ASSASSIN'S CREED FORSAKEN

Oliver BOWDEN

 

 

 

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Présentation de l'éditeur

 

« Je suis un maître des lames. Jamais je ne prends le moindre plaisir à tuer. Je suis simplement doué pour ça. »

 

1735,Londres. Haytham Kenway a appris à manier l’épée depuis qu’il est capable d’en tenir une. Alors, quand des hommes armés attaquent la demeure familiale, assassinent son père et enlèvent sa sœur, Haytham défend son foyer de la seule manière possible : il tue.

 

Après ce drame, un mystérieux tuteur le prend sous son aile et l’entraîne pour faire de lui un assassin redoutable. Consumé par sa soif de vengeance, Haytham se lance dans une véritable vendetta. Il ne se fie à personne et remet en question tout ce qu’il a toujours connu.

 

Conspirations et trahisons l’assailliront de toutes parts tandis qu’il plongera au cœur du conflit séculaire qui oppose les Assassins aux Templiers.

 

 

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Qui n'a jamais joué à "Assassin's Creed"? Bon, à part moi, oups...! Qui n'a jamais entendu parler de "Assassin's Creed"?? A moins de vivre au fond d'une grotte, tout le monde connait ce jeu vidéo. Et je ne dis pas ça parce que j'ai longtemps partagé la vie de Zomme, geek et joueur sur PS3 convaincu (oui, au fait, avec Zomme, c'est fini. Divorce. Au moins vous savez pourquoi j'ai déserté mon blog si longtemps ^^). Tout le monde connait ce jeu vidéo, et pour moi, ça n'a toujours été qu'un jeu vidéo. Donc il y a quelques mois, quand mon fournisseur officiel de lectures m'a proposé Assassin's Creed en kindle, je me suis dit qu'il y avait un bug quelque part. Mais non. La fameuse série de jeux existe également en accès lecture. J'en étais la première étonnée. Je me suis donc laissée tenter.

 

Le prologue m'a tout de suite plu. "Je ne l'ai jamais vraiment connu. Je le croyais pourtant, mais lorsque j'ai lu son journal, je me suis rendu compte que je ne savais rien de lui. Et aujourd'hui, il est trop tard... Trop tard pour lui dire que je m'étais fourvoyé à son sujet. Trop tard pour lui présenter mes excuses."

C'était très exactement le genre de tirade qu'on peut entendre au commencement de bien des jeux vidéos (genre Call of Duty). Du coup, ça m'a incitée à aller plus loin. Car si je ne joue pas du tout aux jeux vidéos, j'aime beaucoup regarder (j'aimais beaucoup regarder) Zomme y jouer, faire les campagnes, les missions. C'était parfois un peu gore, mais il y avait de la stratégie, et parfois une certaine finesse dans toute cette brutalité.

 

Notre "Assassin's Creed" commence en 1735. Haytam Kenway a dix ans. Son père lui enseigne l'art du maniement des lames. Pour Haytam c'est un peu ennuyeux bien que sympa, jusqu'à ce qu'il se rende compte que l'apprentissage du maniement des armes n'est pas le pilier de voute de l'éducation d'un enfant. Il est le seul en ville à qui on apprend ce genre de petite chose. Haytam se rend alors compte de l'importance des leçons de son père, et n'en devient que plus appliqué. Jusqu'au jour où il connait le véritable bonheur quand son père lui offre sa première "vraie" lame, bien effilée, bien tranchante.

Jusqu'au soir où il connait la véritable horreur. Des hommes armés s'introduisent dans la maison. Tuent son père. Enlèvent sa soeur. Menacent sa mère. Haytam a dix ans, et devant ce désastre, il essaie d'aider autant qu'il le peut. De la seule façon qu'on lui a apprise. Il prend une lame. Et défend sa mère en tuant ses assaillants. Froidement.

Madame Kenway devrait être reconnaissante à son fils. Mais il n'en est rien. Elle ne voit en lui qu'un Assassin. Il n'est plus son petit bébé innocent qu'elle adorait tant..... Haytam se voit donc dans l'obligation de partir. Partir vers son destin dirons-nous. Monsieur Kenway faisait partie de l'ordre des Templiers, son ami Réginald Birch, également membre de l'Ordre, devient le parrain de Heytham et l'emmène avec lui pour terminer son "éducation".

Haytam grandit. Et n'a de cesse de retrouver les assassins de son père, les ravisseurs de sa soeur, de retrouver sa soeur... Assassin's Creed nous emmène dans cette quête.

 

Je dois dire que si l'histoire ne m'a pas super transcendée en elle-même, eh bien j'ai été quand même relativement agréablement surprise. Je m'attendais à des scènes de boucherie sans nom, avec force hémoglobine et giclées de boyaux (tout l'admirable visuel de ces jeux SPS - Single Player Shooter), mais non, si le nombre de morts y est bien, si la façon de tuer y est bien, la description est quant à elle, je n'irais pas jusqu'à dire raffinée, mais tout du moins édulcorée et subtile.

 

Le style d'écriture m'a semblé un peu ampoulé sur le début, mais après, ça allait bien mieux, donc je pencherai plutôt pour un effet de traduction un peu raté que pour un style un peu inégal. C'était fluide à lire toujours est-il.

 

Ensuite, l'atmosphère du bouquin était-elle fidèle à celle du jeu? Je ne saurais le dire. Je connais mieux Call of Duty. D'après ce que j'ai pu en lire de ci de là sur le net, il semblerait que oui, ce soit assez fidèle. Mais à mon avis ça n'a pas le même "charme". Dans le jeu, on est le héros, on est le SPS, on est celui qui réfléchit, qui assassine, celui qui vit. Dans le bouquin, on est juste spectateur. Nous ne sommes pas Haytam, même si toute la narration se fait à la première personne. Et je pense que du coup, pour le vrai gamer, cette version papier doit perdre beaucoup du "charme" (oui, je ne vois pas d'autre mot) de l'univers Assassin's Creed.

 

Néanmoins, et pour faire simple : j'ai bien aimé!

 

 

 

images

 

(j'adore l'esthétisme des dessins Assassin's Creed!!!! Il existe une certaine beauté dans cette violence...)