15 octobre 2011

ESTEB ENTRE DEUX MONDES

 

ESTEB ENTRE DEUX MONDES - de Karine CARVILLE

 

Une fois n'est pas coutume, moi qui commençais à bien m'habituer à débuter mes billets de façon un peu feignasse en vous recopiant la quatrième de couv', eh bien, là, je vais bosser un peu. Esteb - Entre deux mondes n'a pas -encore- de quatrième de couv'. Il s'agit là du dernier bébé de Karine Carville, auteure pas encore bien connue du grand public, dame qui m'a fait la gentillesse de me confier son bébé en format pdf pour une pré-lecture... et une critique!! Aïe aïe aïe!!!! Voilà qui dénote d'un grand courage. Rendons donc la pareille à dame Carville, et... critiquons! (oui, je parle de moi à la deuxième personne du pluriel, ça me détend! gnark!)(hors plaisanterie, Karine Carville auto-produit ses livres, donc si vous voulez avoir quelques renseignements sur ce qu'elle fait ou si vous voulez juste aller la saluer sur son blog c'est sur "karine-carville.com" que vous pourrez la trouver)

 ***********

Le tout début, le prologue, m'a beaucoup inquiété. Il n'est pas bien long mais est la description d'un homme qui se remémore les baisers d'une certaine Michèle. D'où inquiétude de ma part : ne connaissant pas du tout le travail de Karine Carville, je me demandais si je n'avais pas affaire là à une admiratrice de Barbara Cartland??? Je veux bien être bon public, mais l'eau de rose, ça va, j'ai donné à l'adolescence, ça m'a passé...!


Heureusement, ouf, après le prologue commence la vraie histoire, et ça allait bien mieux : un braquage de bijouterie, accompagné d'une magnifique description de la mort du vigile, d'un client et du patron de la bijouterie. J'avais les yeux rivés à mon ordi! Quelle description! Un style vif, clair, net et précis : exit l'eau de rose, ça reniflait grave le page turner! Et j'adoooore les pages turner! yes!


Allons-y pour un pti résumé de l'histoire...

A Paris, sur le mois, le commissaire Gérard Somme et ses lieutenants (Sabine Milard, Gildas Maurecourt et Dominique Legal) piétinent sur des affaires de braquages de bijouteries. Quatre braquages en un mois, ça commence à faire! Des braquages avec de la violence, des morts, un seul survivant. Survivant incapable de dire ce qu'il s'est passé. Survivant incapable même de donner un début de commencement de description des braqueurs. Le Ministre lui-même décide qu'il faut agir, il envoie un enquêteur très spécial sur l'affaire, se contentant de le faire passer pour un simple lieutenant de police : Esteban Dupont. Un homme grand, brun, pâle, qui vit caché derrière ses lunettes noires. Assez inquiétant pour tout dire.

Les avis sont mitigés face à cet Estéban. Sabine se pâme tandis que Gildas joue plutôt au petit roquet, Dominique se contente de le trouver canon. Le commissaire le trouve étrange, inquiétant et fascinant...

Les débuts aussi sont mitigés. Le Lt Dupont est sensé travailler avec les autres, mais dès le début, il agit plutôt comme celui qui donne des indications, des directives, à ses collègues et au commissaire. Somme laisse pisser, il comprend que son curieux lieutenant en sait plus qu'il ne le dit, et si ça fait avancer l'enquête pourquoi pas...?

Sarah entre en scène. Jeune journaliste qui débute, elle essaie de se faire un nom dans sa profession. Elle est chargée de suivre l'affaire pour le compte de Web Express, un site d'infos sur le net. Par chance, elle est aussi la belle-soeur du commissaire Somme, ça aide à approcher de l'enquête, mais n'aide pas à choper des scoops : Somme est professionnel avant tout.

 


Hum... ben vous savez quoi? En fait, je n'ai pas trop envie de vous raconter l'histoire. Ce serait bête, parce que ce serait vous gâcher le meilleur. Tout au long de la narration, on sent que Karine Carville tourne autour du pot, autour d'un sujet qui lui tient à coeur. Elle tourne elle tourne elle tourne. Et chaque tour nous rapproche un peu plus de ce qu'elle tient à nous montrer. Et ce qu'elle tient à nous montrer, eh bien on ne l'apprécie vraiment qu'une fois qu'on a fait tous les tours de pot nécessaires! Ca peut sembler curieux et complètement bizarre comme explication, mais croyez-moi : il faut le lire pour le comprendre!

Je ne dirais qu'une chose sur l'histoire : j'attends le second tome!!! no problem, j'en suis!!

Bien bien bien... vu que l'histoire j'ai dit qu'on ne touchait pas, eh bien on va critiquer la forme. Même pas peur!

Eh bien, la forme, ça ne m'a pas super emballé. Un je ne sais quoi de brouillon dans l'action et dans la narration. Expliquer un peu de l'enfance de Sarah dans un chapitre, puis après dans un autre, puis encore après dans un autre... Expliquer la relation entre Esteb et Michèle de la même façon, un petit bout par-ci par-là dans des chapitres différents... Pff. A la limite, faudrait lire en prenant des notes pour s'y retrouver. J'ai trouvé ça un peu chiant, on a l'impression qu'on commence à nous faire une confidence, mais que holà faut s'arrêter parce que y a l'histoire qui n'attend pas. J'avoue que quand on a commencé à parler de la mère de Sarah, j'étais déjà perdue dans le réseau familial depuis un petit bout... Il n'y pas énormément de personnages, mais on finit par s'y perdre à force d'avoir l'impression de ne lire que des petits bouts de leur histoire perso. Le hic de tout ça, c'est que cette façon de construire le texte aide au "tourner autour du pot" qui me plait tant dans l'histoire...


Je n'ai pas trop aimé non plus de passer d'un personnage à un autre plusieurs fois dans un chapitre. Un personnage, une action. Quand ça bouge sans arrêt dans le même chapitre, ça finit par faire tout un tas de petits bouts d'action. J'aurais préféré : un chapitre, une action. Mais évidemment, j'ai bien conscience que c'est difficilement faisable : on ne va pas faire des chapitres d'une demi-page uniquement pour me faire plaisir... Bon, et puis, il y a pire non? Après tout, tant que l'histoire est bonne. "Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse", hum?

 

En résumé : j'ai beaucoup aimé! Donc, en novembre, foncez acheter Esteb entre deux mondes. Le style se cherche encore un peu, mais l'écriture est nette et précise, l'histoire tient bien debout, les personnages ne sont pas caricaturaux (pourtant avec des flics et des journalistes, y aurait de quoi se lâcher!), il n'y a pas de temps morts non plus. Pourquoi s'en priver??


 


Posté par carolyne potter à 16:21 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :


Commentaires sur ESTEB ENTRE DEUX MONDES

Remerciements

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre billet sur le dernier né de nos éditions. J'espère qu'il saura donner envie à vos lecteurs de tenter l'aventure "Esteb".

Nous en profitons pour préciser que toutes les commandes faites avant le 1er novembre sont à prix tout doux et sans frais de port. Pour commander, tout est expliqué ici : http://www.karine-carville.com/article-esteb-entre-deux-mondes-le-bon-de-commande-82927634.html

N'hésitez pas non plus à rejoindre l'auteur sur Facebook (où votre critique est déjà mise en avant) : http://www.facebook.com/karine.carville?ref=search

À très bientôt pour de nouvelles lectures et longue vie à votre blog !

Amicalement,
Karine Carville et l'équipe de Mots et cris.

Posté par karine, 16 octobre 2011 à 15:09

Tout le plaisir fut pour moi chère madame!!

Posté par carolyne potter, 18 octobre 2011 à 19:15
Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=849649&pid=22292196

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :