LE SCEAU DES SORCIERES

 

 

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Sous les cendres couve une vengeance séculaire.

Quand Isabelle Desmondières, chef d'entreprise à la vie débridée, est retrouvée torturée à mort à son domicile, c'est à son entourage que s'intéresse la police. Mais l'enquête prend une autre tournure lorsqu'une mère de famille sans histoires est découverte, quelques jours plus tard, immolée par le feu sur le campus de Grenoble. Car il y a un point commun entre les deux victimes : un tatouage mystérieux, le fameux " sceau des sorcières ".

Pour comprendre ce qui lie ces meurtres atroces, le capitaine Nadia Barka devra exhumer les secrets du passé, notamment ceux du Vatican, et remonter des procès iniques de l'Inquisition au XVIIe siècle aux turpitudes d'une élite lyonnaise dépravée.

 

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J'ai commencé ma lecture à la sortie de ce roman. En 2016. Je m'en souviens très bien, j'étais enceinte de mon fils et tout ce déferlement d'hémoglobine dès les premiers chapîtres, j'étais hyper mal à l'aise. C'est que je me transforme en chochotte moi quand je suis enceinte! J'ai donc dit à Jacques, tu m'excuseras, mais là je n'y arrive pas. Jacques a été hyper compréhensif (bon ensuite il n'attend pas après mes commentaires pour vivre hein). "Nan mais t'inquiète pas Jacques, je le lirais dès que j'aurai accouché!!!". Là, j'ai bien senti que c'était le Vandroux numéro 2, Jacques-Line, qui se marrait. Etrange.........

 

Nous sommes en 2019, je viens ENFIN de finir Le Sceau des Sorcières. Et j'ai aussi compris pourquoi jacques-Line se marrait à l'époque. Faut vraiment être une indécrottable optimiste pour croire qu'en étant mère de deux enfants en bas âge (16 mois d'écart), avec un boulot à temps plein et une maison à gérer, pour croire donc qu'on va avoir le temps de choper un livre et de le lire! Je suis effarante de niaiserie quand je m'y mets!!!

 

Mais comme je l'ai dit, nous sommes en 2019, mon fils tape ses 3 ans bientôt, il va à l'école avec sa soeur depuis septembre, je suis donc enfin libéréééééeeeee délivrééééeee! L'hémoglobine peut revenir dans ma vie. Et avec Le Sceau des Sorcières, pinaise, c'est un sacré retour en fanfare. Ca commence en 1615 avec Margot et une petite chasse aux sorcières. Ca continue de nos jours avec une Nadia sur les nerfs qui s'en va castagner du délinquant. On n'avait pas encore lu cinquante pages qu'on était déjà dans la violence, les coups, le viol... Prometteur! LOL

 

J'ai assez apprécié ce roman. Il est violent, certes, mais il est très aéré. On suit beaucoup Nadia, mais on suit aussi d'autres personnages. Ca fait beaucoup de personnes à découvrir, à qui s'attacher, à qui s'identifier (je me suis perso assez retrouvée dans Nadia en pleine crise de nerfs prête à bouffer Etienne son mari, spéciale dédicace pour ma douce moitié!). On se balade en France, en Italie, on voyage, on prend le frais. On voyage aussi dans le monde de la nuit, dans celui du libertinage, on survole le dark net. C'est vraiment hyper varié. Je ne veux absolument rien dire de l'intrigue. Cette pause de trois ans dans mes lectures m'a été je pense salutaire : pour m'y remettre, je me suis replongée dans mes anciens billets, et je me suis rendue compte que j'étais souvent tellement excitée dans mes commentaires que je spoilais comme une folle. Le principe de ce blog, c'est de vous dire si ça m'a plu ou non, pourquoi ça m'a plu ou non. Pas de vous faire des fiches de lecture!!!! Donc voilà : Le Sceau des sorcières, ça m'a plu. Parce que les personnages font vrai, et que certains (y'a pas que Nadia dans cette histoire) ont des caractères qui marquent (ahhhh, Marco...). Parce que le style fait vrai. Parce qu'il y a toute une description des lieux qui est excessivemment bien rendue, des détails, des anecdotes. Je n'ai jamais mis les pieds à Grenoble mais j'ai eu l'impression de vraiment m'imprégner de l'atmosphère de la ville. Je n'ai jamais mis les pieds à Rome, mais j'ai vraiment senti le côté pétillant de la cité. J'étais avec Nadia dans le froid de la montagne. J'étais avec Marina dans la terreur de la fôret. J'étais avec Margot dans le noir du cachot. Jacques Vandroux est un vrai créateur d'atmosphère. Des atmosphères douces, ou oppressantes, ou féériques... Il créé des atmosphères, et place ses personnages exactement où ils doivent être.

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