ALORS VOILA :

LES 1001 VIES DES URGENCES

Baptiste BEAULIEU

1001

 

 

 

 

Un jeune couple arrive aux urgences. Elle a des douleurs au bas-ventre. L’interne s’interroge sur la possibilité d’une grossesse. Elle ne prend pas sa pilule de manière très sérieuse. « Du coup, quand elle l’oublie, c’est moi qui la prends », dit son compagnon.


Baptiste Beaulieu est un jeune interne en médecine de vingt-sept ans, en stage dans le sud-ouest de la France. En novembre 2012, il crée le blog « Alors voilà ». Son but : réconcilier les soignants et les soignés en racontant, avec humour et sensibilité, l’incroyable réalité de l’hôpital. Le succès est immédiat et le blog compte, à ce jour, 2 millions de lecteurs. Ce blog est devenu un livre, riche en anecdotes inédites.


Voilà le récit au quotidien d’un interne en médecine. Il fait des allers-retours entre son poste aux urgences et les soins palliatifs. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal (dans la Chambre 7), ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre.


Se nourrissant de situations vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l’hôpital au scanner. Il peint les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s’enchaînent... Par ses histoires drolatiques, poignantes et tragiques, il restitue tout le petit théâtre de la Comédie humaine.

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J'ai fini ma lecture il y a quelques jours. A la fin de cette lecture, eh bien, je dois dire que je n'en pensais rien de ce bouquin. Ni en bien, ni en mal. Le quotidien d'un médecin urgentiste, les patients qui passent, les patients qui restent, les collègues, les médecins grands patrons. Des anecdotes, plus ou moins longues, plus ou moins drôles, plus ou moins tristes. La vie, la mort. L'espoir, le désespoir. Le passé, le présent, le futur. Un peu décousu mais pas trop mal ordonné, il y a de la structure, de la rigueur dans ces historiettes. Et pourtant, elles m'ont laissé assez indifférente. Je n'en pense rien. C'est assez rare, d'habitude, j'ai toujours un truc à dire, ou à redire. Là, c'est terrible, mais je n'en pense strictement rien. Un peu comme si j'étais blasée. Je bosse moi même dans le médical, l'accueil d'un laboratoire. J'enregistre des dossiers, les patients me racontent leur vie, parce qu'ils ont besoin de parler. La plupart du temps je dois avouer que je n'écoute pas trop. Non pas que ça ne m'intéresse pas, mais j'ai bien assez de mes soucis sans en plus me préoccuper de ceux de gens que je vois peu souvent. Etre au contact régulier de gens malades a sur moi l'effet inverse que ce contact a sur Baptiste Beaulieu. Le Dr Beaulieu en tire une grande richesse. Moi je n'en tire rien, si ce n'est un terrible manque d'empathie, je m'en rends bien compte. Je pense que mon problème avec ce bouquin, c'est qu'un bouquin, je lui demande de m'emmener quelque part, de m'aider à m'évader. Là, il m'a juste laissé dans mon quotidien...