du parfum aussi. Il irait la voir demain, elle lui raconterait que le fantôme de son mari tapait dans les murs et faisait sauter la lumière. Alors il irait tuer les rats, puis lui montrerait l'état de la trappe du coffret électrique, précisant que la moindre rosée y provoquait un court-jus.


Alors elle lui parlerait du parfum flottant comme une présence et du téléphone, Bernard se moquerait d'elle : elle travaillait du chapeau , des illusions, trop de médicaments aux effets secondaires qui assommeraient un héroïnomane.


Ne pas en dire trop, juste la rassurer. Gagner sa confiance. Ramollir son vieux cuir tanné pour la rendre malléable. Et la nuit, il reviendrait, et avec lui reviendraient aussi les esprits des morts... »


Mémé n'a que Bernard, Bernard n'a que Mémé.


Mémé a une grande maison, aussi vieille qu'elle, Bernard n'a rien, sauf la connaissance d'un grand projet immobilier : toute la rue rachetée, rasée, rebâtie. Les promoteurs vont aligner les gros billets, alors il aimerait bien mettre la main sur la maison de Mémé.


Sans surprise, Mémé refuse de vendre, Bernard n'a qu'à attendre l'héritage, et prendre le risque que les promoteurs viennent donner les gros sous à Mémé.


À moins que l'héritage n'arrive plus tôt que prévu. Mais comment pourrait-il se débarrasser de Mémé sans éveiller les soupçons ? La pousser dans l'escalier ? Surdoser ses médicaments ?


C'est une vieille maison qui grince la nuit, les rideaux bougent parfois comme si quelqu'un vous espionnait... Et s'il la faisait mourir de peur ?

Hantise, bruits dans les murs, présences nocturnes et vieilles dentelles, quand le piège se referme sur celui qui l'a posé...

 

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Je sais, je sais, avec la naissance de mes enfants, j'ai un peu délaissé mon premier bébé, mon petit blog qui parle des indépendants. Mea Culpa. Mais nous sommes le 2 janvier et on va tous essayer de tenir nos bonnes résolutions. Moi j'en ai une : recommencer à lire! Et je m'y suis mise dès hier soir. Quitte à recommencer mes lectures, autant commencer en fanfare avec une nouvelle de Fédou. Parce que rendez vous compte, celle-là, je ne l'avais pas encore lue! Pourtant elle a presque 3 ans cette histoire, chez Fédou, elle fait partie des classiques. Y a des fois où on se demande ce que je fous hein???

 

Bon, pour débuter, je vais commencer par vous dire que je ne suis pas super d'accord avec Didier pour ce qui est du morceau présenté en extrait. C'est un superbe teasing, certes, mais c'est également un super moment clé de la nouvelle, c'est un peu rageant de le connaitre quand on arrive au moment où Bernard joue les vilains pour que Mémé souille sa culotte. Rhooo, Didier quoi!!

 

Pour continuer, eh bien... eh bien rien à redire. J'aime vraiment vraiment beaucoup. En plus, je ne vous raconte pas à quel point ça me change. Je suis en train de lire en parallèle "13 à table", vous savez, le bouquin édité tous les ans au profit des restos du coeur, 13 écrivains, 13 nouvelles, autour d'un même thème. Pour l'instant j'en suis à la moitié, mais je peux vous dire que dans le genre enthousiasmant, j'ai connu nettement mieux. Genre du Fédou! Vraiment, cette histoire de Bernard et de Mémé, même si on imagine rapidement de quelle manière ça va finir, ça vous transporte plus. Et puis il se passe quelque chose. On a le frisson. Elle fait peur la baraque de Mémé, il est inquiétant dans le genre psychopathe le Bernard, on la sent presque l'odeur de vieux et de camomille de Mémé. Il y a une atmosphère pesante, suintante. Ca vit cette nouvelle! Et puis j'aime bien les dialogues. On s'imagine une vieille petite dame, c'est mimi une vieille dame, c'est poli une vieille dame. Là non. Sans être un genre de Tatie Danièle, elle dépote Mémé. C'est qu'elle te l'envoie bouler son cher petit fils la Mémé. Ah ça, âgée peut-être, mais loin d'être aux fraises. Bien bien lucide. Et Bernard? Ouh ouh ouh, ce bon à rien! Excellent! C'est un enc*** mais j'ai adoré son personnage. J'attendais presque avec impatience de découvrir quelle vacherie il allait encore faire subir à sa grand mère.

 

Allez, bref, me voilà reconciliée avec la lecture!!!

 

 

26 décembre 2017

L'INDE PANDA NUM 2

L'INDE PANDA

NUMERO DEUX

 

 

 

 

 

 

Vous ne connaissez toujours pas L'Indé Panda ?

Rassurez-vous, ce second numéro vous donnera l'occasion de vous rattraper !

Dans la continuité de notre démarche à promouvoir les auteurs indépendants, et fort de l'enthousiasme suscité par notre premier numéro (paru le 1er octobre dernier), ce magazine a pour vocation de vous faire découvrir, gratuitement, des nouvelles sélectionnées avec soin par notre comité de lecture.

Nous vous invitons cette fois encore à entrer dans l'univers de ces nouvelles plumes, et à vous laisser surprendre par cette palette de genres.

Pour ceux qui connaissent déjà L'Indé Panda, nous espérons que ce second numéro vous plaira tout autant que le premier !



Au sommaire :

Je m'appelle Marion - Solenne Hernandez
L'Aurore du rock and roll - Selma Bodwinger
La belle retraite - Khalysta Farall
La sirène - Nathalie Bagadey
S.O.S. - Jeanne Sélène
Le petit chat est mort - Nicolas Chevolleau
Le seigneur du château - Patrice Dumas
Le Vagabond - Alan Spade
Les vacances de Madame Michard - Hélène Ourgant
À l'abri - Éric Abbel
Le Voyage - Cindy Costes

 

 

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Toujours à la pointe de la rapidité, je vous livre aujourd'hui, fin décembre 2017, un petit billet sur un Indé Panda édité début décembre 2016....... oups!

 

L'Indé Panda, je ne vais pas vous redire ce que je pense du concept, vu que je vous ai déjà fait un petit topo là dessus lors de ma lecture du premier numéro.

On va parler directement du contenu.

Très bon j'ai trouvé. Ainsi qu'un peu étrange dans la proposition des "nouvelles plumes". Il s'agit de promouvoir des auteurs inconnus, or, certains des auteurs de ce numéro n'étaient pas inconnus vu qu'ils figuraient déjà au sommaire du premier numéro. En soi, bon, ce n'est pas bien grave me direz-vous puisque je les ai trouvés bons une fois, je les trouve bons une deuxième fois, mais pour ce qui est de faire tourner les talents, pour le coup, ça fait un peu réchauffé : on prend les mêmes et on recommence.

Evidemment, j'ai bien conscience de chipoter en écrivant ça. Si j'étais moi même auteure indépendante, je serais hyper méga ravie d'avoir été choisie une deuxième fois... Surtout que ce n'est pas parce qu'on est édité deux fois dans un recueil de nouvelles qu'on va soudain atteindre les niveaux de vente d'un Chattam ou d'un Musso.

 

J'ai aussi été un peu gênée par le "format" des nouvelles.

Onze nouvelles en tout.

Dix d'entre elles sont plutôt courtes et peu mouvementées. La onzième (celle d'Alan Spade) est hyper longue et hyper mouvementée. Si encore au moins elle avait été positionnée en dernière position, genre apothéose du truc quoi, mais là, non, après "le vagabond" il y avait encore trois nouvelles. Perso ça m'a cassé le rythme grave! J'étais bien dans ma lecture, mon petit rythme pépère de croisière, ça se lisait trankilou cet indé panda, sur des sujets assez communs genre vie de tous les jours, et paf! me voici embarquée sur un train, avec des tueurs, des tueries, un peu de magie, et ça dure, et ça dure, et ça dure... Et puis après, retour aux nouvelles "communes".  J'ai eu du mal à me remettre dans le bain.

 

mais je le répète : c'était vraiment très très bien comme nouvelles!!!!

 

 

 

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30 août 2017

la demi-pensionnaire

 

 

LA DEMI-PENSIONNAIRE

 

Didier VAN CAUWELAERT

 

 

 

« Hélène a trente ans moins le quart, comme elle le dit pour s'y habituer.
C'est la fille la plus sexy, la plus joyeuse et la moins facile que j'aie jamais rencontrée.
En vingt-quatre heures, elle m'a donné une raison de vivre, un rôle à jouer, une seconde chance. Ce qu'elle attend de moi est complètement fou, mais j'irai jusqu'au bout de son rêve, même si je finis en prison, en morceaux ou chez les dingues.
Elle est lion ascendant lion, championne de voltige aérienne.
Sur terre, elle vit dans un fauteuil roulant.
Et, de nous deux, c était vraiment moi l'infirme. »

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Eh ben oui, des fois, ça m'arrive, je lis autre chose que des auteurs indépendants. Vi vi vi. Et vu ce que je viens de lire, je me dis que c'est une bonne idée les indépendants.

Cette histoire d'une rencontre entre une handicapée physique et un handicapé de la vie est cliché à souhait. Je me suis ennuyée à la lire. Ce qui sauve les meubles, c'est l'humour de l'auteur. Je l'ai acheté lors d'une promo amazon, en me disant que tiens pour une fois j'allais faire comme tout le monde et lire du grand public. Quelle bonne idée j'ai eue là. J'ai lu sur le net que c'était loin d'être sa meilleure. Je confirme. De l'humour certes. Mais une ribambelle de bons sentiments aussi.

Alors voilà. Mon précédent billet, je n'avais pas aimé ce qu'avait écrit Didier Fédou, trop noir, pas assez de touche bisounours dans son histoire. Là c'est l'inverse. Trop bisounours! Donc oui, oui, oui, heureusement l'humour est là, ça permet de le lire façon deuxième degré...........

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28 août 2017

L'Age des Cendres

 

 

L'AGE DES CENDRES

 

Didier FEDOU

 

 

 

 

 

« Depuis le temps, les routes autour du refuge ont été dégagées des épaves qui les encombraient. On chasse des nuages de cendres en descendant dans les vallées, entre les anciennes pistes de ski et les pylônes rouillés des remonte-pentes. Avant, on y voyait des pendus qui séchaient dans le vent, maintenant leurs os sont à terre, dispersés par les charognards. On traverse des villages fantômes, éteints, les rideaux comme des toiles d'araignées aux fenêtres. La suie qui recouvre tout y fait comme un glacis, une fine pellicule de givre brillante, des facettes d'obsidienne. On ne s'y arrête pas : soit c'est des villages qu'on a déjà visités, soit parce qu'on sait que des gens s'y cachent, et tant qu'ils ne nous attaquent pas, on n'ira pas les déranger.
Sur le plateau, les gars ouvrent l’œil. Bonnets enfoncés jusqu'aux sourcils, écharpes sur le nez, les armes dans les mains. C'est pas des vivants qu'on se méfie le plus, du moins tant qu'on roule. Et on en voit : des silhouettes tordues qui errent dans les champs gris, souvent seuls, parfois par deux ou trois, dans des états de conservation variés, du récent qui promène ses escarres et ses mutilations à des presque-squelettes auxquels il ne reste que des reliquats de chair gluante et encore un peu de cervelle pour fonctionner, ceux-là tomberont bientôt. Après je ne sais pas s'ils sont encore vivants à leur manière, tout tordus par terre et les os pointés vers le ciel comme pour pousser un cri qui n'en finirait pas, mais au moins ils ne bougent plus. »

Pour survivre à l'hiver nucléaire qui a dévasté la planète, un groupe de survivants s'est réfugié dans un bâtiment fortifié. Ils font pousser leur nourriture, stockent l'eau potable, protègent les enfants et essaient de leur donner l'impression d'un foyer. Et chaque nuit, depuis leurs remparts de fortune, ils doivent repousser les gens qui cherchent un abri, les barbares ultra-violents réduits au cannibalisme par la famine, et surtout les Mains Froides, les morts qui marchent.
Or, ils paraissent chaque fois plus nombreux, mieux organisés, faisant presque preuve... d'intelligence. Plusieurs pénètrent dans le refuge, et il semblerait qu'on les a aidés. Il y a un traître dans le groupe.
Mais qui pourrait bien trahir les siens au profit de morts-vivants ?

La dernière chronique, le dernier récit de ce que fut le monde, entre l'apocalypse et l'extinction de la race humaine...

 

 

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Récit mené à la première personne du singulier, nous vivons ce que vit le narrateur. Un mec qui a tout perdu : sa femme, son môme, sa vie. Il y a eu un genre de dérèglement dans l'ordre des choses. Les morts ne meurent pas vraiment. Ils se relèvent, genre zombies. Si l'un d'eux vous mords, vous passez du côté obscur, vous devenez vous-même un genre de zombie. Un genre où plusieurs étapes sont observées. Ceux qui sont hyper bien conservés, à la limite, on ne peut pas savoir en les regardant s'ils sont zombies, ils sont tellement "normaux". Le seul signe disctinctif, ils ont les mains froides. D'ailleurs, c'est ainsi qu'on les appelle : les Mains Froides. Mais on ne peut pas s'amuser à toucher tout le monde, ce qui serait rudement dangereux si on venait à tomber sur un vrai zombie. Et il y a les autres, dans des états de décomposition plus ou moins avancée, pas très jojo à voir.

 

Les non-zombies s'organisent. Car évidemment, vu les circonstances, ça devient vite le gros bor***. Tout le monde attaque tout le monde, plus personne ne bosse, on pille tout ce qu'on trouve... Les "survivants" se regroupent. Notre narrateur fait partie d'un groupe très organisé, retranché dans un hôtel, barricadé. Ils font des sorties régulières pour trouver tout ce qui peut servir : nourriture même périmée, outils, allumettes, bidons vides ou pleins. Tout est bon à prendre. Et sortir, c'est prendre des risques énormes, car mis à part les morts vivants, il y a aussi les autres survivants, ceux qui sont moins partageurs, ceux qui sont plus barbares qu'autre chose. Piller est plus facile que de chercher. Et la nourriture est tellement rare, que nombre de ces barbares sont également devenus cannibales.

 

Je suis assez mitigée sur ma lecture. C'était bien écrit, bonne narration, bla bla bla comme d'hab sur le style Fédou. C'est l'histoire qui ne m'a pas transcendée. Parce que justement un peu trop extrême, trop fin du monde. Comment dire? Je suis amateure de Fantasy plus joyeuse. La Fantasy où à la fin, ben y a du mieux. Là, vu déjà les circonstances de départ, le mieux à la fin, on se doute que ça ne va pas venir. Et d'ailleurs, sans spoiler, ça ne vient pas. On ne peut pas lire que des histoires de Bisounours hein ^^ (et pas la peine de me dire qu'on a encore jamais vu Fédou écrire du Bisounours, donc faut pas que je me plaigne!!)

 

Posté par carolyne potter à 17:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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