LES LECTURES D UNE TRENTENAIRE AVERTIE

22 août 2016

crépuscule déchainé

 

 

CREPUSCULE DECHAINE

 

 

Paul BLANCHOT

 

 

 

 

 

 

 

"Ils sont des enfants de la Lumière, choyés, gâtés, protégés depuis leur plus jeune âge. Bientôt adultes, il est temps pour eux de faire leurs preuves, de découvrir le vrai visage du monde, et de se frotter à ce qu'ils ne peuvent seulement concevoir.
L'heure approche, l'heure du crépuscule !"


Un récit Fantasy d'une force incroyable, extrait de l'anthologie d'épouvante "Veillées Funèbres"

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J'ai acheté cette nouvelle il y a un petit moment déjà (après avoir lu "la crise" me semble-t-il), mais comme je ne suis pas du genre rapide, j'ai encore mis une éternité entre l'achat et la lecture... Je sais, je suis pénible.

Je n'avais pas trop fait attention à l'intitulé "Fantasy". J'aurais dû. N'étant pas une grande fan du genre, je n'ai pas super adhéré à l'histoire. C'est un peu genre le Jedi et ses deux padawans seuls contre le mal à l'état pur. C'est bien écrit, c'est bien amené, c'est bien rythmé, mais ce n'est définitivement pas ma came.

Ma lecture ne m'a pas super transcendé, mais au moins j'ai pu me rendre compte que Paul Blanchot savait se diversifier, et pouvait maitriser plusieurs genres. Bref : un bon auteur à suivre!

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codex occultum genesis

 

 

 

CODEX OCCULTUM GENESIS

 

Didier FEDOU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je regardai Von Kraken.
– C'est authentique ?
– Évidemment ! Savez-vous comment Herr Hitler est mort ?
– Un suicide, je crois ?
– Le 30 avril 45. Vous voyez ? Un seul livre, trois personnages d'époques différentes.
– Je ne sais pas, je...
– Si. Mais vous ne voulez pas encore le croire. Je ne ferai pas l'inventaire complet de qui a signé ce livre, juste quelques exemples : Eric XIV de Suède, mort en 1577. Bernard de Septimanie, comte de Toulouse, tué en 844. Asaf ad-Dawlà Abi Salabat, assassiné en 1763. Et là, là, regardez : Je serai l'empereur de tous les français. Napoléon Bonaparte ! Mort en 1821 d'un cancer de l'estomac!
– M. Von Kraken...
– Et ça : je souhaite la victoire sur mes ennemis. Clair, net et précis. Alexandre le Grand, mort en -323. Vous n'y croyez pas, hein ?
– Non, effectivement. Un faux, sans intérêt. Pourquoi me montrez-vous cela ?
– Parce que c'est vrai ! J'ai dépensé une fortune à retrouver des documents originaux écrits par ces hommes, ce qui constitue la bibliothèque qui vous a tant impressionné à l'étage inférieur, pour comparer les écritures et les styles. J'ai fait dater les encres. J'ai étudié leurs biographies pour confirmer les relations entre les lignes de ce livre, leurs fulgurantes ascensions, et leurs morts violentes. Pensez-vous que j'aurai gaspillé tant d'argent sur du vent ?
– Mais enfin, rien que... les livres n'existaient même pas du temps d'Alexandre ! Et quand bien même, aucun ne serait parvenu en si bon état pour recevoir la plume de Jesse James ou Hitler !
– Ai-je dit que ce livre est normal ?
Je soupirai.
– M. Von Kraken, je suis désolé, je ne suis pas la personne qu'il vous faut.
– Au contraire, professeur Dubois. Il me suffit de parvenir à vous convaincre. Tout au moins vous fournir les preuves et théories dont je dispose. Ensuite, vous déciderez. »

 




Il est des livres inutiles, des livres qui vont et viennent au gré des modes. Des livres de référence, qui font autorité dans leur domaine. Des livres qui se lisent et se relisent et s'oublient ou restent gravés dans la mémoire. Il est des livres qu'on découvre bien des années plus tard. Il est des livres qui traversent les siècles et qui inspirent encore leurs lecteurs. Il est des livres interdits, mis à l'index, des livres maudits. Il est des livres posant les fondations des grandes religions et qui survivent des milliers d'années plus tard.


Et pourtant, un seul livre a réellement changé le monde. Un seul...

Et maintenant, si vous l'osez, tournez la page !

 

 

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Une petite nouvelle gentillette mais flippante du Sieur Fédou. Une histoire courte qui bouge peu puisque tout se passe au même endroit, dans une pièce de la grande demeure de Mr Van Kraken. Une nouvelle qui sent bon la poussière des vieux livres...

Bon, perso, je n'ai pas super adhéré. C'est bien écrit, c'est bien tourné. C'est du niveau Fédou, pas de problème là dessus. Mais je n'ai pas franchement trouvé cette lecture exaltante. Sûrement dû au côté ultra statique de la narration. Deux hommes penchés sur un livre, ce n'est pas très olé olé comme action........ Je dois dire que j'ai malheureusement été assez influencée par le nom du vieux monsieur qui désire se séparer de son livre. "Van Kraken". Moui, je ne sais pas pourquoi, mais au vu du nom, je m'attendais à une histoire de vampire. Le professeur Dubois déboule dans la maison lugubre d'un vieux très vieux du nom de Van Kraken, ça y est, je voyais déjà des canines pointues se montrer. Mais pas l'ombre d'un vampire dans cette histoire.... Encore que si, à bien y réfléchir, il y a bien un suceur de sang dans cette histoire. A vous de le découvrir!

 

 

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08 août 2016

Jaune Caravage : un automne meurtrier

 

 

 

JAUNE CARAVAGE

UN AUTOMNE MEURTRIER

 

Gilda PIERSANTI

 

 

 

 

 

JAUNE

 

 

Rome, 2006. La Nuit Blanche fait place à l'aurore. Les bruits de la fête se sont évanouis. Pour Eva aussi, la fête est finie : sur les bords du Tibre gît l'adolescente, fauchée au printemps de sa vie, un matin d'automne romain...

Arrachée au plus bel âge de la vie, vraiment ? Mariella De Luca en doute fort : au fur et à mesure de son enquête, l'inspecteur principal prend conscience des errements d'une génération déboussolée. Cellules familiales éclatées, sexe, drogues, trahisons, fascinations gothiques pour la mort... La jeunesse italienne n'est pas en reste de blessures, de perversités. Victimes et bourreaux s'échangent souvent les masques - et si la vie est un jeu, le crime, lui, ne connaît pas de gagnant...

 

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Et me voici de nouveau dans le monde de Gilda Piersanti, la plus française des auteures italiennes. La quatrième saison meurtrière, l'automne.

Mois de septembre 2006. Une jeune fille est retrouvée morte, égorgée.

Quel est le mobile de ce meurtre? Meurtre gratuit, quelqu'un qui voulait tuer et qu'importe sur qui cela tombe, Eva était au mauvais endroit au mauvais moment? Meurtre passionnel? La demoiselle était jeune mais très également très belle, un amoureux éconduit qui serait devenu fou?

Mariella et Silvia sont chargées de l'enquête. Et ça part un peu dans tous les sens. Eva était d'origine russe, l'amant de sa mère n'a pas l'air très net, le meurtre de la petite est-il en rapport avec la mafia russe? Mais la petite était aussi plutôt un peu junkie, un problème avec un dealer?? Eva avait également fait un peu de mannequinat, une jalousie d'un ou d'une concurrente dans le monde de la mode??

Ce meurtre est on ne peut plus mystérieux, et plus Mariella et Silvia s'enlisent et s'enfoncent dans leur enquête, plus elles comprennent que le monde des adolescents, ce n'est pas vraiment le monde des bisounours...

 

D'un point de vue "hors enquête", il se passe deux trois petites choses dans la vie de Mariella. D'abord du côté du mystère de la disparition du fils du commissaire d'Innocenzo il y a vingt ans. Ensuite du côté de sa relation amoureuse avec Paolo. Autant pour le précédent tome je m'étais étonnée de voir la sombre Mariella se transformer en midinette totally in love de son homme, autant cette fois-ci, voici qu'elle soupçonne Paolo de voir une autre femme. Mais c'est qu'elle serait presque jalouse notre inspectrice vedette! Elle grandit Mariella, mais c'est à se demander si ça lui fait du bien.

 

La résolution de l'enquête est à la fois surprenante et décevante. On suit toute l'action pendant des heures, et soudain, clac, la solution. Certes bien vue, mais qui est tellement rapide et littéraire, que perso je me suis sentie spoliée. Gilda Piersanti m'a enlevé tout le plaisir de chercher, de cogiter, de trouver qui était le meurtrier. La résolution de l'enquête m'a franchement déçue...

Ca ne m'empêchera pas de continuer à lire du Piersanti, ne serait-ce que pour finir par découvrir ce qui est réellement arrivé au fils du commissaire......

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02 août 2016

Le trône de Fer : l'ombre maléfique

 

 

LE TRONE DE FER

L'OMBRE MALEFIQUE

 

George RR MARTIN

 

 

 

 

 

ombre

 

 

Haï de tous et constamment en butte aux intrigues de sa propre sœur, la reine régente Cersei, Tyrion le Lutin se démène de son mieux pour préserver Port-Réal et rallier à la cause de sa maison de grands seigneurs rétifs. Le nouveau roi du Nord, Robb Stark, menace les domaines Lannister et expédie sa mère auprès de Renly Baratheon, rival direct de son propre frère, Stannis. Obtiendra-t-elle l’union sacrée contre l’adversaire commun ? Que pèse la bonne volonté des hommes face aux rivalités des dieux ou des puissances occultes qui se déchaînent en leur nom ? Comment Winterfell lui-même ne serait-il pas submergé sous les vagues d’adeptes du dieu Noyé ? Que peut la Garde de Nuit face aux sauvageons, complices insidieux des Autres ? À l’évidence, l’hiver vient pour le royaume des Sept Couronnes.

Maléfices, émeutes, guerre, confusion, haine, meurtres et démence, voilà ce que présageait, semble-t-il, sous des noms divers, la comète rouge : l’imminence d’un chaos sanglant. Fétu que l’individu – qu’il s’appelle Arya, Sansa, Bran, Tommen, Myrcella... – dans cette furia de mort. Fétu que l’enfance, et pourtant, quelle vitalité !

 

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Un petit tome tout tranquillou en apparence, mais où finalement, mine de rien, ça remue beaucoup.

 

ATTENTION SPOIL

 

Catelyn Stark est dépêchée par son fils Robb (roi du Nord) pour tenter de fédérer sous sa banière les deux frères du feu roi Robert Baratheon. Mission impossible, si l'on considère que les deux frères se sont chacun auto proclamés héritier de Robert, donc vrai Roi. Chaque frère fédère déjà sous sa propre banière. Renly parce qu'il est somme toute assez sympathique et avenant. Stannis parce qu'il est plutôt froid et qu'il fait peur...

Et les gens ont raison d'avoir peur. Car Stannis est suivi où qu'il aille par une femme, genre religieuse sorcière, toujours habillée de rouge. Les deux frères doivent se rencontrer à l'aube. Plutôt bataille en prévision que petit dej cordial... Renly est sous sa tente, il se prépare. Catelyn est près de lui, dans une dernière tentative pour le raisonner. Lorsque soudain, Renly s'effondre. Mort. Gorge tranchée. Personne ne s'est approché de lui, mais néanmoins, le voici mort. Catelyn est stupéfaite. Elle est prête à en jurer, elle a vu le meurtrier : l'ombre de Stannis. Non pas Stannis lui même, non non, bel et bien son ombre.......

 

De son côté, Arya, toujours plus ou moins servante captive, retrouve trois hommes auxquels elle avait sauvé la vie dans un tome précédent. Trois fieffées canailles, dont on se demande encore pourquoi elle les a sauvés. Ces hommes ne font pas attention à elle, mis à part un. Il la reconnait. Il ne compte pas spécialement la remercier de son geste, mais il en est sûr, il a une dette envers Arya. Arya pense que puisqu'elle lui a sauvé la vie, en retour, il va sauver la sienne, autrement dit, il va l'aider à s'échapper. Yes!! Mais l'homme n'a pas tout à fait la même logique. Selon lui, le jour où Arya leur a sauvé la mise, elle a pris trois vies à la Grande Faucheuse. Arya est donc en dette de trois vies auprès de la Mort. Il va donc l'aider. Qu'elle désigne trois hommes, qui elle veut, il ne posera pas de question. Il tuera pour elle.

Arya se refuse à le faire. Et puis... et puis ma foi, c'est la guerre... alors elle désigne un homme... puis un autre... et chacun meurt...

Des passages que j'ai trouvé particulièrement intenses. Car ne l'oublions pas, malgré tout ce qu'elle a vécu, Arya même si elle a vite grandi dans sa tête n'en est pas moins encore une enfant. Une enfant qui commandite des meurtres. Et qui apparemment le vit très bien. Une personnalité particulièrement dure et implacable commence à se dessiner.

 

Les autres personnages?

Daenerys, la routine. Elle cherche à rejoindre à tout prix l'usurpateur pour lui faire la peau. Mais elle peine bien à avancer et à obtenir les moyens de ses ambitions. Elle a beau avoir trois dragons à son bras, cela ne fait pas tout hein.

Tyrion. Comme toujours, il essaie de brider le roi Joffrey, enfant gâté et cruel qui entend disposer de son peuple comme de bouts de viandes. Il brutalise les gens de Port-Réal. Mais ces mêmes gens se rebiffent, le bon peuple gronde.

Sansa. La grande soeur d'Arya, toujours promise à Joffrey, toujours soumise à Joffrey. Mais pour combien de temps? Etant elle même considérée comme un bout de viande...

Bran. Le petit Bran. Toujours au chateau familial, à Winterfell, à faire office de seigneur Stark résident. Voici qu'il se met à faire des rêves étranges et qu'il se prend à croire qu'il possède un genre de double vue...

Jon. Toujours derrière le Mur. Toujours près d'un danger que l'on sent (l'hiver arrive) mais ne voit pas. Toujours une atmosphère aussi pesante autour de lui. On ressent à la lecture que même si les prétendus rois se tirent tous dans les pattes, même si le peuple gronde, même si tout part en cacahouète, on ressent que le vrai problème va arriver du Mur, que c'est Jon qui est en première ligne....

 

Et Cersei dans tout cela? La très belle et très machiavélique reine Cersei. Eh bien. Relativement inexistante dans ce tome. Elle s'inquiète pour son frère jumeau (Jaime) et s'inquiète de la sécurité de son plus jeune fils, Tommen, qu'elle veut éloigner au plus vite de Port Réal. (à noter que sa fille Myrcella est également auprès d'elle, mais elle, a priori, tout le monde s'en fout hein!)

 

Bref, wait and see, attendons le tome 5. Comment va tourner Arya, que va faire Stannis, Sansa va-t-elle enfin se rebeller et arrêter de subir?

 

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02 juin 2016

Ebookivore 2016

 

 

 

EBOOKIVORE 2016

 

 

SCRIBOUY'ART - ECRIVA'YON - PLUME ELLAGI

 

 

 

 

 

ebookivore

 

 

 

 

 

Le recueil de l'ebookivore, c'est 89 chroniques établies sur les auteurs indépendants, les petites maisons d'édition ou les jeunes auteurs. Triés par genre, il constitue un catalogue d'eBooks qui ont été appréciés par leur originalité, leur sérieux (dans la mise en page et la syntaxe, notamment).



Chaque eBook qui a été chroniqué est classé par catégorie :

Des romans chargés d'émotion
De belles nouvelles contemporaines
Des récits drôles, voire surprenants
Des séries littéraires addictives
De courts récits noirs
Des nouvelles de science-fiction
Des policiers et thrillers sentimentaux
Des thrillers teintés de fantastique ou d'ésotérisme
Des romans d'espionnage ou de politique-fiction
Des histoires réservées aux adultes
Des livres pour la jeunesse
Des essais et des réflexions
Des guides pratiques
Des guides dédiés à l'autoédition



Et toujours un index de près de 120 auteurs à connaître avec un accès direct à leur page.

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L'Ebookivore, je ne sais même plus comment j'ai connu son existence. Sûrement une promotion amazon. Ou alors des e-auteurs qui en parlaient sur Facebook. Franchement, je ne me rappelle plus. Mais l'idée m'a plu. D'autant plus que sur les trois auteurs, deux ne m'étaient pas inconnus. Plume Ellagi, j'avais déjà lu quelque chose d'elle (que je n'avais pas aimé, certes, mais j'avais déjà croisé son style). Scribouy'Art, eh bien, vu que je lis et commente des bouquins d'auteurs indépendants sur Amazon, je n'ai pas pu passer à côté des posts de cet autre commentateur passionné. On lit plus ou moins les mêmes choses, et il est très actif.

J'étais donc curieuse de lire d'autres points de vue sur des petites choses que j'ai déjà lues (Didier Fédou, Azel Bury...), et de découvrir encore de nouveaux auteurs. Curieuse curieuse curieuse!!

J'ai lu. Et je suis déçue. Certains bouquins sont très bien chroniqués, ça donne envie. Pour d'autres, ben on apprend juste que le "français est de qualité", que ça se goupille bien, que les descriptions sont bonnes, etc etc... Mais à aucun moment on ne nous parle un tant soit peu de l'histoire. Du coup, on a un titre, un nom d'auteur, et un commentaire "c'est bien faut le lire". Mouais. Pour faire ça, autant ne rien écrire hein. Pour m'annoncer que le "français est de qualité" (oui je bute dessus car je l'ai rencontré plusieurs fois celle-là), c'est pareil, c'est gentil, mais en tant que lectrice de e-auteurs, ce que j'attends d'eux ce sont des idées, de la vie, du vrai. Si je veux du français de qualité, ben je prends les oeuvres complètes de Victor Hugo. On peut avoir un très bon niveau en français et écrire de la soupe.

Du coup, je me suis un peu plus penchée sur les commentaires Amazon pour l'Ebookivore. Et j'ai souri. J'ai reconnu pas mal de noms de e-auteurs. Ceux-là même qui sont encensés dans cet ebook. Ils ne pouvaient pas dire "c'est bof" hein.

Je n'irai pas vous dire de passer votre chemin et de ne surtout pas acheter l'Ebookivore, parce que je le redis, l'idée est bonne, et certaines chroniques donnent vraiment envie. Le hic, c'est que c'est assez inégal. Et je trouve dommage que les trois auteurs n'aient pas pensé (ou n'aient pas pu, histoire de droits?) à mettre un résumé de chaque ouvrage (genre la quatrième de couverture) avant leur commentaire. On aurait gagné en compréhension.

 


30 mai 2016

Epilogue

 

 

EPILOGUE

 

Frédéric SOULIER

 

 

 

 

 

epilogue

 

 

 

 

Martial Chaînard, 84 ans, coule des jours paisibles et qui se ressemblent tous dans un EHPAD - acronyme moderne et politiquement correct désignant un mouroir. Mais lorsque le destin lui joue un dernier tour de cochon et l'oblige à sortir du rôle de spectateur dans lequel il s'est toujours complu, le vieillard terne et effacé décide d'offrir à son insipide biographie le plus brillant des épilogues.

 

 



Extrait :

Sentant qu'on l'observait, Martial releva la tête de son bol. Une goutte de café perlait à la pointe de son nez. Sur le palier se tenait Georgette Archambaud, sa voisine de chambre. Elle flottait dans son tablier à fleurs et plissait sa vilaine trogne de mégère constipée, soutenue en station debout par le déambulateur dont elle ne se séparait jamais, comme une extension insécable de son corps – un modèle pliable ultra-léger équipé d'un panier dans lequel elle fourrait tout un bric-à-brac. Si Isaac Newton avait eu les nichons de cette vieille-là face à lui comme Martial les avait en ce moment même, il en aurait conçu sa théorie de la gravitation universelle plus vite qu'en observant les pommes tomber!

 

 

 

 

 

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Frédéric Soulier, je m'y étais essayée l'année dernière avec Le trou de ver dans la maison du crack, une nouvelle qui m'avait laissé une très bonne impression. Du coup, comme je n'ai peur de rien, je me suis lancée dans un roman du sieur. Il en a commis quelques uns apparemment (dont encore un il n'y a pas si longtemps que cela, sorti début mars), mais c'est celui-ci, Epilogue, qui m'a attiré l'oeil... par le limite mauvais goût de sa couverture! Un dentier dans un verre d'eau, non mais c'est d'un chic! LOL. Et ma foi, tant mieux, parce que sans ce détail, eh bien je pense que jamais je n'aurai choisi d'acheter ce titre-là, le pitch ne m'emballant pas plus que cela : un petit vieux qui s'emmerde dans sa maison de retraite, mouais, bof, j'ai lu le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, j'avais déjà donné dans le retraité quoi.

 

 

Je me suis donc mise à lire Epilogue. Et je me suis demandée où je partais comme cela. C'était d'un plat. Il ne se passait rien, si ce n'est le triste quotidien d'une maison de retraite mal tenue. En temps normal, un truc aussi plat, j'arrête, je laisse tomber, je passe à un autre e-book et basta. Mais là, c'était Frédéric Soulier. Je me suis méfiée. Tout ce calme, ça ne pouvait pas durer éternellement. J'attendais le deuxième effet kiss-cool.

 

Donc j'ai lu.

Et j'ai lu.

Et j'ai lu.

 

Au bout de quelques pages, j'étais déjà tombée deux fois sur le mot "cacochyme". Mot que je croyais être seule en France à utiliser (la tête de mon mec la première fois où il m'a entendue le dire, impayable!). Puis est venu "alacrité"... Et tout un tas d'autres mots oubliés... Là je me suis dit que le mec, soit il avait un dictionnaire des synonymes bien balèze, soit il avait du vocabulaire. Qu'importe, quel que soit le cas, j'étais conquise. Parce que ces mots oubliés, ils étaient bien placés, à aucun moment ça ne faisait ampoulé, c'était très fluide, pas d'impression d'un auteur qui se regarde écrire. Donc, eh bien : j'ai lu, j'ai lu, j'ai lu (c'est agaçant ces répétitions hein)

 

 

Et arrivée à quelque chose comme 40% de lecture -ce qui est énorme sur un bouquin- pinaise, ça y était, il y avait de l'action. Le train-train pépère de notre paisible Martial, notre retraité de 84 ans, héros de cette histoire, le train-train pépère de Martial donc, se prenait une sacrée claque. Et notre paisible Martial, après cette "claque", il nous a fait un virage à 180°. A partir de là, Frédéric Soulier, il a tourné la poignée des gaz, lâché l'embrayage, et il m'a emmené avec lui carrément tambour battant. Moi qui attendais mon deuxième effet kiss-cool, je n'ai pas été déçue.

 

Je ne vous raconte rien de l'histoire. Rien de ce qui se passe dans la première partie "plan-plan", et rien de ce qui se passe dans la deuxième partie qui décoiffe. Parce que finalement, selon mon ressenti, ce n'est pas l'histoire qui compte dans Epilogue. C'est l'atmosphère. Alors bien évidemment, si, l'histoire compte hein, sinon pourquoi se coltiner l'équivalent de 250 pages, pourtant je trouve que  vous faire un résumé ça n'est pas une bonne idée. Soulier, c'est un genre de coach. Mine de rien, avec son bla-bla de la première partie, il vous met en condition pour aller plus loin, l'échauffement, et de ma part, vous donner des bribes de ce qui se passe, de ce qui se dit, hum, ben non : pas bonne idée!

 

 

 

 

16 mars 2016

Le livre en Noir

LE LIVRE EN NOIR

 

Didier FEDOU

 

 

 

 

 

 

Un homme ouvre par mégarde un passage vers un monde en ruine peuplé de vampires, des gosses aux mauvaises lectures s'empoisonnent et perdent l'esprit, les machines prennent leur revanche sur l'humanité, un étrange cirque arrive en ville, un vieillard amoureux de l'ange de la mort, comment un tout petit caillou causa l'effondrement du monde, un enfant pris dans la tourmente de la première guerre mondiale, et qui grandit avec les lettres de son père combattant à Verdun...



Premier recueil de nouvelles choisies, sous le signe de l'étrange, de la terreur, du fantastique, avec quelques incursions dans le réel, qui n'en reste pas moins, souvent, terrifiant.



Au sommaire :

 

  • Au clair de l'aube
  • Les profanateurs
  • Rouages
  • L'âme en peine
  • Cirque (inédit)
  • Fleisch (inédit)
  • Un si petit caillou
  • L'ange d'automne
  • Le job
  • Fake
  • Instants 1 - 24 (inédits)
  • Lettres du front

 


Un voyage dans des lieux insoupçonnés, à la fois lointains mais aussi très proches. Qu'on connaît sans les reconnaître vraiment. Il est facile de se perdre dans le noir...



Certaines nouvelles de ce recueil sont déconseillées aux plus jeunes.

 

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Eh bien nous y voilà. Depuis le temps que je tourne autour de ce bouquin à vous le présenter morceau par morceau, me voici finalement au bout du chemin (noir).

 

Je vous ai donc présenté une grosse moitié des nouvelles de ce recueil, je pourrais vous présenter celles qui restent, mais je ne vais pas vous gâcher le plaisir. Lisez!

 

Juste vous prévenir (et encore, avez-vous besoin d'être prévenus?) que "Instants 1 - 24" n'est pas une nouvelle. Ce sont des bouts de texte, sans aucun rapport les uns avec les autres, non exploités par l'auteur. Au départ, je me suis demandé quel était l'intérêt. Et puis, au fil de la lecture, j'ai trouvé ça marrant. Non pas par ce que ça raconte, mais par le style et la forme. C'est comme un zapping! Sans parler du côté "récréation" que le lecteur se prend dans le nez. Chaque bout d'histoire est tellement ouvert, que le lecteur ne peut que se laisser porter à imaginer ce qui se passait avant et ce qui se passera après. Vraiment très plaisant. Et vraiment bienvenu : une petite bouffée d'air frais avant d'attaquer la dernière nouvelle "Lettres du Front", qui est vraiment très très chargée en émotion.

 

Le livre en Noir, vraiment à recommander!

 

 

14 mars 2016

Vivez mieux et plus longtemps

VIVEZ MIEUX ET PLUS LONGTEMPS

 

Michel CYMES

 

 

 

MIEUX

 

« Je suis comme vous. J’aime m’affaler sur mon canapé et céder au confort d’une petite flemme. Remettre au lendemain la séance de sport prévue le jour même. Oui, je suis comme vous : je ne déteste pas les sucreries et adore boire un bon coup. Comme vous, je sais qu’il vaut mieux croquer dans un fruit qu’engloutir une tablette de chocolat. Mais, comme vous, je résiste difficilement à la tentation.
Pourtant, la santé est un capital qu’il convient de chérir en permanence pour qu’il ne se dilapide pas. En tout cas pas trop vite…
Alors que faire ? Rester vigilant tout en continuant à se faire plaisir. C’est à cela que doit servir ce livre. Rappelant quelques principes vertueux, il regorge de conseils pratiques pouvant être suivis immédiatement. Et cela, quel que soit votre âge. Car il n’y a pas d’âge pour se prendre en charge. Pas d’âge pour se faire du bien ! »
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Alors là, j'en vois qui tiquent, genre "ça y est on l'a perdue, voilà qu'elle nous lit du tout venant maintenant". C'est pas du tout-venant, c'est du Michel Cymès! Nanméo!
Je vous l'accorde, ce bouquin, c'est franchement rien de neuf sous les cocotiers, du lu et relu, des conseils assez bateaux. Mangez des fruits, limitez la viande rouge, faites du sport, bla bla bla. Je m'y attendais hein, je n'espérais pas faire de découverte fondamentale non plus. Pourquoi ai-je acheté ce bouquin donc me demanderez-vous? Eh bien, parce que j'aime bien le style et l'humour de Michel Cymès. Ses petites vannes un peu lourdingues, ben j'aime bien. Ca donne un bouquin écrit (j'espère!) par un médecin, mais pas prise de tête. Bref, j'ai bien aimé.
Mon avis, c'est donc : faites comme moi, lisez-le pour le style et l'humour. Si c'est pour le contenu en lui-même, vous pouvez passer votre chemin, comme je l'ai déjà dit : rien de neuf!

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12 mars 2016

L'Ange d'Automne

 

 

 

L'ANGE D'AUTOMNE

 

Didier FEDOU

 

 

 

 

ange automne

 

 

 

Paul écoute, sans rien dire. Parvient presque à s'imaginer la dame des feuilles. Et ressent quelque chose comme... de la jalousie.


– Alors c'est donc ça, tu l'aimais... Tu es tombé amoureux de... la Mort.


Adrien soupire. Ferme les yeux.


– Je n'avais pas compris tout de suite. Il m'a fallu toute une vie.


– Mais c'est impossible !


– Pourtant... Par deux fois elle m'a ramené.


– Tu ne t'es jamais marié. Pas d’enfants. Tu n'as même jamais été fiancé, parce que tu as toujours été amoureux d'elle !


– À en mourir. Et c'est bien le problème : je suis vivant.


– Adrien ! Ne dis pas de choses pareilles !


– Mais l'heure approche. Je devais attendre, voilà tout, et ne surtout pas forcer le destin.


Il lève ses bras osseux, regarde l'intérieur des poignets. Les fines lignes blanches se voient toujours. Tordues par les plis de sa vieille peau, souvenirs gravés dans la chair que l'amour peut faire bien mal, lui aussi.


C'est enfant qu'Adrien la rencontra, alors qu'il allait mourir. Elle vint sur les ailes d'un vent chargé des feuilles d'automne et le ramena à la vie. Ce n'était pas son heure. Elle était un ange. Il en tomba amoureux.


Mais comment pouvait-il vivre, lui qui aimait l'ange de la mort ?


Une belle et triste histoire d'amour, un flot d'émotions, suivez les feuilles, écoutez le vent.

 

 

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Belle et triste, en effet. Et pas glauque pour une fois, une nouvelle toute mimi. Pas la peine de vous donner le pitch, finalement, l'extrait choisi par Didier Fédou vous résume tout admirablement.

Encore une fois j'ai beaucoup aimé. Que dire de plus?

 

 

 

 

 

 

 

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14 février 2016

Un si petit caillou

UN SI PETIT CAILLOU

 

Didier FEDOU

caillou

 

 

 

 

"C'est avec ce caillou qu'on approche de l'origine. Un homme se tenait assis sur le capot de sa voiture arrêtée au bord du chemin, goûtant le silence de cette chaude journée, et espérant que le soleil chasserait un peu ses doutes concernant sa vie de couple. Il sentait que sa fiancée s'éloignait de lui. Elle travaillait à la nouvelle centrale nucléaire, à un poste important, alors que lui n'était que petit chef dans un supermarché. Elle parlait un peu trop souvent, trouvait-il, d'un cadre du secteur 7, et mettait de plus en plus fréquemment des chemisiers plus légers qu'à l'accoutumée, sans les boutonner jusqu'en haut, dans ce pays assez rigide où le seuil de concupiscence mâle était bien plus bas qu'en Occident. Mais ceci est une cause tertiaire, nous le savons déjà, comme il y en a beaucoup d'autres. Trop pour les dénombrer, bien plus que de causes secondaires, déjà nombreuses. Quand aux causes quaternaires, il y a de quoi vous faire tourner la tête, tandis que les causes de rang 5 approchent l'infini. Sachant qu'en plus chacune de ces causes agit, quel que soit son rang, dans d'autres chaînes de causalités, et la complexité de l'ensemble se fait exponentielle avec l'élargissement du point de vue. Alors si l'on écoute un peu les croyants, les philosophes, et qu'il y a bien un Dieu qui a créé tout ce dont nous parlons depuis le début, qui oriente les événements et tisse nos destins individuels (puisque selon l'adage, Dieu a un plan pour chacun de nous) tout en gardant une vue d'ensemble du tableau, il y a de quoi se poser des questions, n'est ce pas ? "




Malheureux en amour et désœuvré, l'homme jetait machinalement des cailloux dans la solitude d'un désert du Qatar. Un lézard en eut peur. Un chat le poursuivit et surprit une vieille dame grippée. Elle contamina un vendeur en électroménager. Qui contamina un ingénieur de la nouvelle centrale à antimatière. Son remplaçant n'était pas concentré sur son travail.


Et ce fut la fin du monde.


Pour un si petit caillou...

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Cette histoire de petit caillou, c'est un peu la théorie du battement d'ailes du papillon qui provoque un tsunami à l'autre bout du monde. Mis à part que le caillou-papillon, ben le tsunami, il le fait autour de lui. Mais que l'autre bout du monde ne s'inquiète pas, le tsunami va arriver jusqu'à lui. C'est du petit caillou de qualité messieurs-dames!

Un style d'écriture nouveau qui nous tombe de la plume de Monsieur Fédou. Un style façon récit historique. L'historien Fédou nous compte la chronologie d'un fait marquant de l'Histoire (oui, on peut dire que c'est "marquant" la fin du monde). Des faits, beaucoup de faits.

Ce style m'a tellement plu, cette narration m'a tellement plue (plu? oui bon, passons, de toute façon, maintenant on s'en fiche un peu, en français on écrit comme on veut hein?). Bref, j'ai tellement aimé qu'à peine terminée, j'ai recommencé à lire cette nouvelle. Cette fois-ci en m'imaginant que le narrateur était Pierre Bellemarre. C'te rigolade! Vraiment excellent. Oh oui, j'ai bien ri, avec une nouvelle qui est loin d'être drôle, c'est un comble. Je me suis laissée embarquer, j'ai suivi l'historien Fédou, juste derrière lui, dans son univers dramatique et décalé. J'aime j'aime j'aime! Autant L'Ame en peine m'avait déçue, autant Un si petit caillou m'a beaucoup plu. Allez, au suivant de la liste!!

Posté par carolyne potter à 10:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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