LA BAIE DES MORTS

(une enquête Irma et Adriel - tome 1)

Azel BURY

 

 

baie des morts

 

 

Cruden Bay, 1012 : Olderik se meurt, trahi par les siens. Mille ans plus tard, Irma et Adriel, journalistes dans une émission TV sur les phénomènes paranormaux, débarquent dans la petite ville du nord de l'Écosse pour élucider les phénomènes étranges: un petit garçon est hanté par le fantôme d'une petite fille, Betty, et par l'esprit d'un Viking. Nos amis ont quinze jours pour faire une émission et élucider bien des mystères. Car Cruden Bay, c'est la Baie des morts, autrefois le lieu d'une terrible bataille , c'est aussi sur ses toits qu'un avion s'est écrasé, il y a trente ans, faisant des victimes parmi les enfants du village. Betty, le petit spectre qui cherche sa peluche, est-il l'un d'eux ? Entre poltergeist et disparitions, Yggdrasil et légendes vikings, nos deux héros nous emmènent sur un sentier bien escarpé...

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Et voilà le retour de Azel Bury. Elle était depuis un petit bout de temps dans ma PAL, et deux fois! Une fois sous forme d'un e-book seul, et une autre fois dans un recueil de polars (Six nuances de polars, où sont compilés six e-books d'auteurs indépendants, une promo courte faite à l'été dernier)(autrement dit, ne cherchez pas, ça n'existe plus!!)

Cette histoire-ci est plus compréhensible pour moi que "De l'amour s'il en pleuvait" et nettement moins barrée que "La Femme qui tua Stephen King". Limite, ça n'a rien à voir. Et franchement j'adore. Ca veut dire que Azel Bury a vraiment un très grand registre d'écriture, et qu'elle semble promise à un futur littéraire assez riche. Nan, vraiment, elle est douée la dame!

Evidemment, au ton que commence déjà à prendre mon billet, vous aurez compris que je ne vais pas être cinglante et que mon commentaire va être assez positif.

Je suis positive.

Au début, je me suis dit, ouh là, deux journalistes qui bossent pour une émission télé de seconde zone spécialisée dans les fantômes et poltergheist, ça y est, je le sentais mal. Je me disais qu'on allait se balader d'apparitions en apparitions, que les guéridons allaient tourner façon ventilos en pleine canicule, et qu'on n'aurait pas fini de bouffer du fantôme. Mea culpa. Azel Bury est nettement plus subtile que cela. Des petites apparitions de ci de là, en effet, mais devant une Irma et un Adriel peu convaincus. Et c'est ça qui est bien dans l'histoire. Les deux journalistes n'y croient pas. Enfin, pas tout à fait. Disons que tant qu'on ne leur a pas démontré que les fantômes existent vraiment, ils réservent leur jugement.

Il y a du paranormal, mais pas trop.

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, parce que si je commence, je ne vais pas m'arrêter. On va plutôt parler des finitions. J'aurais aimé des études de personnages un peu plus approfondies. Irma a perdu son mari et son fils, mais on n'en parle pas. Adriel a un fort penchant pour les alcools forts, mais on n'en parle pas. Même le sujet premier du reportage passe au dernier plan : ce reportage, c'est une commande du patron de l'émission, il va se marier, et dans la famille de sa dulcinée, il y a le petit Nicolas et ses fantômes. Mais de toute l'histoire, jamais le patron ne prend des nouvelles de la famille écossaise de sa fiancée. Tout comme à l'inverse, la famille écossaise ne pose aucune question, genre "elle va bien la cousine Machine?", "il est sympa le futur mari de la cousine Machine?"... Rien, quedalle. Limite c'est curieux quoi. A quoi ça sert de lancer une histoire par un cake perso d'un con*** de patron pour finalement ne plus jamais en reparler?

Comme vous pouvez le constater, si c'est ça le maximum qui m'a chiffonné, autant dire que rien ne m'a chiffonné. Très bon bouquin! Avec une fin qui m'a même arraché une petite larme............. (eh oui, tout arrive!)