HISTOIRE D'I

 

Gaëtanne

 

 

 

Publié en 1972 sous pseudonyme par Eric Losfeld aux Editions Filippacchi, Histoire d'I s'est imposé comme un texte référence de la littérature sadomasochiste bien que très vite devenu introuvable.

 

Pendant de Histoire d'O, le roman de Gaëtanne raconte avec une rare cruauté l'éducation d'un jeune homme esclave par des femmes autoritaires et sans pitié.

 

De souffrances de plus en plus raffinées en humiliations dégradantes, ces femmes font de "I" l'objet de leurs fantasmes les plus fous. Rien ne les retient, ni morale ni compassion pour assouvir leurs pulsions et laisser libre cours à leur haine des hommes.

 

Beaucoup de noms ont circulé sur l'identité de Gaëtanne dont la personnalité reste à ce jour mystérieuse.

 

Roman flamboyant, texte de l'excès, Histoire d'I est un texte majeur à découvrir ou redécouvrir.

 

 

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Un texte majeur à découvrir ou redécouvrir... Eh bien pour moi, ça a été à redécouvrir car je l'ai lu il y a quelques années, une bonne dizaine au moins. Et il ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable vu que je ne me souvenais plus du tout de l'histoire. Cette re-lecture m'a rafraichi la mémoire! Et échauffé les sens vous demandez-vous???? Bande de coquins et coquines! Rhooooo!

Allez, je ne vous fais pas languir plus longtemps : c'est............ nul! Oui, nul. C'est l'histoire d'un mec qui se prend un verre (ou un café, me souviens plus) dans un bar et qui fait des risettes à une très jolie femme rousse. Laquelle femme décide de le chauffer et de l'emmener chez elle... où elle le séquestre, pour en faire son objet sexuel. Et pas seulement le sien, mais celui de toute une bande de femmes, qui aiment le sexe, qui aiment la débauche, mais n'aiment pas les hommes. I devient esclave. De façon tout à fait consentante. Ca promettait d'être intéressant. Palpitant. Mais très rapidement, c'est devenu, allez, je vais dire : consternant. Oui, consternant.....

Un roman sado masochiste, on s'attend à des scènes de cul torrides (oui, je sais, le politiquement correct ne devrait pas me laisser dire "scènes de cul"... mais bon... c'est moi, hé!). Il y a des scènes, je ne nie pas. Des orgies sexuelles où le pauvre I se fait attaquer de toutes parts par des femmes obèses, prêtes à tout pour assouvir leurs envies. Des femmes obèses, sales, nauséabondes... Me vient à l'esprit une scène avec une femme, une "ogresse", qui demande un cunni, alors qu'elle ne se lave pas ou peu en temps normal, qu'elle a des petites crottes qui lui restent accrochées aux fesses, et tiens ce jour-là eh bien elle a ses règles, et aime bien quand le sang lui dégouline le long des jambes... Ce n'est pas sado maso, c'est dégueu. Car l'accent n'est pas mis sur l'acte sexuel, mais sur l'hygiène de l'ogresse.

Les coups de fouet claquent, les punitions tombent, les scarifications aussi, de la scatologie un peu par moments. Des sexes d'hommes coupés, mutilés. Des anecdotes surréalistes, genre un môme de douze ans qu'on attrape et qu'on jette dans le four pour dix minutes, qui en ressort tout noir façon gâteau qui a trop cuit... Surréaliste et ridicule : non mais c'est vrai quoi, vous les avez un peu regardés les mômes de douze ans? Mon frère à cet âge là était déjà plus grand que moi, et je ne suis pas naine! Vous voyez des femmes attraper un "môme" d'1,70m, le soulever comme un rien et zou, au four? Voilà. Et tout est du même acabit.

 

"Roman flamboyant. Texte majeur." dit la quatrième de couv.

 

Oui.

 

Mais non! Perso je dirais : peut mieux faire! (parce qu'aujourd'hui, j'ai décidé d'être gentille!). Mais je reste néanmoins sur ma position première : CONSTERNANT!!!!!!