LA VIE SEXUELLE DE CATHERINE M.

de Catherine MILLET

 

 

 

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Lecture somme toute assez laborieuse... je n'ai jamais réussi à entrer dedans comme on dit...

 

Est-ce un essai? Est-ce une auto-biographie? Aucune idée... Ca m'a pris novembre et décembre, -deux mois!- pour lire 234 pages, un record, et je n'arrive toujours pas à me prononcer sur ce que j'ai bien pu lire là!


Le style? Hum, difficile à dire. Par moment il est très bon, par moment il est carrément pénible. L'auteure alterne les mots simples et les mots perdus de la Langue Française, genre il n'y a que Maitre Capello et Bernard Pivot qui soient capable de suivre sans garder le nez dans le dico... (oui, je sais, Maitre Capello est mort, c'est une image!!). Rien ne m'agace plus que les auteurs qui emploient des mots compliqués pour un oui pour un non, surtout quand trois lignes plus tard on s'en va raconter qu'on a la chatte qui mouille????

 

L'histoire? Auto-biographique semble-t-il. Catherine Millet décrit sa très riche vie sexuelle : le sexe dans tous ses états, seule, à deux, à plusieurs, à beaucoup! Pour ce qui est écrit, on ne peut que se dire "chapeau bas!" si cette dame a vraiment fait tout ce qu'elle énumère avoir fait : belle performance! En revanche, pour la façon dont elle l'écrit, elle "énumère" vraiment. Sans chaleur, sans passion, limite non concernée par ce qu'elle nous raconte. Elle est chiante à mourir! C'est d'un rasoir à lire... Aucun sentiment, aucune émotion, à croire qu'elle s'ennuie elle-même en l'écrivant... D'où cette interrogation : si ça l'emmerde tant que ça d'écrire son bouquin, pourquoi l'écrit-elle????

 

De quoi ça parle? Eh bien je vous l'ai dit, de la vie sexuelle d'une libertine. Ca pourrait être émoustillant, stimulant pour la libido de celui/celle qui le lit... mais non. Catherine Millet parle d'une chose, pense à une autre, enchaine sur une troisième, revient un quart de seconde sur la première, change totalement de sujet, et repart encore vers autre chose. Elle énumère, énumère, énumère, mais pas un poil de détail : c'est à la limite de n'avoir ni queue ni tête, je n'ai jamais compris où elle voulait en venir. Elle fait même encore plus fort que de tenir deux ou trois propos en même temps, souvent, elle écrit "comme je l'ai déjà dit" et bla bla bla elle embraye sur ce quelque chose qu'elle a déjà dit. Mis à part que ce quelque chose, on ne s'en souvient jamais. Je ne vous raconte pas le nombre de fois où je suis repartie en arrière pour trouver le passage qu'elle évoquait, et je finissais toujours par trouver... Et en effet, oui, elle a déjà dit : cinquante pages plus tôt, et ça faisait deux lignes, trois au maximum!!!

Le pire de tout cela à mon avis? Catherine Millet donne l'impression de causer à des gens qui ne comprennent rien, donc ce n'est pas la peine qu'elle appronfondisse pour des ânes... Elle survole. A nous de piger du premier coup. 234 pages où j'ai eu l'impression que Catherine Millet me disait personnellement : "je te dis merde et je t'emmerde!"

 

Je n'ai pas aimé du tout. Mais alors là, pas du tout! Pourtant, en lecture, je suis assez bon public, je lis à peu près n'importe quoi du moment que ça peut se lire... (oui, idiot comme phrase!). Là, je reste sur ma faim. J'ai mis deux mois à lire un livre somme toute peu épais, je l'ai fini, et je reste avec la pénible impression de ne pas l'avoir encore commencé. D'être plus que totalement passée à côté!

 

Est-ce que j'ai l'intention de le relire un jour? Plus que probablement : NON!!! Ce qui est sûrement dommage : allez savoir si à la relecture, je ne vais pas le trouver génial cet essai/autobiographie??